BRANCHE GILLE (Normandie)

 

ETYMOLOGIE

Les dictionnaires des patronymes indiquent une origine gréco-romaine, Aegidius, pour le prénom et le nom de Gilles tels qu’on les rencontre en Provence et dans le Languedoc. C’est cependant dans le département de la Seine Maritime que se trouve historiquement le plus grand nombre de Gille(s). Ceci n'est pas fortuit et plaide en faveur d’une seconde origine, nordique, pour les Gille normands et peut-être aussi pour les fameux Gilles flamands.

 

Il existe un mot norvégien gille qui se prononce "yille" avec prononciation du "e" terminal. Il signifie « réunion festive » comme celles qu’organisaient les chefs pour leurs proches et leurs vassaux. Il est possible que le terme ait eu une autre signification à l’époque Viking. Les Vikings, comme la plupart des gens à cette époque, n’avaient pas de nom de famille mais étaient connus par leur prénom et celui de leur père, auquel on ajoutait souvent un surnom, adjectif lié au lieu d’origine, au physique, à une qualité ou un défaut du personnage etc.

Rappelons aussi que la Norvège eut un roi nommé Harald Gille (1103-1136), dont la vie fait l’objet d’une des sagas de l’Heimskringla. Né en Islande, en 1103, de Magnus Berrfött (« aux pieds nus »), conquérant norvégien de l’Ecosse et de l’Islande, et d’une mère Islandaise, revenu en Norvège en 1123, il aurait passé avec succès l’ordalie pour prouver son origine royale mais aussi fait serment de ne jamais prétendre au trône, alors occupé par un de ses (demi ?)-frères, Sigurd. Après la mort de Sigurd, en 1130, il partagea cependant le royaume avec son neveu, Magnus Sigurdsson, mais ce dernier le chassa trois ans plus tard. Revenu du Danemark un peu plus tard, Harald défit Magnus à Bergen. Magnus fut énucléé, eut un pied coupé et fut castré avant d’être envoyé dans un monastère où il finit ses jours. Harald régna alors seul mais fut assassiné, en 1136, par un autre de ses demi-frères Sigurd Slembidjakn. Le règne de ce dernier semble avoir été relativement court puisque les trois fils de Harald se succédèrent ensuite sur le trône. La famille royale actuelle descendrait d’Harald Gille.

 

Nous ne prétendons nullement descendre d’Harald Gille mais son histoire témoigne de l’existence d’un patronyme Gille dans le monde viking, qu’il est logique de considérer comme étant à l’origine des Gille normands. L’ajout occasionnel d’un "s" à la fin dans les registres paroissiaux est le fait de prêtres éduqués dans une culture gréco-romaine et n’a pas de signification particulière.

Harald Gille, Roi de Norvège

Eric GILLE (1919-2002)

Eric Gille, fils aîné de Paul et Germaine Duréault, naît 38 Rue Scheffer, Paris XVIe, le 21 février 1919. Il est d'abord ondoyé à domicile avant d'être baptisé à Notre-Dame de Grâce de Passy. Son Livret de Nourisson a été conservé.

Acte d'ondoiement d'Eric Gille, source archives familiales
Eric Gille (février 1919), source archives familiales
Livret de nourisson d'Eric Gille, source archives familiales
Livret de nourisson d'Eric Gille, source archives familiales
Eric Gille (1920), source archives familiales

Il aura deux frères, Bertrand (1921) et Claude (1921), et deux soeurs, Thérèse (1927) et Solange (1928).

Les trois frères Gille (1922), source archives familiales

Il fait ses études primaires au cours Gerson, 31 Rue de la Pompe. En 6e, il entre au lycée Jeanson de Sailly, au 106 de la même rue. Il est reçu à la première partie du Baccalauréat, le 11 juillet 1934. Le 13 juillet 1935, il est reçu au Baccalauréat Mathématiques.

Diplôme de Baccalauréat 1ère partie, Eric Gille, source archives familiales
Diplôme de baccalauréat Mathématiques (1935), Eric Gille, source archives familiales

Après son baccalauréat, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles. En 1937, il échoue aux concours. En 1938, il est admissible à l'Ecole Navale mais échoue à l'oral (128e). Il passe au lycée Louis le Grand et, en 1939, il est admissible à l'Ecole Polytechnique, mais échoue à l'oral. Il est reçu à l'Ecole Navale (64e/195) avec les notes suivantes :

 

 - Algèbre : 13 x 16 = 208

- Géométrie-Mécanique : 12,5 x 16 = 200

- Physique : 17,5 x 11 = 192,5

- Histoire : 17 x 8 = 136

- Géographie : 17 x 8 = 136

- Anglais : 13 x 6 = 78

 

Il arrive à Brest le 28 septembre 1939.

 

Il a écrit et illustré les souvenirs de ses huit années passées dans la Marine. Ils sont consultables à partir de la Bibilothèque.

 

Ancienne Ecole Navale à Brest
Eric Gille élève de l'Ecole Navale (1939), source archives familiales

Après son départ de la Marine, le 22 octobre 1947, il rejoint son père dans le Bureau d'Etudes que celui-ci a créé, l'Omnium d'Etudes pour la France et l'Etranger, SARL au capital de 1.000.000 F. Pour parfaire sa formation, il suit en auditeur libre, de 1947 à 1949, les cours de l'Ecole du Génie Maritime où son père a enseigné.

Au début du mois d'août 1948, il se fiance avec                        , fille de Jean et Antoinette Ruprich-Robert, dont ses parents avaient fait la connaissance à la fin de 1939, à l'Etablissement de la Marine de Guérigny (Nièvre) où Paul Gille et Jean Pinet avaient été affectés après leur mobilisation. Paradoxalement, les fiancés ont été les derniers membres des familles Gille et Pinet à faire connaissance. Le mariage a lieu, le 14 octobre 1948, à Paris VIe. La cérémonie religieuse est célébrée à l'église Notre-Dame des Champs.  Ils font un voyage de noces sur la Côte d'Azur.

Mariage d'Eric Gille avec Odile Pinet, 14 octobre 1948, source archives familiales

Carrière professionnelle

 

1948-1961 : Gérant de  l'Omnium d'Etudes pour la France et l'Etranger, SARL, 39 Rue Scheffer, Paris XVIe

Etudes de matériel de dragage, baliseurs, bateaux de travaux, bateaux(feux, vedettes et chaloupes de travaux en bois, bateaux de passagers et bacs, engins de porte, navires de commerce, bateaux de pêche ; surveillance des constructions et essais.

 

1953-1962 : Gérant de la Société pour l'Equipement et la Construction Maritime (SECOMA), SARL, 39 Rue Scheffer, Paris XVIe, RC Seine 370.944 B, capital 10 000 F

Représentation en France de firmes hollandaises d'équipements maritimes.

 

Par la suite, il travaille comme salarié pour les entreprises suivantes :

 

01/01/1962-31/12/1971 : Bureau International de Prestations Techniques (BIPT), 29 Rue de Miromesnil, Paris VIIIe

Ingénieur adjoint au Directeur Technique (1962-1968), Directeur Technique (1969-1971) ; études de navires de tous types (pétroliers, minéraliers, charbonniers, transports de gaz liquéfié, de soufre, remorqueurs, bateaux de pêche, chalands, paquebots, car-ferries etc.) ; surveillance des constructions et essais.

 

01/01/1972-04/02/1974 : Equipements Mécaniques et Hydrauliques (EMH), 11 Rue des Petites Ecuries, Paris Xe

Ingénieur en chef du bureau d'Etudes Marines ; études et réalisations de structures métalliques offshore (poste d'amarrage, plateformes articulées, plateformes semi-submersibles) ; surveillance des constructions et essais.

 

11/02/1974-31/10/1980 : G.E.M. Hersent, 32 Avenue Hoche, Paris VIIIIe

Ingénieur en chef des Etudes ; études de montage et d'installations de plateformes offshore pour l'exploitation pétrolière en mer du Nord.

 

En 1981-1982, il est indemnisé par les ASSEDIC dans le cadre d'une pré-retraite.

 

A partir d 03/01/1983, il travaille en CDD à temps partiel pour le compte de la succursale de Riyadh de la société ATM (Assistance Technique Maritime) chargée par la Saudi Ports Authority de la supervison de la construction de deux bateaux de lutte contre le feu par un chantier naval hollandais. Cette mission de chef de projet l'amène à voyager Aux Pays-Bas et en Arabie Saoudite.

 

Eric Gille était membre de la Société des Arhitectes Navals, 55, Rue de Châteaudun, Paris IXe.

 

Parmi les nombreux navires sur les plans desquels il a travaillé on compte l'Enez Eussa II, navire de transport destiné au traffic Brest-Le Conquet-Molène-Ouessant, lancé en 1960 à Lorient et l'Enez Sun II destiné au traffic Audierne- Sein (photos-ci-dessous).

Lancement Enez Eussa I, Lorient (1960), source archives familiales
Lancement Enez Eussa I, Lorient (1960), source archives familiales

Enez Eussa II
Enez Eussa II

Enez Sun II
Enez Sun II

Lancement Enez Eussa I, Lorient (1960), source archives familiales
Lancement Enez Eussa I, Lorient (1960), source archives familiales

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Eric Gille est décédé à Nantes, le 13 novembre 2002.

 

Paul GILLE (1884-1970)

 

Fils d'Adolphe et Anna Costard, il naît à Rennes, le 11 mars 1884. Polytechnicien (1905), Ingénieur du Génie Maritime (1907). En 1910-1911, il est responsable de la construction du cuirassier Jean Bart. Il est nommé au Service Technique du Ministère de la Marine et professeur à l'Ecole du Génie Maritime (cours de construction navale) et à l'Ecole Supérieure de la Marine. Pendant la guerre de 1914-18 il commande une compagnie du Génie Maritime qui construit de nombreux ponts. En 1917, il est conseiller technique auprès du Sous-secrétaire d'Etat à l'Aéronautique Militaire et Maritime, Jacques-Louis Dumesnil.

 

Il épouse                                             à Paris, le 11 mars 1918, jour de ses 34 ans.

 

Il démissionne de la Marine en 1919 et crée un bureau d'études (SOTRAFE). Il est à nouveau mobilisé en 1939, à l'usine de Guérigny. Il reprend ses activités d'ingénieur après la défaite de 1940 et les poursuit après la guerre. A la retraite, il se consacre à des études techniques portant essentiellement sur l’histoire de la Marine et de la construction navale. Elles ont fait l'objet de nombreuses publications. Il  est décédé le 8 mars 1970 à Ivry-sur-Seine.

