BRANCHE DUREAULT (Bourgogne)

Germaine DUREAULT (1888-1968)

 

Germaine Duréault, troisième et dernière fille de Henri et Amica Renault, naît à Auxerre (Yonne) où son père est  Secrétaire général de la Préfecture, le 27 janvier 1888. Fille de préfet, elle le suit dans ses affectations à Vendôme, Saintes, Blois, Rennes, Arras, Bordeaux et finalement Paris, au 38 de la rue Scheffer, XVIe. Son éducation est faite par des professeurs particuliers.

Edith, Germaine et Marcelle Duréault (~1892), source archives familiales
Edith, Germaine et Marcelle Duréault (~1892), source archives familiales
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Germaine Duréault (1895), source archives familiales
Germaine Duréault (1895), source archives familiales
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Germaine, Marcelle et Edith Duréault à Blois (1894), source archives familiales
Germaine, Marcelle et Edith Duréault à Blois (1894), source archives familiales
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Germaine Duréault communiante (1899), source archives familiales
Germaine Duréault communiante (1899), source archives familiales
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Elle devient une élégante jeune fille mais tarde à trouver un mari. Une conspiration familiale orchestrée par ses beaux-frères polytechniciens et ses soeurs lui fait rencontrer                    , autre polytechnicien, qu'elle épouse à Paris XVIe, le 12 mars 1918.

Germaine Duréault (1904), source archives familiales
Germaine Duréault (1904), source archives familiales
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Germaine Duréault (1906), source archives familiales
Germaine Duréault (1906), source archives familiales
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Duréault Germaine 1906 (1)
Duréault Germaine 1906 (1)
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Bonne maîtresse de maison et excellente cuisinière, elle se consacre ensuite à ses trois fils et ses deux filles et, plus tard, à ses quatorze petits-enfants qui bénificient de son affection et de sa tendresse toujours inquiète.

Germaine Duréault et ses enfants à Dinard (1935), source archives familiales
Germaine Duréault et ses enfants à Dinard (1935), source archives familiales
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Germaine Duréault (1922), source archives familiales
Germaine Duréault (1922), source archives familiales
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Germaine Duréault à Bergesserin (1965), source archives familiales
Germaine Duréault à Bergesserin (1965), source archives familiales
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Germaine Duréault et ses petits-enfants à Bussière (1956), source archives familiales
Germaine Duréault et ses petits-enfants à Bussière (1956), source archives familiales
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Elle est morte le mars 1968. Elle est enterrée à Joncy, en Sâone-et-Loire, aux côtés de ses parents et de son mari.

Pour plus de détail voir sa notice biographique :

 

Henri DUREAULT (1858-1942)

 

Fils aîné de Lazare et Léonie Duréault, cousins germains, il naît à Burzy (Saône-et-Loire), le 3 juillet 1858. Il commence des études de Droit à Dijon, son service militaire dans les Zouaves en Algérie (1879-80). A sa démobilisation, il est engagé dans comme secrétaire particulier de Félix Renaud, préfet de la Seine-Inférieure, avant de terminer ses études de Droit. Sa carrière préfectorale débute par un poste de conseiller de préfecture de l'Allier, fin 1883 ; sous-préfet de Briançon, en mai 1885 ; de Fougères, en août 1885 ; secrétaire général de l'Yonne, en mai 1886 ; sous-préfet de Vendôme, en mars 1890 ; de Saintes, en janvier 1892 ; chef du bureau politique au Ministère de l'Intérieur, en octobre 1893 ; préfet du Loir-et-Cher, en août 1894 ; d'Ille-et-Vilaine, en octobre 1897 ; du Pas-de-Calais, en octobre 1900 ; de la Gironde, en janvier 1907 ; Directeur de la Dette Marocaine, en février 1914. Après la guerre, il est maire de Joncy pendant de longues années.

 

Il épouse                             à Paris VIIIe, le 15 janvier 1884. Il meurt à Joncy, dans sa propriété des Croisettes, le 2 juillet 1942. Il est enterré au cimetière du village.

 

Sa biographie détaillée est accessible par la Bibliothèque et le lien suivant :

Henri Duréault, préfet de Bordeaux (1907), source archives familiales
 

Lazare DUREAULT (1831-1918)

 

Lazare Duréault, source archives familiales

Fils dernier né d'Antoine et Euphrasie Verneau, il naît à Montcenis, le 27 septembre 1831. Il épouse sa cousine germaine Léonie Duréault à Burzy, le 22 septembre 1859.

 

Léonie est la plus jeune fille de Claude, frère aîné d'Antoine, et de Julie Brenot. Elle naît le 30 mai 1838 à la Condemine, juste à l'ouest de la commune de Burzy. A la Condemine se trouvait une maison de maître, disparue depuis, et une grosse ferme qui faisait l'élevage des charolais. Cette propriété venait du côté Brenot.

 

C'est là que vivent d'abord Lazare et Julie et que naissent leur fils et leurs trois filles. Lazare vit confortablement des revenus de ses terres.

Léonie Duréault (1904), source archives familiales

Un des frères aînés de Julie, Léon, veuf et sans enfants, ruiné par les sommes considérables dépensées dans la construction de la maison des Croisettes à Joncy et des placements malheureux, la famille doit éponger ses dettes mais se partage ses biens. Dans ce partage, la maison des Croisettes revient à Lazare et Léonie qui y emménagent peu après la naissance de leur dernière fille, à la fin de 1873. Ils y hébergent Léon jusqu'à sa mort, en 1895. Léonie meurt aux Croisettes, le 23 août 1910, et Lazare, le 3 décembre 1918.

 

La propriété des Croisettes passe à Henri et est vendue après son décès.

Les Croisettes
Les Croisettes
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Les Croisettes
Les Croisettes
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Les premiers DUREAULT

 

La famille Duréault est présente à Moroges (Saône-et-Loire) dès le XVIe siècle. Les registres paroissiaux débutent en 1597 avec une lacune entre 1619 et 1644. Les archives des notaires ont été consultées pour compléter. 

 

Le nom est orthographié de façon extrêmement variable dans les anciens documents avec des débuts en du-, de- ou des-, des terminaisons en -ault, -aut, -aulx, - aux, -aud, -au etc. Le nom est une forme avec article du nom d'origine germanique  Rouault.

 

Les Duréault étaient des vignerons. La famille s'est divisée en de multiples branches qui ont essaimé dans les villages voisins. L'une d'elle est toujours présente à Moroges et toujours productrice de vins. On peut voir une vingtaine de tombes Duréault dans le cimetière.

Claude (1793-1851) et Antoine Duréault (1798-1877), fils de Claude et Marie Cotelle, naissent à Moroges le 16 mars 1793 et le 9 avril 1798. Claude épouse                            à Burzy, le 20 janvier 1818. Ils ont cinq fils et une fille, Léonie. Il est à l'origine de la branche des Duréault de la Condemine à Burzy. Antoine épouse                                           à Moroges, le 5 septembre 1825. Ils ont trois filles et un fils, Lazare. Claude meurt à Burzy, le 13 juillet 1851 et Antoine à Moroges, le 1er juillet 1877.

 

Julie Brenot
Euphrasie Verneau

Claude Duréault (1764-1846), fils d'Antoine et Jeanne Demortière, naît à Moroges, le 13 avril 1764. Il est vigneron et négociant en vins. Engagé dans la Révolution, il est membre du Directoire de Saône-et-Loire de novembre 1792 à novembre 1793. Son frère aîné Antoine est également de ce Directoire. Il est destitué à la chute de Robespierre, condamné à mort en 1795, mais amnistié par la Convention l'année suivante. Claude est président de l'administration municipale du canton de Buxy entre 1798 et 1799.

 

Il profite de son état de membre du Directoire pour mettre la main sur le château de Moroges, appartenant aux Thésut du Parc, vraisemblablement émigrés, qui le récupèrent plus tard. Il habite ensuite le château de Chamilly dont le dernier seigneur est guillotiné, en 1794. En 1805, fortune faite, il achète le château du Monay à St-Eusèbe aux héritiers de Jacques Pierre Quarré, seigneur du Monay, chanoine d'Autun, conseiller-clerc au Parlement de Dijon. Avant lui, les Duréault étaient des vignerons aisés, sans plus. C'est lui qui fait la fortune de la famille, sans doute pas uniquement grâce au commerce du vin.

 

Il épouse                             à Palinges, le 6 novembre 1786. Ils ont  trois filles et quatre fils. Il meurt au château des Ruées, à Marly-sur-Arroux, le 26 mai 1846.

 

Le château de Chamilly (XVI-XVIIe), est une exploitation viticole appartenant à la famille Desfontaine depuis 1840.

 

Le château du Monay, construit au XVIIe sur les restes d'un château du XIIIe, est passé par héritage aux Lorenchet de Montjamont, descendants de Pierre Duréault, fils aîné de Claude. Il a été en partie classé, en 1993.

 

Le château des Ruées est passé par héritage à Jeanne Duréault épouse d'Etienne François Merle, fille aînée de Claude.

Marie Cotelle

Antoine Duréault (1740-1805), fils de Philippe et Pierrette Boillereault, naît à Fissey, hameau de Moroges, le 6 mars 1740. Il est dit "marchand", sans doute de vin, et "bourgeois". Il épouse en première noces                                         à Moroges, le 25 novembre 1760. Ils ont cinq filles et quatre fils. Après le décès de son épouse, il se remarie à Givry, le 23 octobre 1794, avec Pierrette Montillot, dont il a un fils. Il meurt à Moroges, le 21 janvier 1805. Il semble avoir toujours vécu à Fissey, juste à l'ouest de Moroges.

 

Philippe Duréault (1698-1760), fils aîné de Claude et Léonarde Menand, naît à Fissey, Moroges, le 13 février 1698. Il épouse en premières noces à Moroges Jeanne Prieur de Saint-Mard-de-Vaux, le 6 février 1720. Ils ont deux filles et deux fils. Son épouse meurt, le 13 mars 1733, et il se remarie à Moroges avec Léonarde Morlet de Saint-Laurent d'Andenay, le 31 août 1734. Elle meurt, le 23 avril 1735. Il épouse alors à Moroges, en troisèmes noces,                                              , le 9 juillet 1736. Ils ont trois filles et un fils, Antoine. Philippe meurt à Fissey, le 20 juin 1760.

 

Claude Duréault (1671-1731), fils de Philippe et Gabrielle Demortière, naît à Moroges, sans doute à Fissey, le 15 avril 1671. Il épouse                                        de Jambles, à Moroges, le 22 avril 1697. Ils ont trois fils et quatre filles. Il meurt à Fisssey, le 4 septembre 1731.

 

Philippe Duréault (~1633-1710), fils de Pierre et Pierrette Boillereault, naît certainement à Moroges vers 1633 (lacune du registre). Il épouse                                          , le 29 décembre 1659. Le contrat est passé devant Maître André Delaforge de Buxy. Ils ont cinq filles et quatre fils. Il meurt à Moroges, le 8 février 1710.

 

Pierre Duréault (1605-1681), fils de Jean et Emilande Jourdain, naît à Moroges, le 22 décembre 1605. C'est le premier acte de la ligne directe. Son contrat de mariage avec                                                  est passé à Moroges devant Maître François Demortière, le 17 janvier 1633. L'épouse apporte en dot :

  • 50 livres dont la moitié payable au bout d'un an et l'autre au bout de trois ans

  • aux vendanges prochaines, une certaine quantité de vin, moitié blanc, moitié clairet

  • ses parents prennent en charge les frais du repas de noces et la robe nuptiale

Le nombre exact de leurs enfants, au moins deux fils et deux filles, n'est pas connu. Il meurt à Moroges, le 19 mars 1681.