 

Sa biographie détaillée est accessible par la Bibliothèque et le lien suivant :

Mariage de Paul Gille avec Germaine Duréault (1918), source archives familiales

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Une série de dessins au crayons de Paul Gille ont été conservés. Ils ont été rassemblés dans un album accessible par le lien suivant :

 

Adolphe GILLE (1841-1926)

Fils d'Emile et Adèle Montembault, il naît à Saint-Hilaire-du-Harcouët, le 8 novembre 1841. Son père ne juge pas utile de lui faire suivre des études supérieures comme son frère aîné, Emile, prêtre, professeur de Philosophie et Directeur de Collège. Il continue donc la tradition familiale et suit son père dans l'horlogerie.

 

En formation chez Anthime Costard, il épouse sa fille                                à Rennes, le  15 septembre 1873.

 

Ils habitent successivement au 5 quai d'Orléans, jusqu'en 1883, 11 quai Chateaubriand (1884), rue St-Yves (1891), puis à nouveau 11 quai Chateaubriand (1894) et enfin au 26 Faubourg de Fougères, dans la maison qu'ils ont fait construire et qui existe toujours. Devenu horloger bijoutier en gros, il se retire des affaires vers cinquante ans et vit alors de ses rentes, provenant notamment de deux immeubles de rapport qu'il avait fait construire sur le Faubourg de Fougères en même temps que sa maison. Au mariage de Paul (1918), il est administrateur de la Banque de France à Rennes.

 

Il est décédé à Rennes, le 15 avril 1926.

Maison Gille, boulevard de Fougères à Rennes, source archives familiales
Adolphe Gille en 1873, source archives familiales
Adolphe Gille en 1873, source archives familiales
Adolphe Gille, source archives familiales
Adolphe Gille, source archives familiales
Adolphe Gille, source archives familiales
Adolphe Gille, source archives familiales
Famille d'Adolphe Gille vers 1896, source archives familiales
Famille d'Adolphe Gille vers 1896, source archives familiales

Emile GILLE (1815-1891)

Fils de Marin et Françoise (Fanny) Gatelier, il naît à Fougères, le 19 février 1815. Il rencontre son épouse à Saint-Hilaire-du-Harcouët où il est probablement employé dans l'horlogerie de sa future belle-mère. Il épouse                                         à Saint-Hilaire, le 19 juin 1837. Ils vivent Grande Rue, chez la mère d'Adèle C'est là que naissent ses premiers enfants, en particulier Adolphe. Ils déménagent vers Rennes entre 1847 et 1852.


En 1867, au décès de sa mère, il demeure Place Sainte Anne à Rennes. Au mariage d'Augustin (1876), il est rentier à Rennes. A son décès, le 25 janvier 1891, il habite 11 Faubourg de Fougères.


Son petit-fils Emile en a fait la description suivante : " Quand il se trouvait en bonne compagnie, il savait tenir le rôle de l'homme de bonne éducation. Mais il pratiquait trop le café, le billard et les camarades. Bien des fois sa femme fut obligée de se mettre à l'établi pour réparer des montres réclamées par des clients et négligées par son mari. "

Emile Gille, source archives familiales

Marin GILLE (1781-1867)

Fils de Clément, horloger, et Bonne Reine David, il naît à Dieppe, le 28 août 1788. Sa famille quitte Dieppe pour s'établir en Bretagne. Elle est à Dinan, en 1807. Lui-même habite Rue de la Monnaie à Rennes lorsqu'il y épouse                                       le 13 mai 1812. Ils ont neuf filles et cinq fils mais seuls deux des fils auront une postérité. Aucune des filles ne se mariera.

 

Ils vivent ensuite à Fougères, rue Royale (1814 à 1820), à Quimper (1821 à 1833), d'abord rue Kéréon, puis rue Sainte-Catherine, à Plancoët, Côtes d'Armor en 1837 avant de revenir à Rennes où il meurt, 91 Rue de Nantes, le 24 juillet 1867.

Pendule squelette Gille, source X Gille

Portrait par son arrière-petit-fils Emile : « Distingué de sa personne et affichant de nobles sentiments, il joue au seigneur et se glisse dans un monde supérieur au sien. Ses enfants l'auront en grande admiration. Comme il travaille fort peu et ne s'occupe guère de son intérieur, sa femme assure seule la charge de famille, aidée financièrement par une tante maternelle, Clémentine, qui dispose d'une rente de 12 000 F par an, jolie fortune pour l'époque. »

 

L'auteur du portrait de Marin au crayon n'est pas connu.

 

C'est le seul membre de cette lignée d'horlogers dont une des créations soit parvenue jusqu'à nous, sous la forme d'une pendule "squelette", signée Gille à Quimper, et donc fabriquée vers 1825-30. Elle a été réparée et fonctionne parfaitement.

Pendule squelette Gille détail, source X Gille
Françoise Gatelier

Clément III GILLE (1758-1827)

Fils de Clément, horloger, et Marie Marthe Simon, il est le dernier de la lignée à naître à Dieppe, Rue Belle Vêtue, le 13 août 1758. Il épouse, vers 1779,                             . Leur acte de mariage n'a pas été trouvé. Il est lui aussi horloger.

 

Leur premier fils, Clément, naît à Aumale, près de Dieppe, en 1780, le second, Marin, à Dieppe, l'année suivante, en l'absence de son père. On perd ensuite la trace de la famille jusqu'en 1805, date du mariage de Clément fils à Dinan où il a huit filles et quatre garçons et une nombreuse postérité.

 

Les circonstances qui ont poussé la famille Gille à quitter Dieppe pour la Bretagne restent mystérieuses. Peut-être sont-elles liées aux troubles révolutionnaires ? Puis Clément et son épouse résident à Fontainebleau, au moins à parir de 1812. C'est là qu'il meurt, le 13 juillet 1827.
 

Clément II GILLE (1723-1778)

Fils de Clément, horloger, et Véronique Lecointe, il nait à Dieppe, le 26 novembre 1723, et est baptisé le même jour à l'église Saint Rémy. Horloger Rue Farinette, il épouse dans cette même église                               , le 21 avril 1750. Ils vivent ensuite rue Belle Vêtue sur la paroisse Saint-Jacques, rue du Cul-de-Sac (1756), rue Piquety (1759) et rue Oranger (1764). De ce mariage sont nés neuf garçons et quatre filles. Seuls trois fils, tous horlogers, ont été mariés. Notre Clément est le troisième. Il meurt Rue Belle Vêtue, le 21 octobre 1778.

Clément I GILLE (1700-1753)

Fils de Pierre et Marie Bethsabée Falaize, il nait à Dieppe, le 22 novembre 1700, et est baptisé le lendemain paroisse Saint Jacques. Horloger, il épouse paroisse Saint Rémy                                      , le 20 janvier 1722. Ils ont quatre fils et trois filles, tous baptisés paroisse Saint Rémy. Seuls deux fils, horlogers comme leur père, et une fille se marient. Clément décède Rue Belle Vêtue, le 22 avril 1753.

Pierre GILLE (~1669-1736)

Le premier acte connu relatif à la famille Gille est l'acte mariage de Pierre, né vers 1669, avec Marie Falaize, à Dieppe Saint Jacques, le 17 avril 1694.

« Pierre Gilles et Marie Falaize se sont fiancés

Nous Nicolas Jean pbre. et vicaire de St Jacques avons procede au mariage de Pierre Gilles aage de vingt quatre ans et de Marie Falaize aagee de vingt ans tous deux de cette paroisse en presence de Jacques Gilles et de Martin Pliette d’une part et d’Elisabeth Jourdain mere de la ditte Falaize et de Henry Langlois et autres

signé : Pierre Gille, Marie Fallaize, Henry Langlois, Elizabeth Jourdain, Jacques Gilles, Pluyette. »

Le fait qu’ils soient dits paroissiens de St-Jacques signifient qu’ils y habitent à ce moment mais pas nécessairement qu’ils y sont nés. La filiation de Pierre n’est pas précisée, la filiation paternelle de Marie non plus, ce qui laisse supposer que les parents de Pierre et le père de Marie sont morts. Le lien de parenté du Jacques Gille témoin avec Pierre n’est pas précisé. Il s’agit vraisemblablement d’un parent, peut-être un frère. On trouve diverses familles Gille et Falaize dans les registres de St-Jacques antérieurement à 1694, mais aucun acte de baptême pour les deux époux. On trouve bien le baptême d’une Elisabeth Jourdain à St-Jacques, le 16 octobre 1654, qui pourrait être celui de la mère de Marie, mais aucune trace d’un mariage.

 

A ce stade, on peut faire deux hypothèses : soit ils sont nés ailleurs, soit ils étaient protestants avant la Révocation. Les registres protestants ont disparu et il n’y a pas de trace d’abjurations dans les registres accessibles, aussi il sera impossible de le prouver. Rappelons qu’un quart de la population dieppoise était protestante et que le protestantisme était surtout répandu parmi l’élite bourgeoise éduquée à laquelle les horlogers appartenaient. Enfin, le second prénom de Marie est Bethsabée et les prénoms bibliques étaient souvent utilisés par les protestants. S'ils étaient protestants, ils se seraient convertis à la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) car tous les actes connus les concernant sont catholiques.

 

Les deux époux signent, Pierre sans "s" et Marie avec deux "l".  Ces signatures témoignent d'un certain niveau d'éducation qui se transmettra aux générations suivantes, filles comprises.

Quatre mois après leur mariage, la ville est détruite par l’incendie allumé par le bombardement anglo-hollandais. Le couple se réfugie dans une autre ville, qui reste inconnue, où naît leur premier fils, Pierre. Ils reviennent assez rapidement à Dieppe, où ils ont onze autres enfants entre 1698 et 1713, tous baptisés à St-Jacques. Ces actes ne mentionnent ni le métier de Pierre ni son adresse. Les parrains et marraines sont des étrangers à la famille, ce qui laisse entendre que Pierre et Marie n’avaient pas de famille proche à Dieppe. Entre 1713 et 1717, ils déménagent pour la paroisse St-Rémy où nait leur dernier fils. Ils sont enterrés tous les deux à St-Rémy, lui le 27 mars 1736 et elle le  28 avril 1731.

 

La mère de Marie Falaize, Elisabeth Jourdain, pourrait être la fille de Pierre et Marie Postel, baptisée à St-Rémy, le 16 octobre 1654, mais en dehors du nom les éléments manquent pour en être assuré.

Ascendance patronymique de Paul Gille, source X Gille

DIEPPE

Au début des temps historiques, les trois rivières de l’Eaulne, la Béthune et la Varenne se réunissaient en un estuaire commun, pour former un vaste bassin situé entre deux coteaux s’étendant jusqu’à l’emplacement actuel de la commune d’Arques-la-Bataille (non loin de Dieppe). Les vikings utilisaient le lieu comme mouillage pour leurs bateaux et s’y installèrent de manière permanente dès le début du Xe siècle. Le nom de la ville est attesté depuis le XIe siècle. Son étymologie serait liée au vieux norrois djupr ou au saxon deop signifiant profond.