C'est le premier de la lignée dont nous ayons la signature, écrite Duruault à cette époque. Tous les Duréault savaient écrire.

 

Acte de baptême de Pierre Duréault :

"Item ce jourd'hui vingt deuxiesme du moys de decembre mil six cent cinq a este baptise Pierre Duruaulx fils de Jehan Duruaulx et de sa femme Emillande Jordain et ses parains et maraines Pierre Duruaulx le jeune Jacques de la Condemene ... de la Condemene et Marie Germaine vefve de feu Claude Duruaulx assiste de la bonne mere Magdalayne Garnier femme de Niepce tous de la paroisse dud. Moroges
Signé : Paicher (?) pbre."

Jean Duréault, fils de Toussaint, nait à Moroges vers 1565-75. Il épouse Emilande Jourdain par contrat devant Maître Morelet, le 22 novembre 1595. Les minutes de ce notaire ont disparu mais ce contrat est cité dans un autre, daté du 29 janvier 1621, passé devant Maître Dambronay. Ils ont six fils et une fille à Moroges entre 1598 et 1610. Jean est décédé en 1630 mais la date de son décès n'est pas connue.

 

Sur Toussaint Duréault, le premier du nom qui soit connu avec certitude, on sait peu de choses, sinon qu'en plus de Jean, il a eu au moins deux autres fils : Claude l'ancien et Claude le jeune, le second ayant épousé par le même contrat de mariage que son frère Jean, Pierrette Jourdain, soeur d'Emilande. On ne sait rien de plus sur la famille Jourdain.

 

La descendance de Toussaint s'est ramifiée en de multiples branches toujours représentées en Saône-et-Loire et ailleurs.

Ascendance patronymique de Henri Duréault, source X Gille

Famille BOILLEREAULT

 

Comme pour les Duréault, l'orthographe du nom de cette famille de Moroges est très variable au niveau du final mais on trouve aussi des orthographes Ballereau. C'est une famille de vignerons de Fissey, voisins des Duréault, ce qui explique que l'on trouve quatre alliances de garçons Duréault avec des demoiselles Boillereault, dont deux dans la ligne directe. Comme les Duréault, elle s'est ramifiée en de multiples branches.

 

La lignée débute avec Léonard Boillereault, fils de Henri et d'une Léonarde. De son mariage avec Jeanne Durupt, Léonard a eu un fils Jacques, marié en premières noces avec Antoinette Baudot et remarié, le 17 décembre 1595, par contrat devant Maître Antoine Demortière avec Françoise Grillot, d'une famille de Moroges que l'on trouve également à plusieurs reprises dans l'ascendance. La dot de l'épouse est de 15 écus sols valant 45 francs. Les Boillereault semblent un peu moins fortunés que les Duréault.

 

De ce mariage est née, le 9 mai 1608, Pierrette qui épouse Pierre Duréault, en 1633, et Jean, né le 8 septembre 1604, qui épouse Claudine Miman, ancêtres au quatrième degré d'Antoine Duréault, né le 6 mars 1740, qui épouse à Moroges, le 25 novembre 1760, Jeanne Demortière, née le 23 août 1731, sa cousine au douzième degré (ancêtre commun à la sixième génération), puisqu'elle a pour aïeule Jeanne Boillereault, fille de Léonard et de son autre épouse, Benoîte Vallot. L'arbre ci-joint facilitera la compréhension.

 

Alliances de la ligne directe : Baudot, Ducret, Durupt, Grillot, Miman, Masson, Vallot.

 

Benoît Boillerault est le premier de la lignée dont la signature a été trouvée.

 

Famille DEMORTIERE

 

Comme les Duréault et le Boillereault, la famille Demortière est une famille ancienne de Moroges aux très nombreuses ramifications, dès le XVIe siècle. Il reste encore des incertitudes sur les premiers degrés et toutes les branches n'ont pas pu être reliées à l'arbre principal.

 

Ce sont principalement des vignerons de Cercot et Vingelles (cf. carte de Cassini ci-dessus), mais on trouve également trois notaires ayant exercé à Moroges : Philibert, Antoine et François. Philibert pourrait être le personnage noté N4 sur l'arbre ci-joint. Le hameau des Mortiers, proche de Cercot, ou celui de Mortière, au sud de Givry, sont peut-être à l'origine du patronyme.

 

Le premier ancêtre semble être un Léonard, dans la première moitié du XVIe siècle. On compte pas moins de six mariages Demortière-Duréault, dont deux dans la ligne directe, et six Demortière-Boillereault.

 

Gabrielle Demortière, fille de Sébastien et Pierrette Gautheron, née vers 1633, épouse Philippe Duréault par contrat devant Maître Delaforge, le 29 décembre 1659. Elle meurt le 20 décembre 1698. Elle est l'arrière grand-mère d'Antoine Duréault qui épouse Jeanne Demortière, le 25 novembre 1760. Jeanne, fille de Jean et Antoinette Vincent, est née le 23 août 1738. Léonard  Demortière est son ancêtre à la huitième génération, ce qui fait qu'en plus d'être cousins au douzième degré du côté Boillereault (cf. ci-dessus), ils le sont au quinzième du côté Demortière.

 

Alliances dans la ligne directe : Barault, Baudot, Clugny, Gautheron, Juillet, Mathey, Vincent, Violot.

 

Famille MENAND

 

Contrairement aux familles précédentes, les Menand ne sont pas originaires de Moroges mais de Jambles, village voisin au nord. Ils sont aussi vignerons.

 

Léonarde, fille de François et Jeanne Grillot, naît vers 1670 et épouse Claude Duréault à Moroges, le 22 avril 1697. Elle meurt à Moroges, le 10 juin 1758.

 

François, fils de Benoît et Léonarde Juillet, naît à Jambles vers 1626. Il semble avoir épouse Jeanne Grillot par contrat du 26 janvier 1647 passé devant un notaire de Chalon-sur-Saône. Ils ont au moins quatre fils et quatre filles (les registres de Jambles ne débutent qu'en 1672). Jeanne Grillot meurt à Jambles, le 15 novembre 1688. François y meurt le 29 janvier 1712, apparemment sans s'être remarié, ce qui est plutôt inhabituel pour l'époque.

 

Autres familles de Moroges et des environs

 

BAUDOT

 

Famille de paysans et vignerons de Moroges, alliée à deux reprises à la famille Demortière :

  • Claudine, fille d'Alexis et d'une inconnue, mariée entre 1583 et 1590 avec Jean Demortière, le Jeune dit Perreau.

  • Jeanne, fille d'Hugues et Jeanne Boillereault, née le 7 octobre 1607, épouse de Regnaud Demortière, dont l'ascendance reste inconnue. Hugues est lui-même fils de Charles, frère d'Alexis, et de Jeanne Masson.

 

DUCRET

 

Famille de vignerons de Moroges. Antoinette, fille de Claude et Pierrette Durand, naît à Cercot, hameau de Moroges, le 5 janvier 1685. Elle  épouse Fiacre Boillereault, le 26 janvier 1706. Elle meurt le 7 janvier 1755.  Sa mère, Pierrette Durand, fille de Denis et Jeanne Bataillard, semble être originaire de Mercurey. Son père, Claude Ducret, est issu de familles de vignerons de Moroges : Lardet, Violot, Grillot et encore les Demortière, deux fois.

Ascendance de Claude Ducret, source X Gille

GAUTHERON

 

Pierrette Gautheron, fille de Pierre et Guillemette Blandenet, naît à Moroges, le 5 novembre 1600. Elle épouse Sébastien Demortière. Cette famille semble s'être éteinte assez rapidement.

 

GRILLOT

 

On trouve cette famille de vignerons de Moroges une fois dans l'ascendance Boillereault et deux fois dans l'ascendance Ducret, via les Lardet et les Blandenet.

 

JUILLET

 

La famille Juillet est originaire de Jambles, village situé juste au nord de Moroges. Deux branches :

  • Léonarde, née vers 1598, est l'épouse de Benoît Menand. Les Menand sont des vignerons alliés aux Grillot de Moroges.

  • Adrienne, fille de Jean, fermier, et Claudine Bernardon, née vers 1661 épouse Guillaume Demortière à Moroges, le 24 janvier 1690.

 

MASSON

 

Famille de vignerons de Moroges. Deux branches :

  • Jeanne épouse de Charles Baudot, décédés avant 1597. Leur fils Hugues épouse une Boillereault.

  • Benoîte, fille de Valentin, cordonnier, et Benoîte Jobelot, née vers 1656, épouse Benoît Boillereault, le 4 mai 1677.

 

VINCENT

 

Antoinette Vincent, fille de Nicolas et Antoinette Dupuis, naît vers 1689 et épouse à Moroges Jean Demortière, veuf de Jeanne Conte, le 28 décembre 1725. A son mariage, elle a 36 ans et est dite de Marigny, où son père était fermier. Marigny se trouve à 18 km au sud-ouest de Moroges. Nicolas et Antoinette se sont mariés à Ecuisses, le 11 février 1681. Leurs deux premiers enfants y naissent puis on perd leur trace jusqu'en 1696 où on les retrouve à Marigny. Leurs paroisses d'origine  restent inconnues. Antoinette Dupuis est la fille de Philibert, fermier, et Léonarde Viteau, tous deux décédés à Marigny. Des traces de la génération précédente ont été trouvées à Marcilly-lès-Buxy et Saint-Julien-sur-Dheune.

Ascendance d'Antoinette Vincent, source X Gille

VIOLOT

 

Famille de vignerons de Moroges aux nombreuses ramifications. Jeanne, épouse de Philippe Ducret, née vers 1579-85, est la fille de Barthélémy et Jeanne Demortière. Barthélémy est le fils de François et Pierrette Le Pont, tandis que Jeanne Demortière est la fille d'un Pierre.

 

BRANCHE RENAUD (Bourgogne)

 

Amica RENAUD (1864-1942)

Deuxième fille de Félix et d'Amica David de Sanson, elle naît à Chalon-sur-Saône, le 20 mars 1864. Elle épouse Henri Duréault à Paris VIIIe, le 15 janvier 1884. Elle meurt à Joncy, le 19 août 1942.

Félix Renaud (1832-1907)

Fils aîné de Jean et Anne Gay, il naît à La Guiche, le 30 octobre 1832. Il fait ses Etudes secondaires à Cluny.  Licencié en Droit  et  reçu au barreau de Dijon en 1855, puis à celui de  de Chalon-sur-Saône en 1860, où il est élu bâtonnier en 1868. Conseiller municipal de Chalon-sur-Saône, maire de du 12 août au 4 septembre 1870.

Amica Renaud (1912), source archives familiales
Félix Renaud, Président de la Cour des Comptes (1901), source archives familiales

Représentant de la Saône-et-Loire à l'Assemblé Nationale (élu 3e sur 12 avec  69639  voix) de 1871 à 1875. Il fonde le groupe des républicains conservateurs du centre-gauche qui soutient de Thiers. Plusieurs fois secrétaire de l'Assemblée, il est rapporteur en 1873 de la loi sur les contributions indirectes. Il vote pour la Paix, contre l'abrogation des lois d'exil, contre la pétition des évêques, contre le service de trois ans, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre le Ministère de Broglie, pour l'amendement Wallon et pour les lois constitutionnelles de 1875.Appelé à la Préfecture du Lot-et-Garonne en mars 1876. Il est appelé à celle de la Somme au lendemain des élections du 16 mai 1877, mais refuse de servir le gouvernement royaliste de Broglie. Nommé préfet de la Loire en décembre 1877, puis de la Seine-Inférieure en novembre 1880. En mai 1882, il est nommé Directeur général des Contributions Indirectes du Ministère des Finances. Conseiller d'Etat en service extraordinaire le 17 janvier 1884, Procureur Général près la Cour des Comptes le 15 janvier 1887, il en devient le Premier Président le 9 juillet 1901, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite, le 9 mars 1907. Il est décédé à Paris, le 28 avril 1907.Une rue de Chalon-sur-Saône porte son nom.