 

Au milieu du XIème siècle, des pêcheries existent déjà dans ce bassin, et des salines installées à proximité seront longtemps exploitées. D’abord petit port de pêche, la ville se développe après la conquête de l’Angleterre. En 1195, elle est rasée par Philippe Auguste. En 1197, Richard Cœur de Lion en fait don à l’archevêque de Rouen. En 1204, elle est annexée au royaume de France. La pêche au hareng donne dès le Moyen Age une grande prospérité à toute la côte. Vers l’an 1300, Dieppe approvisionne Paris en poisson frais par un service régulier de voitures qui sera ensuite connu sous le nom de « chasse-marée ».

 

Les Anglais l’occupent, en 1420, après leur victoire à Azincourt. Elle est reprise par le capitaine Charles Desmarets, en 1435. Il la dote d’un château et de fortifications. Les Anglais l’assiègent à partir du Pollet, en 1435, mais la ville résiste grâce aux renforts amenés par Jean de Dunois et le dauphin Louis. Ce dernier, devenu le roi Louis XI, par lettre patente de 1463, apporte son soutien aux réparations des fortifications.

Les rois Charles VIII et Louis XII accordent à Dieppe une protection particulière qui permet à la ville de s’enrichir par le commerce et la navigation. Les dieppois explorent les Canaries et les côtes d’Afrique où ils fondent le Petit-Dieppe à l’embouchure de la Gambie. La puissance de la ville atteint son apogée sous François Ier avec Jean Angot (1480-1551) dont les navires atteignent Sumatra, le Brésil, et le Canada. Son capitaine, Giovanni da Verrazano explore la côte américaine entre Terre Neuve et la Floride. Le roi visite la ville, en 1534, et le fait vicomte et gouverneur. La ville, avec ses 40 000 habitants (30 000 aujourd’hui) est le premier port de France.

 

Le protestantisme apparaît en 1537 et, en 1562, un quart des habitants sont convertis. Ils sont réprimés par le gouverneur de Sygogne. En 1589, le gouverneur, Aymar de Chaste est un fidèle d’Henri IV qui emporte la victoire à Arques, près de Dieppe. Le 23 juillet 1632, plus de 300 personnes partent vers la Nouvelle-France. En août 1668, une épidémie de peste frappe la ville et fait 9 à 10 000 victimes dans les premiers mois. Elle ne s’arrête qu’à l’hiver 1670.  A la révocation de l’Edit de Nantes (1685), plus de 3 000 habitants émigrent.

 

Au cours de la guerre de la Ligue d’Augsbourg, une flotte anglo-hollandaise bombarde la ville, le 22 juillet 1694. La ville, dont les maisons sont presque toutes en bois, brûle presque complètement. Seuls le château, la porte de la barre et les deux églises, Saint-Rémi et Saint-Jacques sont préservés. Les travaux de reconstruction, sur les plans de l’architecte de Ventabren, ne s’achèvent qu’en 1720. Du fait de cette lenteur, de nombreux bourgeois, commerçants, marins et ouvriers partent s’établir dans d’autres ports entraînant le déclin de la ville.

En dépit de son importante population, la ville proprement dite ne comptait que deux paroisses Saint-Jacques et Saint-Rémy. L’église Saint-Jacques, commencée au XIIe siècle, a été profondément modifiée à la fin du gothique et au début de la Renaissance. De la première église Saint-Rémy du XIIIe siècle ne subsiste que la tour. La première pierre de l’église actuelle fut posée en 1522. La façade est achevée en 1630.

 

Les registres paroissiaux de Saint-Jacques débutent en 1599, ceux de Saint Rémy en 1547 mais sont lacunaires entre 1586 et 1614.

 

Sur la rive droite de l’Arques, en face de Dieppe, se trouve le Pollet, quartier de marins. L’ancienne église, Notre Dame des Grèves, commencée au XIe siècle, a été remplacée au XIXe par une église moderne. Les registres du Pollet débutent en 1548, mais sont lacunaires pour les périodes 1605-1633 et 1650-1670.

Les rues où ont habité les membres de la famille n'existent plus. Il existe encore un espace de la Belle Vestue qui permet de savoir où se trouvait le rue du même nom, entre l'église St-Jacques et le pont vers le Pollet.

 
 
 

Véronique LECOINTE (1701- ?)

 

Véronique Lecointe, fille de Pierre et Judith Leballeur, nait à Dieppe le 25 décembre 1701 et est baptisée le lendemain à St-Jacques. Elle épouse Clément I Gille à St-Rémy, le 20 janvier 1722.

 

Pierre Lecointe, fils de Guillaume et de sa première épouse, Françoise Follin, est né dans une paroisse qui n'a pas été identifiée, vers 1675. Il épouse à Dieppe St-Rémy, Judith Leballeur, le 24 novembre 1700. Il meurt prématurément le 14 juin 1701 et est enterré le lendemain à St-Jacques. Véronique est donc le seul enfant du couple.

 

Guillaume Lecointe, bourgeois de Dieppe, veuf de Françoise Follin, s'est remarié à St-Jacques avec Catherine Yvart, le 16 janvier 1690, veuve de Robert Juvin. Ce même jour, François Lecointe, fils aîné de Guillaume, épouse Marguerite Juvin, fille de Robert et Catherine Yvart, qui devient ainsi sa belle-mère à double titre.

 

Le mariage de Guillaume avec Françoise Follin et les baptêmes de leurs enfants n'ont pas été trouvés. En revanche, Louis, frère cadet de Guillaume, résidait déjà à Dieppe St-Jacques en 1668 (baptême de son fils Jacques). Le nom des parents de Guillaume et Louis n'a pas été trouvé.

 

A cette époque, les registres ne précisent pas les professions. Au baptême de Véronique Lecointe, son parrain est son oncle François dit "Maître" ce qui indique une appartenance à la bourgeoisie mais pas nécessairement à une profession juridique. Notons aussi que les Lecointe signent, y compris Véronique et ainsi que sa mère.

Judith LE BALLEUR (~1675 - > 1732)

 

Judith Le Balleur, née vers 1675, est la fille Claude et Anne Desenne, protestants. Judith abjure à Offranville, le 22 juillet 1695. On trouve dans un compte de régie de la ville et généralité de Paris, en 1722, à la page 498 de Révocation de l'Edit de Nantes à Paris, la mention de la saisie d'une rente "Claude Le Balleur et De Sène". Ce sont très vraisemblablement les parents de Judith. Après la mort de son mari, Judith se remarie avec Eutrope Deué. On ne trouve pas de trace de ce mariage ou de baptêmes d'éventuels enfants dans les registres de Dieppe.

 

Les Le Balleur étant protestants, il est vraisemblable que les Lecointe l'étaient aussi, ce qui renforce l'hypothèse faite sur les premiers Gille. Ils se seraient convertis à la Révocation de l'Edit de Nantes (1685).

 

Le Temple de Dieppe était situé au carrefour des chemins de Saint-Nicolas, de Caude-Côte et des Fontaines. La toponymie actuelle en conserve le souvenir au Chemin du Prêche. Il avait remplaçé le temple précédent détruit par une tempête en 1606 et fut en service jusqu'au 28 juin 1685, date de sa fermeture par décision de justice, puis la Révocation de l'Édit de Nantes entraînera sa démolition.

Armes de la famille Le Balleur, source X Gille

Nicolas Le Balleur, premier échevin de Dieppe, capitaine d'une compagnie de bourgeois, ambassadeur en Angleterre est anobli par le roi Henri IV, en 1589. Ecuyer, Seigneur de Boscherville, il portait les armes suivantes : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux étoiles d'argent (alias d'or, Charles d'Hozier) et d'une molette du même en pointe. On lui connaît un fils, Pierre. Un Claude l'ancien, protestant, est cité en 1596 et 1608. Il pourrait s'agir de l'ancêtre de Judith.

Ascendance de Judith Le Balleur, source X Gille

La famille Mel, marchands et armateurs dieppois, aurait été fondée par un écossais qui obtint ses lettres de naturalités en 1558. Elle était donc sans doute protestante dès l’origine. En 1600-1601, Michel Mel, Ancien de l’église, écuyer et sieur d’Estrimont, loue à la communauté un terrain au faubourg de la Barre pour y établir un Temple. Ce projet reçoit l’aval du roi par un arrêt de 17 avril 1601. Le temple s’effondre lors d’une tempête, vers 9 heures du matin, le 27 mars 1606, alors que les fidèles sont rassemblés ensevelissant 80 personnes, dont 32 trouvèrent la mort, notamment Michel Mel. C’est la première mention d’E(s)trimont, lieu-dit de Bailly-en-Rivière, à 18 km à l’est de Dieppe. Ce Michel semble être le père du Michel qui figure dans l'arbre ci-dessus.

Armes (d'Hozier) : Parti de gueules et d'argent à un écusson aussi parti de l'un dans l'autre, accompagné de huit coquilles, 3 en chef, 2 aux flancs et 3 en pointe, le tout de l'un dans l'autre

Une notice détaillée sur la famille Mel est en préparation.

Armoiries de la famille Mel (Normandie), source X Gi

Jacques Desenne, grand père maternel de Judith Le Balleur, était commandant de navire. Ayant porté assistance à divers navires anglais au cours de ses voyages dans la mer des Antilles, il obtint, en février 1653, une licence du Conseil d'État du Commonwealth pour commercer avec la partie anglaise de l'île Saint-Christophe. En février 1656, il reçut une seconde licence pour commercer avec la Jamaïque, récemment prise aux Espagnols. Peu de temps après, il appareillait de Dieppe, d'abord à destination des Petites Antilles françaises. En juillet, il se trouvait dans le port jamaïquain de Cagway. En octobre 1657, étant en Angleterre, il sollicita le renouvellement de sa licence afin de pouvoir commercer sans interruption avec la Jamaïque, ce qui lui fut accordé le même mois. En décembre, il était à Dieppe où il recruta des engagés pour Saint-Domingue en prévision d'un autre voyage en Amérique. En mai 1659, à la Jamaïque, il acheta pour 400 £ le navire flessinguais De Nieuw Tuin, capturé par le capitaine John Lloyd, commandant du The Diamond. Fin septembre, il appareillait de Cagway, avec le Nieuw Tuin qu'il avait rebaptisé La Bonaventure. Ce bateau était certainement une flûte hollandaise navire marchand armé typique de la moitié du XVIIe siècle.

Pour plus de détails sur la famille Desenne, consultez la notice :

 

Marie Marthe SIMON (1728-1809)

 

Marie Marthe Simon, fille de Jacques et Marie Ansel, naît à Dieppe le 7 octobre 1728 et est baptisée le lendemain à St-Rémy. Elle est dentellière. Elle épouse Clément II Gille à St-Rémy, le 21 avril 1750. Elle meurt 1 Rue du Cul-de-Sac à Dieppe, le 19 janvier 1809.