Il épouse Amica David de Sanson à Chalon-sur-Saône, le 13 septembre 1859.  Ils ont trois filles, Berthe, épouse du général d'Infanterie Camille Cousin, Amica et Céline, épouse de Gabriel Lagros de Langeron, journaliste, écrivain et auteur dramatique.

Pour plus de détail voir sa biographie :

Jean Renaud (1796-1845)

Fils de Marie et Nicole Goyard, il naît à Marizy, le 20 février 1796 (1er ventôse an IV). Il épouse Anne Gay à La Guiche, le 1er février 1831. Le couple est mal assorti. Il a 18 ans de plus qu'elle et elle est d'un milieu sensiblement supérieur au sien. Après la naissance de Félix et de sa soeur Caroline, un an plus tard, ils semblent avoir vécu plus ou moins séparément. Il meurt à Marizy, le 11 août 1845.

 

Marie Renaud (1765-1843)

 

Fils aîné de Jean et de Jeanne Prudhon, il naît à Marizy, le 21 avril 1765. Meunier, il reprend d'abord le moulin de son père aux Battu(es) Bordeau avant d'acquérir celui du Brouillat qui se trouve sur l'Arconce, juste en aval du bourg de Marizy.

 

Il épouse Nicole Goyard à Champvent, le 22 novembre 1791. Ils ont quatre filles et trois fils. Il meurt à Marizy, le 4 février 1843. C'est le premier Renaud à signer quoique fort mal.

Jean Renaud (1744-1791)

Fils de Benoît et Catherine Reboulot, il naît à Marizy, les Battu Bordeau, le 23 mars 1744. Il est d'abord domestique (= employé) au Pont, hameau situé sur l'Arconce, en amont de Marizy, où se trouvait un moulin. Il est ensuite meunier aux Battu(es) Bordeau à Marizy, moulin situé sur un petit affluent de l'Arconce. C'est au Pont qu'il fait la connaissance de Jeanne Prudhon, qu'il épouse, le 6 juin 1764. Ils ont deux fils et sept filles. Veuf en 1783, il se remarie avec Françoise Mussy, le 8 janvier 1788 au Rousset.

Benoît Renaud (~1713-1753)

Fils aîné de Benoît et Françoise Chevenière, il naît à Marizy vers 1713. Laboureur au Battu Bordeau (1743-1749), moulin/hameau en aval du bourg sur l'Arconce, puis meunier à Meré (1753), juste en amont du Battu Bordeau.  Il épouse Catherine Reboulot à Mornay, le 11 février 1738. Ils ont trois filles et deux fils.


Le 3 juin 1743 le curé de Marizy bénit une croix qu'on fait ériger Benoît et ses frères, Pierre, François et Claude, propriétaires des Battu Bordeau, à la croisée des chemins menant de Battu Bordeau à Sanverne et de Marizy à Chaintry. Elle semble avoir disparu mais un hameau nommé La Croix se trouve à proximité.

Il meurt à Marizy, le 23 octobre 1753. Il était illettré.

Signature de Marie Renaud, source Archives Départementales
Ascendance patronymique d'Amica Renaud, source X Gille
Marizy, Carte de Cassini, source X Gille
Marizy (Saône-et-Loire), source X Gille

Benoît Renaud (1685-1722/29)

Fils de François et d'Henriette Tatin, il naît à Volsin, hameau de Marizy, le 12 juin 1685.

 

Laboureur, Il y épouse Françoise Chevenière, fille de Gabriel et Emilianne Brisepierre, vers 1714. On leur connaît quatre fils, illettrés, tous laboureurs et meuniers. Il meurt à Marizy entre 1722 et 1729.

François Renaud/Arnaud

Il est laboureur, cardeur de laine et peigneur de chanvre. De sa première épouse Léonarde Lagoutte sont nés au moins trois fils dont les baptêmes n'ont pas été trouvés à Marizy où leur présence est pourtant avérée dès 1677. Léonarde décède à Marizy, le 27 juin 1693. François se remarie avec Henriette Tatin, fille de Pierre et Gabrielle Grelin, le 27 avril suivant. Ils ont trois fils, Benoît étant l'aîné. La famille Tatin était vraisemblablement originaire du hameau les Tatins à Marizy.

Dans les actes antérieurs à 1700 à Marizy, le patronyme est toujours Arnaud qui semble avoir été ensuite déformé en Renaud.

RAMEAU CHEVENIERE (Bourgogne)

 

Françoise CHEVENIERE (1696-1749)

 

Fille de Gabriel et Emilianne Brisepierre, elle naît à Marizy, le 18 juillet 1696. Elle y épouse en premières noces, vers 1714,  Benoît Renaud. Veuve, elle se ramarie avec Jean Reboulot, le 19 février 1732. Ils ont deux filles et un fils. Elle meurt à Marizy, le 5 octobre 1749.

Gabriel Chevenière

Il semble avoir été marié en premières noces à une demoiselle Jacquet. Il se remarie vers 1693 avec Emilianne Brisepierre. On leur connaît deux fils et une fille.

Emillianne Brisepierre est très vraisemblablement la fille d'Emiland , maréchal-ferrant de Saint-Romain-sous-Gourdon et de Claude Montchanin.