L'ascendance paternelle de Marie Marthe se trouve à Ricarville-du-Val, village situé dans la vallée de la Béthune à 18 km au SE de Dieppe. Jacques, fils de Jacques et Marguerite Haudue, y naît le 31 juillet 1697. Cabaretier et bourrelier, il est le premier de la lignée à s'établir à Dieppe où il épouse en premières noces Adrienne Leroy à St-Rémy, le 5 novembre 1725. Elle meurt le 26 septembre 1727, dix jours après avoir accouché d'une fille baptisée Marguerite. Jacques se remarie avec Marie Ansel à St-Rémy, le 18 novembre suivant. Les remariages étaient souvent très rapides à cette époque. Ils ont une fille, Marie Marthe, et un fils, Pierre Jacques, avant le décès prématuré de Jacques, le 19 novembre 1730. Il est enterré le même jour à St-Rémy.

Jacques Simon père, fils de Jean et Marguerite Patin, naît à Ricarville-du-Val, vers 1673. Il est "laboureur" et signe les actes. Il épouse en premières noces Marguerite Haudu(e), le 5 mars 1696. Ils n'ont que trois enfants. Elle meurt, le 17 janvier 1713, et il se remarie avec Catherine Prévôt, le 19 juin suivant, dont il a également trois enfants. Il meurt à Ricarville-du-Val, le 6 mars 1748.

 

Jean Simon naît vers 1638 et meurt à Ricarville-du-Val, le 27 février 1698.

L'ascendance maternelle de Marie Marthe Simon se trouve à Neuville-lès-Dieppe, paroisse voisine de Dieppe, de l'autre côté de l'Arques, près du Pollet. Sa mère, Marie Marthe Ansel naît à Neuville,  le 3 mai 1688. Elle signe.

Michel Ansel, fils de Jean et Jeanne Mouchy, naît à Neuville, vers 1646. Sa profession n'est pas connue. Il épouse en premières noces Marie Térin à Dieppe St-Jacques, le 29 janvier 1698. Ils ont deux fils. Il se remarie à Neuville avec Marie Réchet, fille de Vincent et Marie Piedroy, le 9 août 1676. Ils ont huit filles et deux fils. Ni Michel ni ses épouses ne signent mais sa fille Marie Ansel signe. Michel meurt à Neuville, le 19 juin 1706. Marie Réchet meurt à Neuville, le 17 janvier 1742.

 

Jean Ansel naît vers 1602 et meurt à Neuville, le 13 octobre 1680.

Ascendance de Marie Marthe Simon, source X Gille
 

Bonne DAVID (1757- ?)

 

Bonne Reine David, dernière fille de Simon et Suzanne Lecoup, naît au Pollet, le 11 août 1757 et est baptisée deux jours après à Notre-Dame-des-Grèves. Elle épouse vers 1779 Clément III Gille. Elle meurt après son mari. Son acte de décès n'a pas été trouvé.

L'ascendance paternelle de Bonne se trouve au Pollet, sur l'autre rive de l'Arques. Son père, Simon, boucher au Pollet, naît vers 1720. Il épouse en premières noces à Neuville Marie Madeleine Lemitre, le 18 février 1744. Ils ont un fils l'année suivante et Marie Madeleine meurt peu après l'accouchement. Il se remarie à Dieppe St-Rémy avec Suzanne Lecoup, le 14 juin 1745. Ils habitent Grande Rue, au Pollet, et leurs huit enfants sont baptisés à Notre-Dame-des-Grèves. Suzanne meurt le 14 août 1757, trois jours après la naissance de Bonne. Simon épouse en troisièmes noces à Dieppe St-Jacques Marie Asseline, le 15 septembre suivant, 31 jours après le décès de Suzanne !

Nicolas David, père de Simon, naît au Pollet le 5 avril 1682. Il épouse à Dieppe, St-Rémy, Marguerite Colignon, fille de Jacques et Geneviève Duchâteau, le 12 juillet 1711. Ils sont tous deux illettrés. Curieusement, les baptêmes de leurs enfants, sauf un, n'ont pas été trouvés à Neuville-Le Pollet.

 

Les parents de Nicolas, Jean, fils de Jean et d'une épouse inconnue, et Catherine Dessault/Dessaux, fille de Thomas et Laurence Denis, se marient au Pollet, le 16 octobre 1676. Ils ont huit fils et deux filles. Jean David signe.

Ascendance paternelle de Bonne David, source X Gille

L'ascendance maternelle de Bonne se trouve à Etalondes, près du Tréport. Suzanne Lecoup, fille de Jacques et Marie Aden y naît le 19 septembre 1716. Elle est la dernière des six enfants du couple. Elle signe.

 

Jacques, fils de Roch et Jeanne Lambard, naît à Etalondes, le 17 août 1668. Maçon, il épouse à Etalondes Marie Aden fille de Jean et Catherine Dolique, le 22 octobre 1710. Il meurt à Etalondes, le 6 avril 1716. Marie Aden y meurt, le 17 mai 1720. Les hommes Lecoup et Aden signent.

Ici s'achève la partie relative à la branche de Haute-Normandie de la famille Gille.

Ascendance maternelle de Bonne David, source X Gille
 
 

BRANCHE GATELIER (Paris)

 

Françoise GATELIER (1788-1867)

 

Ce patronyme est parfois écrit avec deux "t" ou deux"l".

 

Françoise, fille de Martin et Françoise Lecourt, nait à Saint-Malo, le 11 octobre 1788.  Elle épouse                        à Rennes, le 13 mai 1812. Elle y meurt le 13 mars 1867.

Martin Gatelier (1752-1811)

 

Fils de Jean Baptiste et Jeanne Desormes, il naît à Tours, le 24 juin 1752, et est baptisé le lendemain à St-Clément.

 

Le 15 novembre 1778, un Martin Gatelier "de France" épouse à Providence, Rhode Island, dans ce qui est encore une colonie anglaise, Susannah Lancashe. Le mariage est célébré à la Congregational Church "on the West Side of the River". Il n'est pas certain que ce soit notre Martin  mais c'est probable. On ne sait rien de plus sur Susannah et d'éventuels enfants.

Le 1er avril 1780, Martin Gatelier rejoint le Régiment de Saintonge (85e Régiment d'Infanterie de Ligne), un des quatre régiments placés sous le commandement du comte de Rochambeau pour soutenir les insurgés américains. Le régiment est commandé par le colonel Adam-Philippe, comte de Custine. L'embarquement à lieu à Brest, en mai, et le débarquement, à Newport, en août. Le régiment passe l'hiver à Providence. L'histoire ne dit pas si Martin y retrouve son épouse Susannah. Le 21 juin 1781, il fait route vers le Sud et arrive en face du camp anglais de Yorktown à la fin du mois de septembre. Il se distingue lors de la fameuse bataille de Yorktown (28 septembre-19 octobre) qui se termine par la reddition de Lord Cornwallis, décisive pour la victoire finale des insurgés. 

Le régiment passe l'hiver à Yorktown avant de revenir à Providence en novembre 1782. Le mois suivant, il embarque à Boston en direction des Antilles Françaises et revient à Brest en juillet 1783. Martin est finalement libéré de ses obligations militaires, le 14 décembre 1783.

 

Adam Philippe de Custine (1742-1793)
Uniforme du régiment de Saintonge
Bataille de Yorktown (1781)
Drapeau d'ordonnance du régiment de Saintonge
Employé des Fermes du Roi

Martin trouve un emploi dans "les Fermes du Roi", compagnies privées qui prenaient en bail la levée de l’impôt. Ils versaient au roi une somme forfaitaire et percevaient ensuite pour leur compte l’impôt royal dans toute l’étendue du royaume. L’institution de la Ferme Générale fut mise en place par Colbert en 1681, avec regroupement de plusieurs impôts royaux : aides, gabelles, domaines, traites et entrées. Par la suite, elle fut étendue aux poudres et aux tabacs. En 1774, le bail de La Ferme Générale assurait 152 millions de livres de recettes à l’État et comptait 87 “fermiers généraux”. Pour assurer la levée de l’impôt auprès des français ils étaient amenés à recruter de nombreux employés, aussi dénommés collecteurs. Ces employés étaient armés ce qui explique l'emploi d'anciens militaires comme Martin. Comme il était basé à Saint-Malo, on peut penser qu'il y faisait fonction de douanier.

 

On ne sait si son épouse américaine était décédée ou s'il en avait divorcé lorsqu'il épouse à Saint-Malo Françoise Lecourt, le 10 janvier 1785. Leurs deux fils et trois filles aînés naissent à Saint-Malo. La Révolution lui fait perdre son emploi et on le retrouve à Rennes comme aubergiste (1794) puis instituteur (1798), où naissent leurs deux dernières filles. Martin meurt à Saint-Malo, le 31 juillet 1811, il est dit "écrivain".

Jean Baptiste Gatelier, fils de Pierre et Marie Biseray, naît à Paris, paroisse St-Nicolas-des-Champs. Médecin, il épouse à Toul                                , le 13 janvier 1748. Ils ont un premier fils, Jean Baptiste, en 1749 à Metz. Martin naît en 1752 à Tours, puis on perd leur trace. Jean Baptiste père est mort avant 1785, mais on ne sait pas où.

Pierre Gatelier et Marie Biseray se sont mariés par contrat du 9 août 1707 à Paris devant Me Auger.

 

Comme pour la plupart des familles parisiennes, les recherches sont bloquées du fait de la destruction de l'état civil et des registres paroissiaux lors des soubresauts révolutionnaires du XIXe siècle.

 

RAMEAU DESORMES (Auvergne)

 

Jeanne DESORMES (1726-1814)

 

Fille de Jean et Sébastienne Gérard, elle naît à Toul, le 30 avril 1726. Elle y épouse Jean Gatelier, le 13 janvier 1748. Elle meurt à Rennes, le 13 mars 1814.

Jean Desormes (1698-1758)

 

Fils de Mathieu et Anne Philibert, il naît à Toul, le 28 août 1698. Il y épouse Sébastienne Gérard, le 22 juillet 1721. Ni l'un ni l'autre ne signent mais Jean apprendra plus tard à le faire. Il est d'abord manouvrier, puis charpentier, puis tireur (marchand ?) de vin. Le couple à six fils, dont cinq meurent en bas âge, et trois filles. Jean meurt à Toul, le 6 décembre 1758.

Mathieu Desormes (~1650-1723)

 

Fils de Jean, il naît à St-Flour (Auvergne), au village de Lacoste, vers 1650 (pas de registre). Il s'établit à Toul vers 1681 et y épouse Anne Philibert, le 8 février 1684. Il est illettré, maître charpentier et scieur de planches. Ils ont six fils et trois filles. Il meurt à Toul, le 13 janvier 1723.