RAMEAU REBOULOT (Bourgogne)

 

Catherine REBOULOT (1715-1788)

 

Fille de Benoît et Philiberte Pelletier, elle naît à Mornay La Vigne, le 9 février 1715. Elle y épouse en premières noces Benoît Renaud, le 11 février 1738. Veuve en octobre 1753, elle se remarie avec Hugues Nailles à Marizy, le 26 février 1759. Elle meurt à La Guiche, le 1er mars 1788.

Benoît Reboulot (1664-1730)

Fils de Claude et Anne Desvernois, il naît à St-Bonnet-de-Joux, le 18 décembre 1664. Il est laboureur et épouse Philiberte Pelletier, le 26 avril 1695.  Leurs trois aînés, deux fils et une fille, naissent à St-Bonnet, puis ils s'établissent La Vigne près de Mornay, où naissent trois filles et un fils.

Claude Reboulot (~1627-1685)

Laboureur, né vers 1627, probablement à St-Bonnet, il y épouse vers 1663 Anne Desvernois, fille de Philibert et Philiberte Percherancier. Ils ont quatre fils et trois filles aux Nicolas/la Valette, hameau juste à l'ouest du bourg sur la route de Vendenesse. Les Reboulot étaient tous illettrés.

St-Bonnet-de-Joux/Mornay, carte de Cassini, source X Gille

Philiberte PELLETIER (1672-1730)

 

Fille de Jean et Marie Bérard, elle naît à St-Bonnet-de-Joux, le 11 octobre 172. Elle y épouse Benoît Reboulot, le 26 avril 1695. Elle meurt à Mornay, les Merlaux, le 18 février 1730.

Jean Pelletier (~1639-1699)

Fils de Claude et Jeanne Guillon, il naît vers 1639. Il est d'abord tisserand puis hôtelier. Il épouse Marie Bérard vers 1670, peut-être à Viry. Leurs dix enfants, trois fils et sept filles, naissent à Chaumont, paroisse de St-Bonnet-de-Joux.

Marie Bérard, fille aînée d'Antoine, maître serrurier, et de Marguerite Saulnier, est née à Viry, le 21 septembre 1651. Veuve, elle épouse en secondes noces Guillaume Dazy, laboureur, le 1er juin 1706 à St-Bonnet-de-Joux. Elle y meurt, le 23 novembre 1708.

RAMEAU PRUDHON (Bourgogne)

 

Jeanne PRUDHON (1737-1783)

​La paroisse d'origine de cette famille, probablement proche de Marizy (Saône-et-Loire), reste inconnue. Elle y apparaît en 1720. Le patronyme, dérivé de Prud'homme ou Preud'homme qui signifie "homme sage" apparaît dans les actes sous des formes très variables : Prudhomme, Prudhon, Prudon, Predon, Perdon ...

Fille de Pierre, laboureur et meunier au Pont à Marizy, et de Gabrielle Bossuet elle naît le 27 juillet 1737. Elle est la dernière d'une fratrie de quatre garçons et trois filles.  Elle épouse Jean Renaud à Marizy, le 6 juin 1764, et y meurt le 17 août 1783.

Gabrielle BOSSUET (1697-1740)

Fille de Benoît et de Lazare Duchapt, elle naît à Marizy, le 26 décembre 1697. Elle épouse Pierre Prudhon vers 1719 et meurt le 31 janvier 1740.

 

Benoît Bossuet

 

Fils de Claude et de Léonarde Amour, il naît à Marizy dans les années 1660. Il épouse Lazare Duchapt, probablement originaire de St-Romain-sous-Gourdon, vers 1686. Leurs deux premières filles naissent dans cette paroisse, avant qu'ils ne s'établissent à Marizy.

Claude Bossuet

D'une famille de Marizy, il épouse Léonarde Amour (ou Pierrette). Leurs premiers enfants naissent dans les années 1640.

Lazare DUCHAPT

​La famille Duchapt est une famille paysanne de Saint-Romain-sous-Gourdon, même si elle a vécu un temps à Blanzy. L'ascendance de Lazare reste incertaine en raison des lacunes des registres de ces deux paroisses. Elle semble être la fille de Philibert et de Benoîte Villeneuve. Elle naît vers 1665, épouse Benoît Bossuet vers 1686, et meurt après 1703.

 

Philibert Duchapt

Né vers 1630-35, il semble être le fils de Benoît et de Léonarde Perreaud. De son mariage avec Benoîte Villeneuve est issue une nombreuse descendance à St-Romain-sous-Gourdon. Il est décédé avant 1688.

RAMEAU GOYARD (Bourgogne)

 

Nicole GOYARD (1760-1850)

​Fille de Pierre et Claudine Rondot, elle naît à Ballore le 26 mai 1760. Elle y épouse en premières noces Claude Deschaintres, tuilier à La Guiche, le 6 février 1780. Ils ont trois fils et une fille. Veuve en 1790, elle se remarie à Champvent avec Marie Renaud, le 22 novembre 1791. Elle meurt à Marizy, le 19 mars 1850, à près de 90 ans.

Pierre Goyard (1716-1775)

Fils de Jean et d'une inconnue, il naît à Viry, le 30 septembre 1716. Il épouse Claudine Rondot à Ballore, le 23 novembre suivant. On leur connaît trois fils et trois filles. Il meurt à Ballore, où il était laboureur aux Croux, le 14 novembre 1775.

Jean Goyard (1697-1764)

Fils de Jean et Jeanne Châtillon, il naît à Dyo, le 19 septembre 1697. Il est meunier à Viry. D'une inconnue, sans doute hors mariage, naît son fils Pierre en 1716. Il épouse Claudine Prouillard, le 11 janvier 1724. Ils ont cinq fils et onze filles. Il meurt à Viry, le 7 mai 1764. Sur la carte de Cassini, on peut voir le moulin sur l'Arconce à Viry.