Signature de Jeanne Desorme, source archives départementales

RAMEAUX GERARD & PHILIBERT

(Lorraine)

 

Sébastienne GERARD (1701-1782)

 

Fille de Claude et Mansuette Chenot, elle naît à Toul, le 6 septembre 1701. Elle y épouse Jean Desormes, le 22 juillet 1721, et y meurt le 19 novembre 1782.

Claude Gérard (1671- ?)

 

Fils de Claude et Barbe Manoncourt, il naît à Toul, le 12 août 1671. Il y épouse Mansuette Chenot, fille de Jean, tailleur, et Marie Vallot, veuve de Humbert Boulanger (épousé à Toul, le 25 novembre 1687, dont postérité), le 19 septembre 1695. Il est vigneron puis manouvrier. Ils ont au moins un fils et cinq filles.

Signature de Claude Gérard, source archives départementales

Claude Gérard (1643-1711)

Fils de Laurent et Pacquotte Hutin, il naît à Toul, le 19 avril 1643. Il épouse Barbe Manoncourt, fille de Laurent et Marguerite Masson, vers 1667. Ils ont six filles et huit fils, dont seul Claude, semble-t-il, soit arrivé à l'âge adulte. Claude est d'abord vigneron et en même temps marchand tireur d'armes (maître d'armes). En 1690, il est sergent au régiment de Boufflers (infanterie), créé en octobre 1688. Louis François, duc de Boufflers, brigadier de dragons, le 12 mars 1675, maréchal de camp, le 25 février 1677, lieutenant général, le 15 octobre 1681, maréchal de France, le 27 mars, 1693.

Louis François de Boufflers par H. Rigau

Anne PHILIBERT (~1661-1731)

 

Fille de Philibert, maître charpentier, et de Marguerite Chardot, elle naît vers 1661. Elle épouse Mathieu Desormes, vraisemblablement employé de son père, à Toul, le 8 février 1684. Elle y meurt le 29 mai 1731.

RAMEAU LECOURT (Artois)

 

Françoise LECOURT (1757-1841)

 

Fille de Ferdinand et de Marie Dolé, elle naît à Rothéneuf (Bretagne), le 7 mai 1757. Elle épouse Martin Gatelier à St-Malo, le 10 janvier 1785. Elle y meurt le 27 décembre 1841.

Ferdinand Lecourt (1716-1786)

Fils de Pierre et de Marie Anne de Bailleul, il naît à Bucquoy (Artois), le 20 août 1716. Il épouse Barbe Dollé à St-Servan, le 20 août 1748. Outre deux enfants morts à la naissance, ils quatre fils et quatre filles. Il est employé des fermes du Roi. Les  fermes étaient chargées du recouvrement des impôts et taxes. Il était probablement "douanier". En effet, après leur mariage, ils vivent sur la côte, d'abord à St-Cast avant de s'installer à Rothéneuf vers 1750. Ils y demeurent au moins jusqu'en 1764. Par la suite, il vit à Saint-Malo jusqu'à sa mort.

Il est d'abord dit « écuyer sieur de(s) Fontaine(s) », titre que reprend plus tard son fils aîné, mais au mariage de Françoise, il est « écuyer seigneur de Billot ». Ce second titre sera porté par la suite par son deuxième fils. Les Fontaines et Billot sont peut-être des terres nobles situées en Artois. Il existe un Font (Fontaine ?) Billot près de Bucquoy et divers lieux-dits les Fontaines dans la région.
 

 


Pierre Lecourt/Decour (~1673-1735)

Sa paroisse d'origine, probablement située dans l'Artois, reste inconnue. Beaucoup de registres de cette région ont disparu lors des guerres du XVIIe siècle. On le trouve à Bucquoy, avec son épouse Marie Anne de Bailleul, à partir de 1712. Leurs cinq filles et trois fils y naissent. Son nom est alors généralement orthographié Decour. Il meurt à Bucquoy, le 19 août 1735.

Marie Anne de Bailleul (~1681-1770)

Née vers 1681, de Joseph et Thérèse Billaud, elle épouse en premières noces Jean Denis de Villars, capitaine au régiment de la Marche, donc probablement noble. Après son remariage avec Pierre Lecourt/Decour, elle vit à Bucquoy. En 1748, elle réside à Pas-en-Artois où elle est cabaretière avant de revenir à Bucquoy où elle meurt, le 2 mars 1770.

Joseph de Bailleul ( ? - 1718)

Il est bailli de Courrières mais semble avoir vécu à Hénin-Liétard, où seraient nés ses enfants (absence de registres). Il finit ses jours à Bucquoy, le 4 octobre 1718.

Signature de Ferdinand Lecourt, source archives départementales
Signature de Marie Anne de Bailleul, source Arcives départementales
 

RAMEAU DOLLE (Manche)

 

 

Barbe DOLLE (1725-1803)

 

Ce rameau est normand de la Manche, plus précisément de Villedieu, Villedieu-les-Poêles depuis 1962, et des environs. Le terroir appartenait à l'origine à l'abbaye aux Dames de Caen. La paroisse de Villedieu créée vers 1130, dépendait alors de  Saultchevreuil appelé Siennestre. Le lieu qui allait devenir Villa Dei fut alors donné par Henri Ier Beauclerc aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui administra longtemps la ville dont les habitants ne payaient pas d'impôts. C'est au XVIe siècle que des fondeurs venus de Lorraine s'installèrent à Villedieu, connue jusqu'à nos jour pour ses dinandiers et ses fondeurs de cloches.

Barbe, fille de Jean Baptiste et de Barbe André, naît à Villedieu, le 13 mars 1725. Elle épouse Ferdinand Fiquémont à Saint-Servan, le 20 août 1748. Elle meurt à Saint-Malo, le 7 thermidor an XI (26 juillet 1803).

Jean Baptiste Dollé (1694-1748/54)

Fils de Julien et Françoise Duval, il naît à Villedieu, le 21 décembre 1694. Il est fondeur, de cuivre ou de bronze, spécialité de la ville. Il y épouse Barbe André, le 2 décembre 1713. Ils ont six filles et six fils, dont neuf se marient ce qui est plutôt élevé pour l'époque. Il meurt entre 1748 et 1754.

Julien Dollé (1673-1709)

Fils de Jean et Nicole de Carolles, il naît à Villedieu, le 26 février 1673. Il épouse en premières noces à Saultchevreuil-du-Tronchet Perrine Ruelle, qui meurt le 6 janvier 1693 à Villedieu, vraisemblablement en couches. Il se remarie à Villedieu avec Françoise Duval, le 19 novembre 1693. Ils ont un fils et trois filles. Il meurt à Villedieu, le 5 novembre 1709.

Dinanderie de Villedieu, source internet
Signature de Jean Dollé, source Archives départementales
Signature de Julien Dollé, source Archives départementales

Jean Dollé

 

Fils de Jean et Claire Bigot, il naît à Sainte-Cécile, à trois kilomètres à l'est de Villedieu, dans les années 1640. il y épouse en juillet 1669 (attestation de bans par le curé de Villedieu le 6 juillet), Colasse de Carolles. On ne leur connait que deux fils et une fille. La date de son décès reste inconnue.

Jean Dollé (1610/15-1694)

Fils de Jean et Anne Besnières, il naît à Sainte-Cécile vers 1610-15. Il y épouse en premières noces, dans la première moitié des années 1640, Claire Bigot. Ils ont au moins trois fils et deux filles.  Il se remarie à Villedieu avec Marguerite Delépine, native de la Lande-d'Airou, le 15 mai 1664, et meurt à Villedieu, le 3 janvier 1694.

Jean Dollé

Natif de Sainte-Cécile, il y épouse Anne Besnières, fille de François et une Marguerite, entre 1610 et 1615. On leur connait quatre fils et cinq filles.

Ascendance patronymique de Barbe Dollé, source X Gille

Claire Bigot (1612-~1663)

Fille de Jean et Damienne Gâteblé, elle naît à Sainte-Cécile, le 18 juillet 1612.

Jean semble être fils de Pierre et Laurence Vimont. Il épouse Damienne Gâteblé  vers 1661. Elle s'était mariée en premières noces avec François de Carolles, dont elle avait eu deux filles.

 

Colasse de Carolles (1642/51-1700)

Probablement fille de Gilles et Colasse Bessin, elle naît à Sainte-Cécile entre 1643 et 1651. Elle meurt à Villedieu, le 2 avril 1700.

Gilles, né vers 1609/1614 est probablement le fils d'un autre Gilles et de Gillette Le Cellier, fille de René.  Marié avant 1633 avec Colasse Bessin, il en a au moins deux fils et trois filles.

Françoise Duval (1669-1708)

Fille de Julien et Gillette Coudray, elle naît à Villedieu le 9 juin 1669. Elle y meurt le 23 novembre 1708.

La paroisse d'origine de Julien Duval n'est pas connue. Ce n'est pas Villedieu. Né vers 1630, il épouse Gillette Coudray à Villedieu, le 19 novembre 1656. On leur connait trois fils et quatre filles.

Gillette Coudray (1633/38-1695)

Probablement fille de Jean et Philippine Le Beurier, elle naît à Villedieu vers 1635. Elle y meurt le 4 février 1695.

Jean Coudray est probablement le fils d'un autre Jean, fils de Jean, et d'une demoiselle Pâté, fille de Julien, et de Françoise Le Pallier.

Signature de Barbe Dollé, source Archives départementales

BRANCHE MONTEMBAULT (Orne)

 

 

Les origines de cette branche normande se trouvent dans un rayon de 20 km autour de Chanu dans l'Orne. La paroisse était partagée deux tiers-un tiers entre le prieuré dépendant de l'abbaye de la Belle-Etoile à Cerisy et les seigneurs de La Fresnaye, issus de puissantes familles normandes.

L'activité sidérurgique est attestée dès le début du XIIe siècle. Au milieu du XVe siècle les Briosne, Leprince et Chancerel de Chanu, sont férons. Ils produisent le fer à partir du minerai de Beaumont à Saint-Rémy-sur-Orne. Ce métier d'artisan qualifié est héréditaire, organisé et protégé. La production de fer exige une grande quantité de bois et place les férons sous la dépendance des propriétaires des forêts, les nobles. Avec l'invention
du haut-fourneau, la noblesse, seule capable d'investir les capitaux qu'elle exige, s'empare de la production du fer. Les férons vont alors se spécialiser dans la production de clous, adaptée au fer cassant des forges de Larchamp et d'Halouze. Les cloutiers perdent progressivement leur indépendance et deviennent ouvriers pour le compte de  marchands qui leur fournissent le fer. En 1723, la zone cloutière de Chanu et son centre de commerce Tinchebray sont connus dans tout le royaume. Au XIXe siècle, concurrencés par les pointes fines de l'Aigle, les cloutiers de Chanu se reconvertissent progressivement dans la serrurerie et la quincaillerie.

Région de Chanu (Orne)
Familles de Chanu depuis 1325, source Archives départementales

La carte ci-contre montre les hameaux de Chanu avec les familles qui les occupaient, auxquelles ils ont souvent donné leurs noms. On y retrouve une grande partie des familles de l'ascendance Montembault, lesquelles comptaient de nombreux cloutiers : Anger, Angérard, Aubrière, Briosne, Chancerel, Delarchamp, Hardouin, Havas, Hélie, Hergault, Jardin, Leprince, Planson.

Le métier de cloutier, source internet

Adèle MONTEMBAULT (1819-1897)

Fille de Jean Baptiste et de Jeanne Dâtin, elle naît à Saint-Hilaire-du-Harcouët, le 11 octobre 1819. Elle y épouse le jeune Emile Gille, apprenti horloger chez son père, le 19 juin 1836. Bien que domiciliée à Rennes, elle meurt à Saint-Quay-Portrieux, le 21 août 1897. Sur la photo ci-contre, elle ne paraît pas respirer la joie de vivre.

 

Jean Baptiste Montembault (1785-1835)

 

Fils et dernier enfant de Denis et Marie Hélie, il naît à Chanu le 21 avril 1785. Horloger, il épouse Jeanne Dâtin à Saint-Hilaire-du-Harcouët, le 9 novembre 1818. Ils ont une fille et un fils. Il meurt Grande Rue à St-Hilaire, le 1er décembre 1835. Toute son ascendance se trouve à Chanu et dans les environs.

Adèle Montembault, source archives familiales

Denis Montembault (1743-1808)

Fils de Jean et Madeleine Aubrière, il naît à Chanu, le 18 février 1743. Vraisemblablement cultivateur, il est lettré et dit Sieur de la Planche, sans doute un hameau disparu de Chanu.  Il épouse à Chanu Marie Hélie, le 16 juillet 1765. Ils ont trois fils et quatre filles. Il est propriétaire à Vaubaillon, hameau au nord-est de Chanu, à son décès, le 14 septembre 1808.

Jean Montembault (1717-1765)

Fils de Denis et Charlotte Hélie, il naît à Chanu le 26 mai 1717. Il épouse Madeleine Aubrière à Chanu, le 11 septembre 1736. Ils ont cinq fils et trois filles. Seuls deux de leurs fils, Denis, Sieur de la Planche, et Jean, Sieur de la Maçonnière, ont eu une postérité. Ces "titres", nullement aristocratiques, désignent des propriétaires terriens. Ces Montembault étaient donc des cultivateurs, propriétaires de leur terre et éduqués. Jean meurt à Chanu, le 15 octobre 1765.

 

Denis Montembault (1689/90-1742)

Fils de Jean et Noëlle Aubrière, il naît à Chanu vers 1689/90 (registre lacunaire). A son mariage avec Charlotte Hélie, le 24 novembre 1706, il est simple journalier mais il signe l'acte. On leur connaît trois filles et trois fils. Il meurt à Chanu, le 14 avril 1742.

Jean Montembault (1667-1739)

Fils aîné de Pierre et Anne Limodin, il naît à Chanu, le 14 janvier 1667. Il épouse Noëlle Aubrière, le 20 novembre 1687. Ils ont huit fils et cinq filles, mais seuls deux des fils ont eu une postérité. Il meurt à Chanu, le 27 juin 1739.

Pierre Montembault (1618- >1687)

Fils d'Olivier et Guillemine Leprince, il naît à Chanu, le 14 janvier 1618. Marchand ce qui peut signifier cultivateur, il épouse en premières noces Jeanne Briosne, le 1er mars 1642. On ne leur connaît qu'une fille et un fils. Veuf en janvier 1660, il se remarie, le 20 mai suivant avec Anne Limodin. Ils ont trois fils et quatre filles, dont cinq auront une postérité.

Olivier Montembault (~1585-1651)

Fils de Jean et d'une mère inconnue, il naît à Chanu vers 1585. Il épouse Guillemine Leprince, le 8 janvier 1611. On leur connaît huit filles et trois fils, dont sept auront une postérité, ce qui est une proportion élevée pour l'époque. Il meurt à Chanu, les Bissons, le 11 janvier 1651.

Signature de Denis Montembault, source Archives départementales
Signature de Jean Montembault, source Archives départementales
Ascendance patronymique d'Adèle Montembault, source X Gille

RAMEAU LEPRINCE (Orne)

 

La famille Leprince est présente à Chanu depuis au moins le XIVe siècle. C'est une famille de ferons et de cloutiers. Elle est composée de multiples branches, l'une d'elle ayant été anoblie sous le nom de de Princé.

 

Guillemine LEPRINCE (~1590-1661)

 

Fille de Denis, fils de Gilles, et de Françoise Leprince, fille de Jacques, elle naît à Chanu vers 1590. Elle épouse Olivier Montembault, le 8 janvier 1611 et meurt à Chanu, le 25 novembre 1661.

Nous allons retrouver la famille Leprince dans les autres familles alliées aux Montembault ci-dessous.

 

RAMEAU LIMODIN (Orne)

 

La présence de cette famille à Chanu est avérée dès 1440.

Anne LIMODIN (1630-1714)

Fille de Marin et de Marquise Guyot, elle naît à Chanu le 20 janvier 1630. Elle épouse en premières noces, Germain Leprince dont elle a trois filles et un fils. Veuve en septembre 1658 elle se remarie avec Pierre Montembault, le 20 mai 1660. Elle meurt à Chanu le 1er octobre 1714.

 

Marin Limodin (~1610-1677)

 

Peut-être fils de Simon et Guillemine Anger, il naît à Chanu vers 1610. Il épouse Marquise Guyot vers 1628-29. On leur connait deux fils et deux filles. Il meurt à Chanu le 30 janvier 1677.

 

RAMEAU AUBRIERE (Orne)

 

Il s'agit également d'une ancienne famille de cloutiers  de Chanu, où elle est connue dès 1418. Il existe un hameau l'Aubrière à Chanu et un autre dans la paroisse voisine de Landisacq. Les deux sont proches et situés entre les deux villages. Ils sont certainement à l'origine du patronyme de la famille.

Il y a deux alliances Montembault-Aubrière, Jean et Noëlle en 1687, et Jean et Madeleine en 1736. On trouve également dans l'ascendance Hélie (voir ci-dessous) un mariage de Denis Hélie avec Julienne Aubrière en 1634. Noëlle, Madeleine et Julienne sont des parentes éloignées.

Noëlle AUBRIERE (1669-1711)

Fille de Siméon et Judith Chancerel, elle naît à chanu le 28 avril 1669. Elle contracte mariage avec Jean Montembault le 20 octobre 1685. Elle apporte en dot : 500 £, dont 50£ le jour du mariage puis 50£ annuellement, et  "un lit garni de couette traversier, oreillers, castalogue (?), courtine et rideaux de toilles, deux habits l'un de vair de nopces avec un cotillon de dessous, et l'autre de sarge de laine, un manteau de drap de couleur et un capot au choix de ladite fille, deux vaches et une génisse, trente livres de vaisselle d'étain commun ouvré, un grand et ... coffre de bois de chesne fermant à clef et un trouceau à la discrétion de la mère de ladite fille" le tout livrés le jour des épousailles. Elle n'a que 16 ans aussi le mariage n'a lieu que deux ans plus tard, le 20 novembre 1687. Elle meurt à Chanu, le 4 avril 1711.

Siméon Aubrière (1637->1737)

Fils de Robert et Jeanne Delarchamp, il naît à Chanu, le 22 novembre 1637. Marchand, illettré, il épouse Judith Chancerel le 1er novembre 1661. On leur connaît quatre filles et un fils. Il est encore vivant en 1707.

 

Robert Aubrière (~1611-1669)

 

Fils de Guillaume et de Roberte Hélie, il naît à Chnau vers 1611. Il épouse Jeanne Delarchamp vers 1634. On leur connaît deux filles et trois fils. Il meurt à Chanu, le 20 avril 1669. Jeanne, fille de Jean et Isabeau Lefevre, est née à Chanu vers 1611-16. Elle meurt à Chanu, le 30 août 1680.

Avant de remonter plus haut, voyons l'ascendance de Madeleine.

 

Madeleine AUBRIERE (1716-1784)

 

Fille de François et Marie Hardouin, elle naît à Chanu, le 2 octobre 1716. Elle est issue d'une lignée de cloutiers, tous lettrés. Elle épouse Jean Montembault, le 11 septembre 1736. Elle meurt à Chanu, le 11 octobre 1784.

François Aubrière ( 1690-1740)

Fils aîné de Guillaume et Marie Caillebotte, il naît à Chanu vers 1690. Il épouse Marie Hardouin, le 14 octobre 1711. Ils ont au moins trois filles et un fils, mais seule Madeleine aura une postérité. François meurt à Chanu, le 22 avril 1740.

Guillaume Aubrière (1668-1713)

Fils de Jean et Michelle Havas, il naît à Chanu, le 14 novembre 1668. Il épouse Marie Caillebotte à Larchamp, le 4 juin 1689. Ils ont trois fils et six filles. Il meurt à Chanu, le 2 mai 1705.

Jean Aubrière (1644-1706)

Fils de Richard et de Guillemine Hubert, il naît à Chanu, le 11 septembre 1644. Il épouse en premières noces Michelle Havas, le 21 janvier 1668. Ils ont cinq fils et deux filles, dont cinq auront une postérité. Veuf en mars 1700, il se remarie avec Marie Chancerel, veuve de Gabriel Garnier, cloutier, le 10 octobre 1702. Jean meurt à Chanu, le 10 mai 1706.

Richard Aubrière (~1607-1672)

 

Il semble être le fils de Guillaume et de Roberte Hélie. Né vers 1605-10, il épouse Guillemine Hubert, vers 1635. Ils ont au moins quatre filles et deux fils. Il meurt à Chanu, le 18 février 1672. Guillemine, fille de Gilles et Marquise Lecornu, fille de Denis, est née à Chanu, le 25 septembre 1608 et y est morte, le 15 février 1672.

 

A ce niveau les deux rameaux se rejoignent :

 

Guillaume Aubrière

Peut-être fils d'un autre Guillaume et de Germaine Huet, il épouse vers 1590-95 Roberte Hélie, fille de Noël, fils de Julien, née à Chanu vers 1575.