Jean (1662-1724/29)

Fils de Jean et Benoîte Berland, il naît à La Clayette, le 15 décembre 1662. Il est cabaretier et hôtelier à Mans, paroisse de Dyo. Il épouse Jeanne Châtillon par contrat du 23 novembre 1684. On leur connaît quatre fils et une fille.

Jean

Epoux de Benoîte Berland, manouvrier à La Clayette où naissent trois filles et trois fils entre 1656 et 1665. Il meurt avant  son épouse, qui décède à La Clayette, le 3 avril 1674.

Déplacements de la famille Goyard, source X Gille

ASCENDANCES de JEANNE CHÂTILLON et de CLAUDINE RONDOT

Il s'agit de familles charolaises. Catherin Chapuis était maréchal-ferrand et Benoît Rondot, sabotier, les autres laboureurs ou grangers.

Ascendance de Jeanne Châtillon, source X Gille
Ascendance de Claudine Rondot, source X Gille
 

RAMEAU GAY (Bourgogne)

Les racines de la famille Gay se trouvent en Bourbonnais, plus précisément dans ce qui était les Basses Marches du Bourbonnais, séparées du Charollais et du Brionnais par la Loire. C'est une famille d'ancienne bourgeoisie, dont certains membres sont devenus nobles par acquisition de charges, et d'un niveau social plus élevé que les Renaud et les premières familles alliées ci-dessus.

 

Bien que roturiers pour la plupart, les Gay portaient les armes suivantes à l'origine : d’argent, à un cœur accompagné de trois roses, le tout de gueules, au chef d’azur, chargé d’un soleil d’or. Elles ont été par la suite légèrement modifiées ainsi : d’argent, au cœur de gueules surmontant trois roses de même ; au chef d’azur, chargé d’un soleil d’or. Les armes des Gay anoblis, qui ne se trouvent pas dans la ligne directe ci-dessous sont complètement différentes (d'Hozier).

Anna GAY (1814-1902)

 

​​Fille de Charles et Marguerite Duchassin, elle naît à La Guiche, le 5 janvier 1814. Elle y épouse en premières noces Jean Renaud, le 1er février 1831. Veuve en 1845, elle se remarie le 6 mars 1848 à Charolles avec Luc Sigaud, médecin. Ils ont une fille, Isabelle, l'année suivante. Elle est à nouveau veuve en 1879. Elle meurt à Chalon-sur-Saône, le 3 mai 1902, âgée de 88 ans. 

Signature d'Anna Gay, source Archives Départementales
Armoiries originelles de la famille Gay (Bourbonnais), source X Gille
Armoiries modifiées de la famille Gay (Bourbonnais), source X Gille

Charles Gay (1781-1869)

Fils de Sylvestre et Victoire Gallimard, il naît à Bourbon-Lancy paroisse St-Nazaire, le 21 février 1781. Il épouse Marguerite Duchassin à St-Bonnet-de-Joux, le 23 septembre 1809. Ils ont huit filles, dont trois meurent en bas âge. Il semblent avoir eu quelques difficultés à les marier, puisque seules deux l'ont été. C'est peut-être la raison du mariage mal assorti d'Anne avec Jean Renaud, de 18 ans son aîné. Charles, notaire, exerce à La Guiche. Il y meurt le 19 mai 1869.

Sylvestre Gay (1741-1814)

 

Fils d'Amable et Anne Delongchamp, il naît à Chassenard (Allier), le 11 novembre 1741. Il épouse Victoire Gallimard à Bourbon-Lancy, le 3 octobre 1775. Ils ont quatre filles et cinq fils. Il est notaire et exerce à Bourbon-Lancy, paroisse St-Nazaire. Il y meurt, le 1er janvier 1814.

Amable Gay (1704-1754)

 

Fils de Jean et Jacqueline Bottin, il naît à Chassenard, le 5 novembre 1704. Il a un fils, Jean, de Claude Martin en 1726, sans que l'on sache qu'ils étaient mariés. Il épouse Anne Delongchamp le 15 septembre 1727 à La Motte-St-Jean où naissent leurs six fils et leurs huit filles. Deux d'entre elles seront religieuses à Digoin. Amable est fermier de la commanderie de Beugnet et bourgeois de la Motte-St-Jean où il meurt le 30 juillet 1754.

Jean Gay IV (1665-1712)

 

Fils de Jean et d'Antoinette Préveraud, il naît à Chassenard, le 23 janvier 1665. Il épouse Jacqueline Bottin au Donjon, le 5 février 1690. Leurs cinq fils et sept filles naissent à Chassenard. Il y meurt le 17 juin 1712.

Jean Gay III (1622-1676)

Fils de Robert et Françoise Fontgarnant, il naît à Chassenard, le 28 septembre 1622. Marchand et bourgeois de Chassenard, il épouse Antoinette Préveraud par contrat du 24/08/1664 devant Me Jean Collas du Donjon. Ils ont trois fils et une fille. Il meurt à Chassenard, le 28 février 1676.

Robert Gay

Probablement fils de Jean et Louise Desessards, il naît vraisemblablement au Donjon entre 1596 et 1601. Il est greffier, puis fermier de la commanderie de Beugnet à partir de 1635. Il est dit sieur de la Mignance (Molinet). Il épouse vers 1621 au Donjon Françoise Fontgarnant, fille de Gilbert et Jeanne Bourachot. Ils ont huit fils et deux filles, les cinq premiers au Donjon et les cinq suivants à Chassenard.

Jean Gay II (1561-1600)

Fils de Jean et Philiberte Jacquelot, il naît au Donjon, le 11 septembre 1561. Capitaine et assesseur de Madame de Tavannes. Il y épouse Louise Desessards vers 1587. Ils ont au moins quatre filles et deux fils au Donjon. Il meurt en 1600.