Guillaume et Germaine Huet semblent avoir eu un autre fils :

 

Gilles Aubrière (?-1614)

 

Il épouse en premières noces Julienne Leprince, peut-être fille de Jacques, qui serait donc la tante maternelle de Guillemine Leprince (voir ci-dessus). On leur connaît six fils et deux filles. Veuf en septembre 1612, il se remarie avec Françoise Hardy (rien à voir avec une certaine chanteuse), le 6 novembre 1613, et meurt le 26 octobre 1614.

Pierre Aubrière (<1588-1657)

Il semble bien être le fils de Gilles et de Julienne Leprince. Il épouse Julienne Angérard, peut-être fille d'un Jean et d'une Françoise, avant 1607 dont il a au moins cinq fils et deux filles. Il meurt à Chanu, le 27 septembre 1657, et son épouse le 20 décembre 1653.

Julienne AUBRIERE (1611-1674)

 

Fille des précédents, elle naît à Chanu, le 27 juin 1611. Elle y épouse Denis Hélie vers 1634 et y meurt le  6 juillet 1674.

Michelle HAVAS (1642-1700)

 

Fille de Pierre, cloutier, et de Jeanne Delahaye, elle naît à Chanu, le 21 mars 1642. Elle épouse Jean Aubrière, le 21 janvier 1668 et meurt à Chanu, le 24 mars 1700. Son ascendance tant paternelle que maternelle se trouve à Chanu (cf. tableau ci-dessous).

Ascendance de Michelle Havas, source X Gille

Judith CHANCEREL (~1638-1707)

 

Fille de Jacques et Gillette Doisnel, elle naît à Chanu vers 1638. Elle épouse Siméon Aubrière, le 1er novembre 1661 et meurt à Chanu, le 6 décembre 1707. Jacques Chancerel, fils de Pierre et d'une Damienne, naît à Chanu, le 14 décembre 1601, et y meurt le 29 août 1661. De son mariage avec Gillette Doisnel, on ne connaît que deux filles et un fils.

Marie CAILLEBOTTE (1668-1743)

 

Fille de Nicolas et Julienne Chancerel, elle naît à Chanu, le 20 mai 1668. Elle épouse Guillaume Aubrière, le 4 juin 1689 et meurt à Chanu, le 11 avril 1743. Son ascendance paternelle se trouve à Ger. Dans son ascendance maternelle à Chanu, on retrouve les familles Chancerel et Hélie (cf. tableau ci-dessous).

Ascendance de Marie Caillebotte, source X Gille
Descendance de Guillaume Aubrière, source X Gille

Marie HARDOUIN (1688-1761)

 

Fille de Pierre et Anne Tabesse, elle naît à Chanu, le 6 février 1688. Elle contracte mariage en avril 1711 avec François Aubrière. Sa dot s'élève à 400 £ en numéraire, payables par versements annuels de 40 £ à compter du jour du mariage, plus 50 £ sous forme de meubles, linge et habits. Le mariage est célébré le 14 octobre 1711. Elle meurt à Chanu, le 22 avril 1740.

 

ASCENDANCE PATERNELLE

Pierre Hardouin ( 1645-1707)

Fils de François et Guillemine Huet, il naît à Chanu, le 16 avril 1645. Il y épouse Anne Tabesse, le 16 novembre 1669. Ils ont six filles et deux fils. Son épouse étant décédée en 1695, il se remarie, le 13 août 1697, avec Agnès Guesdon. Il meurt à Chanu, le 18 février 1707.

François Hardouin (~1590/95-~1651)

Fils de Pierre, peut-être fils d'un Thomas, et Jeanne Briosne, il naît à Chanu vers 1590-95. Il y épouse en premières noces Mahée Havas, le 20 octobre 1615, dont il a trois filles et trois fils. Son épouse étant morte en avril 1627, il se remarie avec Guillemine Huet, le 22 juillet 1627. Ils ont au moins trois fils et deux filles. Il meurt à Chanu entre 1649 et 1653. Guillemine, fille de Robert, meurt le 25 août 1670.

ASCENDANCE MATERNELLE

 

Elle est d'un niveau social plus élevé et même, en partie, noble.

Anne Tabesse (~1645-1695)

Fille de Jacques et de Suzanne Duchemin, elle naît à Cerisy vers 1647. Elle meurt à Chanu, le 18 décembre 1695.

Jacques Tabesse (~1624-1695)

Peut-être fils d'Antoine et Anne Rabache, il naît vers 1624. Tabellion, Sieur du Hamel (Cerisy) et de la Mare (Caligny ou St-Pierre-d'Entremonts). Il épouse Suzanne Duchemin vers 1646. On leur connaît quatre fils et deux filles, tous nés à Cerisy. Il meurt à Cerisy, le 25 janvier 1695.

FAMILLE DUCHEMIN

Suzanne Duchemin (~1625-1708)

D'une famille de noblesse de robe, fille de Pierre et d'Anne Dupin, elle naît vers 1625 à Tinchebray. Elle meurt le 27 octobre 1710 à Cerisy.

Pierre Duchemin

Fils de Bertrand, Sr du Tourné (Tinchebray), et de Marie Masseron. Avocat, Sr du Rocher (Tinchebray), élu en l'élection de Vire et de Condé, il épouse Anne Dupin le 17 mai 1611 à Céaucé. Ils ont sept filles et trois fils. Il meurt à Tinchebray, entre 1648 et 1651. C'est son frère aîné, Adrien, receveur des Tailles en la vicomté de Mortain qui hérita de la seigneurie du Tourné.

Les armes de la famille ne sont pas complètement connues : de (couleur inconnue), à trois coeurs de (couleur inconnue), posés deux et un.

Anne Dupin

Fille de Jean, écuyer, Sr de la Servière (Céaucé), et de Yolande Maillard. Son père était le fils de Guillaume, Sr de la Gânerie (Céaucé) et Jeanne Cairon, titre qui passa à son fils aîné, Jacques. La famille Dupin était une famille de petite noblesse d'épée. Ses armes étaient : d'argent, au lion de gueules, couronné d'or (d'Hozier). Le manoir de la Gânerie, juste au nord du bourg de Céaucé existe toujours.

Armoiries de la famille Dupin (Normandie), source X Gille

Yolande Maillard

Née vers 1565, elle est très probablement la fille de Jacques, Sr de Loraille (St-Roch-sur-Egrenne) et du Fiège (Torchamp) et de Michelle Pitart, vraisemblablement de la famille des Sieurs de Jumilly, Chênesec, St-Hilaire, Boudé etc. C'était deux familles de petite noblesse d'épée. Les armes des Maillard étaient : d'argent, à trois maillets de sable, posés deux et un (d'Hozier). Celles des Pitart : d'azur, à l'épervier d'argent, lié et grilleté d'or, tenant entre ses griffes une perdrix de même (Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne).

Armoiries de la famille Maillard (Normandie), source : X Gille
 

RAMEAU HELIE (Orne)

 

 

A COMPLETER

Cette famille, nombreuse et ramifiée, est présente à Chanu dès le début du XVIe siècle. Il y a deux alliances Hélie-Montembault, Charlotte et Denis en 1706 et Marie et un autre Denis en 1765. Le lien  entre Charlotte et Marie n'a pas pu être établi. L'ascendance de Marie, est une famille de notaires, d'un niveau social plus élevé que celle de Charlotte. On trouve encore quatre autres alliances de la famille Hélie dans notre ascendance.

Charlotte HELIE (~1690-1740)

Fille de Charles et Jeanne Chancerel, elle naît à Chanu vers 1690. Elle y épouse Denis Montembault, le 24 novembre 1706. Elle meurt à Chanu le 27 février 1740.

Charles Hélie (1642-1702)

Fils de Jacques et Françoise Fourey, il naît à Chanu, le 30 janvier 1642. Il est cloutier et épouse en premières noces Anne Hergault à Chanu, le 8 octobre 1670, dont il a quatre filles et un fils. Anne décède le 1er janvier 1680, des suites de son dernier accouchement, et Charles convole en secondes noces, le 10 juillet 1681, avec Jeanne Chancerel. Ils ont trois fils, puis deux filles, Charlotte étant la dernière. Il meurt à Chanu le 23 décembre 1702.

Jacques Hélie (? -1702)

Fils de Thomas et de Christine Jardin, il naît, sans doute à Chanu, vers 1620-24. Il est marchand, ce qui signifie probablement dans son cas cultivateur, mais aussi sergent, c'est à dire officier de police. Il est dit Sieur de la Feuillée, lieu-dit disparu où il était propriétaire. Il épouse à Chanu, en août 1640, Françoise Fourey, fille de Julien et Marie Coignard. On leur connaît huit fils et trois filles. Il meurt à Chanu, le 10 novembre 1674.

Thomas Hélie (? -1642)

Probablement fils d'un Julien, Sieur de la Feuillée, il épouse Christine Jardin, peut-être fille d'un Gilles. On leur connaît cinq fils et une fille. Il meurt à Chanu, le 4 août 1642.

Julien Hélie (? -1605)

On sait peu de choses de ce Julien. Le nom de son épouse reste inconnu. Il meurt à Chanu, le 27 février, 1605. Outre Thomas ci-dessus, il est aussi la père de Noël, qui a d'une épouse inconnue Roberte Hélie, née vers 1575, qui épouse Guillaume Aubrière vers 1590-95 (cf. branche Aubrière).

 

Ascendance de Charlotte Hélie, source X Gille

Dans l'ascendance maternelle de Marie Hélie, la famille Chancerel est une famille de cloutiers de Chanu.

Marie HELIE (1745- ?)

Fille de Pierre et Jeanne Lhomer, elle naît à Chanu le 12 mars 1745. Elle y épouse Denis Montembault, le 16 juillet 1765.

Pierre Hélie (~1715-1780)

Fils de Pierre et de Marie Louise Doisnel, il naît vers 1715 dans une paroisse qui n'a pas été trouvée. Il est notaire royal et dit Sieur du Bourg (de Chanu). Le 26 février 1738, il achète l'office notarial de Charles Moullin, écuyer Sr des Bissons, pour 2700 £, et le 15 décembre 1756 celui de Salomon Gilles Guérin, pour 1600 £. Il épouse à Domfront, le 29 novembre 1742, Jeanne Lhomer. Ils ont cinq fils et six filles à Chanu. Il y meurt, le 28 octobre 1780.

ASCENDANCE PATERNELLE

 

Pierre Hélie (1683- ?)

Fils de Guillaume et de Marie Moullin, il naît à Chanu, le 20 novembre 1683. Il est notaire royal, Sr de Grandpré, localité qui n'a pas été retrouvée. Il épouse en premières noces Jacqueline Aubry à Caligny, le 30 septembre 1706. Ils ont deux fils à Chanu et Jeanne meurt en septembre 1712 en mettant au monde une fille. Pierre se remarie à la Chapelle-Biche Marie Louise Doisnel, déjà deux fois veuve, le 17 juillet 1714. Leur lieu de résidence n'a pas été identifié.