Jean Gay I

Probablement  fils d'un François, il naît au Donjon vers 1530-40. Procureur fiscal, il épouse en premières noces Philiberte Jacquelot vers 1560. On leur connaît trois fils et deux filles. Il épouse en secondes noces Philiberte Regnaud, dont il a au moins une fille. Il est mort avant le 27 décembre 1595.

Commanderie du Beugnet

Cette commanderie, fondée par l’ordre du Temple, est revenue à celui de Saint-Jean de Jérusalem après sa dissolution. C'était la plus puissante de la vallée de la Loire. Ses terres s’étendaient sur les deux rives de la Loire, en Bourbonnais et en Bourgogne. Les bâti­ments, restaurés au XVIIIe siècle, ont été entièrement rasés à la fin du XIXe. Certains membres de la famille Gay ont appartenu à l’ordre de Saint-Jean.

Ascendance patronymique d'Anne Gay, source X Gille
Cassini Commanderie de Beugnet (Chassenard), source X Gille

Pour ce qui concerne le cinq premiers degrés, jusqu'à Jean Gay IV, voir la notice suivante :

Anne DELONGCHAMP (1701-1748)

​Fille de Charles Henri et d'Anne Thévenard, elle naît le 16 décembre 1701 à La Motte-St-Jean. Elle y épouse Amable Gay, le 15 septembre 1727 et y meurt, le 19 avril 1748.

Charles Henri Delongchamp (~1649-1721)

Né vers 1649, procureur fiscal de la baronnie de La Motte-St-Jean, "agent des affaires de Monsieur le Comte de Coligny". Il s'agit semble-t-il de Gaspard Alexandre de Coligny (1662-1694) époux de Marie Constance Adélaïde de Madaillan. Il épouse en premières noces Anne Carreau, à La Motte-St-Jean, le 13 février 1684. Elle meurt le 20 septembre 1685, sans postérité, et il se remarie le 12 août 1686 à Yzeure avec Anne Thévenard, fille de Jacques et Jacqueline Françoise Quesson, dont six fils et quatre filles à La Motte où il meurt, le 27 juillet 1721.

Victoire GALLIMARD (1752-1825)

 

​​Fille de Jean François et Anne Piroëlle, elle naît à Saint-Florentin, le 23 octobre 1752. Elle épouse Sylvestre Gay le 3 octobre 1775 à Bourbon-Lancy où elle meurt, le 10 mars 1825.

Les origines de la famille Gallimard sont à Saint-Florentin. Cette place forte située à la limite entre la Champagne et la Bourgogne , occupée par les Gaulois et les Romains, a été constamment l'objet des convoitises pendant tout le Moyen-Âge jusqu'à la Guerre de Cent-Ans. Charles VII confisque le duché de Nemours appartenant à Jean d'Aragon, roi de Navarre en 1452, et crée l'élection de Nemours dont dépend St-Florentin. L'élection de St-Florentin est créée en 1507 par Louis XII. Elle compte alors 39 paroisses et relève de la Généralité de Paris.
 

Au début du XVIe siècle, la ville compte 700 feux. Un grenier à sel y est établi en 1548 par un édit d'Henri II. La vicomté passe à la famille de Foix, à celle d'Albret, puis à celle de Nevers (soutien des Guise) et enfin à celle de Bourbon-Condé du parti protestant. Marie de Nevers et Henri de Bourbon abjurent après la St-Barthélémy. A la mort d'Henri III, la ville est occupée par la Ligue. Elle n'est reprise par les troupes d'Henri IV qu'en mars 1594. Sous Louis XIII, la vicomté appartient au duc de Nevers et de Mantoue.

En 1640, une maréchaussée comprenant un lieutenant, un exempt et six archers est installée à St-Florentin pour mettre un terme aux troubles provoqués par des malandrins. En 1644, les princesses de Gonzague et de Clèves, vicomtesses, réduisent l'échevinage de 13 à 8 personnes en 1644 : un maire, un lieutenant, quatre échevins, deux greffiers. Le maire et le lieutenant restent juges civils et criminels au titre de la charte de 1231. Les appels sont faits au bailli qui relève du Parlement de Paris.

Le duc de Mantoue vend la vicomté de St-Florentin à Michel de Particelle pour 80.000 livres. Michel était d'origine italienne et fidèle de Mazarin. La vicomté passe par le mariage de sa fille à Louis Phélypeaux de la Vrillière. En 1678, un arrêt du roi réunit le bailliage et la mairie : un bailli, un lieutenant et deux échevins.

L'ascendance Gallimard à St-Florentin, comme celle des Gay au Donjon, est un mélange de paysans-vignerons, d'artisans et d'officiers du bailliage et de la mairie. Certains devinrent avocats en Parlement, conseillers du Roi et furent anoblis. Certains des vitraux de l'église ont été offerts par des membres de cette ascendance.

St-Florentin
Ascendance patronymique de Victoire Gallimard, source X Gille
Famille Gallimard et alliées à St-Florentin

Une notice en cours de rédaction détaille son ascendance patronymique et celles des familles qui lui sont alliées directement ou indirectement, à savoir : Billebault, Bonin, Boucheron, Bruneau, Delescole, Duguet, Geoffroy, Guillaumard, Henrion, Hugot, Jeannest, Leclerc, Lorey, Manseau, Messier, Monfils, Moreau, Pasquotte, Regnard, Sandrier, Thierriat, Viault, Vigneron et Violette.

Elle sera consultable par le lien suivant ou la bibliothèque avant la fin de l'année 2022.

Marguerite DUCHASSIN (1790-1867)

​Fille de Jean et Ursule Dutet, elle naît à St-Bonnet-de-Joux, le 10 janvier 1790.

A COMPLETER

RAMEAU DAVID de SANSON

 

A COMPLETER