 

Ascendance patronymique de Marie Hélie, Source X Gille

ASCENDANCE MATERNELLE

 

Marie Moullin (1660-1684)

Fille de Pierre et Laurence Hélie, elle naît à Chanu, le 20 mars 1660. Elle contracte mariage avec Guillaume Hélie le 2 août 1676 à la Lande-Patry. Sa dot est de 900 £, dont 100 £ au mariage puis 100 £ annuellement, et un trousseau composé d'un lit garni, de deux coffres de bois de chêne fermant a clef, un grand et l'autre moyen, cinquante livres de vaisselle d'étain, deux vaches et deux génisses, deux habits complets, une cape avec un trousseau de linge à la discrétion de sa mère. Le mariage est célébré le 3 juin 1677. Elle meurt à Chanu, le 26 avril 1684. Elle était lettrée.

Pierre Moullin (1637-1684)

Fils d'Etienne et de Mahée Planson, il naît à Chanu, le 23 août 1637. Boucher, il épouse Laurence Hélie à Chanu, le 11 janvier 1657. On ne leur connaît que deux fils et deux filles. Il meurt à Chanu, le 24 mai 1684.

Etienne Moullin (~1610-1643)

Sa filiation reste inconnue. Né à Chanu entre 1605 et 1615, probablement paysan, il épouse Mahée Planson le 10 janvier 1637. Ils ont un fils, Pierre, et une fille, Jeanne. Il meurt à Chanu, le 28 mai 1643.

Mahée Planson (1613-1676)

Issue d'une famille paysanne de Chanu, fille de Claude et Julienne Briosne, elle naît le 11 février 1613. Après la mort de son premier mari, Etienne Moullin, elle se remarie par contrat du 6 novembre 1647 avec Jean Delarchamp, dont elle a deux filles et un fils. A cet effet, elle se constitue une dot de 250 £. Elle était illettrée. Elle meurt à Chanu, le 1er octobre 1676.

Claude Planson (~1587-1625)

Fils de Pierre et d'une Georgine, il naît vers 1585-90, sans doute à Chanu. De son mariage avec Julienne Briosne, le 19 janvier 1611, sont issus trois filles et trois fils. Il meurt à Chanu, le 24 octobre 1625. Julienne, fille de Noêl, fils de Julien, et de Marie Hélie, est née vers 1592. Julienne se serait remariée tardivement, par contrat du 4 mai 1654 avec François Mengeant puis par contrat du 17 septembre 1654 avec Jacques Dufay, à moins qu'il n'y ait une autre Julienne, fille d'un autre Noël et d'une autre Marie Hélie. S'il s'agit bien de la même Julienne, elle est morte le 13 mars 1666.

L'asendance maternelle de Marie Moullin nous fait retrouver les familles Hélie et Aubrière.

Laurence Hélie (1636-1689)

Fille de Denis et Julienne Aubrière, elle naît à Chanu, le 19 octobre 1636, et y meurt le 1er janvier 1689.

Denis Hélie (1606- ?)

Fils d'Etienne et Jacqueline Havas, il naît à Chanu, le 29 octobre 1606. De son mariage avec Julienne Aubrière, vers 1634, sont issus quatre fils et trois filles. Pour l'ascendance de Julienne, voir ci-dessus.

Guillaume Hélie (~1654-1716)

Fils de Pierre et de Marie Marguerite Durand, il naît à Chanu vers 1654. Notaire, Sr de la Blaire (Chanu), il épouse Marie Moullin à Chanu, le 3 juin 1677. Ils ont une fille et trois fils. Il meurt à Chanu, le 9 octobre 1716.

 

Pierre Hélie

Fils de Guillaume et Jacqueline Delarchamp, il naît vers 1600 à Chanu. Tabellion, Sr du Hamel et de la Blaire à Chanu, il épouse Marie Durand, fille de Gilles et Françoise Gorre, à Chanu, le 13 juillet 1623. Ils ont au moins six fils et deux filles. Il meurt à Chanu entre 1659 et 1667.

Guillaume Hélie (? -1610)

Il semble qu'il était sergent royal en l'élection de Domfront. Il épouse Jacqueline Delarchamp vers 1590, probablement à Chanu. On leur connaît six fils et quatre filles. Il meurt à Chanu, le 2 janvier 1610 et Jacqueline, le 19 octobre suivant.

RAMEAU DÂTIN (Manche)

 

 

Cette famille est originaire de Chèvreville (Manche), établie par la suite à St-Hilaire-du-Harcouët, où les possibilités de recherche sont très limitées du fait de la destruction de la Préfecture de St-Lô par les bombardements alliés de 1944.

Jeanne DÂTIN (1796-1846)

Fille de Julien et Elisabeth Renault, elle naît à St-Hilaire, le 2 novembre 1796 (12 brumaire an V). Elle y épouse Jean Montembault, le 9 novembre 1818 et y meurt le 9 janvier 1846.

ASCENDANCE PATERNELLE

 

Julien Dâtin (1766-1816)

 

Fils de Jacques et Anne Almin, il naît à St-Hilaire, le 24 juillet 1766. Bourrelier, il épouse en premières noces Françoise Brévière. On leur connaît un fils, Nicolas, qui sera notaire. Son épouse étant morte à la fin de 1791, il se remarie, sans doute à St-Hilaire, avec Elisabeth Renault. On leur connaît deux fils et une fille. Il meurt à St-Hilaire, le 23 juin 1816.

Jacques Dâtin (1742-1805)

Fils de Noël et de Marie Hamon, il naît à St-Hilaire, le 5 juin 1742. Bourrelier, il y épouse Anne Almin, fille de Michel et Jeanne Rault, vers 1765. On leur connaît quatre fils, deux bourreliers et deux tanneurs/mégissiers, et deux filles. Il meurt à St-Hilaire, le 13 septembre 1805. Il était dit "Herbechère", hameau de Chèvreville, où son ascendance a pu être retrouvée.

Noël Dâtin

Très probablement fils de  Jacques et Jeanne Lebigot, il naît à Chèvreville où il épouse Marie Hamon mais le registre est lacunaire entre 1690 et 1732. Ils s'établissent à St-Hilaire après leur mariage. On leur connaît quatre fils.

Ascendance patronymique de Jeanne Dâtin, source X Gille

Jacques Dâtin

Fils de Julien et Marie Lepourcelet, il naît à Chèvreville vers 1691. Il épouse à Parigny, le 16 mai 1711, Jeanne Lebigot, fille de Julien et Jeanne Leroy. Ils sont tous deux lettrés, comme le seront tous leurs descendants. On ne leur connaît qu'une fille et deux fils, nés à Chèvreville. Il meurt avant 1733.

Julien Dâtin (1660- ?)

Fils de Jacques et Françoise Lemonnier, il naît à Chèvreville le 16 janvier 1660.

ASCENDANCE MATERNELLE

Elisabeth Renault (1768-1839)

Fille de François et Jeanne Labbé, elle naît à St-Hilaire-du-Harcouët, le 14 février 1768. Elle y épouse Julien Dâtin vers 1791-92 et y meurt, le 27 février 1839.

 

François Renault (1733-1806)

Fils de Gabriel, serrurier, et Marie Roguy, il naît à St-Hilaire, le 22 octobre 1733. Serrurier comme son père, il épouse Jeanne Labbé, fille de Simon, chirurgien, et d'Elisabeth Ménager.  On leur connaît deux filles et un fils. Il meurt à St-Hilaire, le 17 août 1806. Son épouse était décédée le 8 novembre précédent.

 

BRANCHE COSTARD (Bretagne)

 

Anna COSTARD (1851-1935)

Fille d'Anthime et Anastasie Allain, elle naît à Rennes, le 24 octobre 1851. Elle y épouse Adolphe Gille le 15 septembre 1873. Elle meurt à Rennes, le 18 décembre 1935.

Anthime Costard (1816-1871)

Fils de Pierre et Marie Jamaux, il naît à Combourg, le 24 janvier 1816. Horloger, il épouse le 30 juin 1849 à Rennes Anastasie Allain. Ils ont cinq fils, dont deux mariés avec postérité, et cinq filles, dont deux mariées avec postérité. Une troisième fille est devenue religieuse et une quatrième est restée célibataire. Les autres enfants sont morts avant l'âge adulte. Anthime est mort 2 rue Baudrairie à Rennes, le 18 août 1871.

Anna Costard (1873), source archives familiales

Pierre Costard (1788-1820)

Fils de Jean et Louise Davenel, il naît à Combourg, le mai 1788. Tailleur, il y épouse Marie Jamaux, le 12 mars 1803. Ils ont deux filles et un fils. Il meurt à Combourg, le 17 février 1820.

Jean Costard (1760-1812)

Fils de Guillaume et Renée Gérard, il naît à Combourg le 19 janvier 1760. Contrairement à ses parents, il est illettré. Tailleur, il épouse en premières noces à Combourg Louise Davenel, le 9 novembre 1789. Ils ont deux filles et trois fils. Veudf en 1789, Jean se remarie le 20 mai 1790 à Hédé avec Reine Delessard. Ils ont trois filles et un fils. Jean est incarcéré à la Maison de Redressement de Rennes pour une raison encore inexpliquée. Il y meurt le 27 juillet 1812, à l'âge de 52 ans.

Guillaume Costard (1734-1770)

Fils de César et Noëlle Pelé, il naît à Combourg le 11 octobre 1734. Serrurier, comme son père, il épouse Renée Gérard à Combourg, Le 15 novembre 1756. Ils ont trois fils et quatre filles. Guillaume meurt à Combourg, le 18 septembre 1770, âgé de 35 ans. C'est le premier des Costard à signer, ainsi que son épouse, mais leurs enfants étaient illettrés.

César Costard (1704-1756)

Fils de Julien et Jeanne Damour, il naît à Combourg, le 12 juin 1704. Il reçoit les prénoms un peu prétentieux pour sa modeste famille de César Auguste. Serririer, il épouse en premières noces à Combourg, le 4 mars 1726, Noëlle Pelé, dont il a deux fils, une fille et un enfant mort-né. Veuf en 1750, il se remarie à Lanrigan, le 14 mai 1750, avec Marguerite Thébault, veuve d'Eustache Fontaine. Ils ont une fille et un fils. César meut à Combourg, le 16 novembre 1756. Son épouse se remarie en 1766 avec Raoul Labbé.

​Julien Costard (1680- ?)

Fils de Guillaume et Gillette Lecointe, il naît à Meillac, le 12 septembre 1650. A son premier mariage, le 30 août 1703, avec Jeanne Damour, il est dit "habitué" de Combourg depuis longtemps sans autre précision. Son métier est inconnu. De ce premier mariage, il a un fils et une fille. Veuf en août 1708, il se remarie le 1er décembre suivant avec Françoise Tarbourdel dont il a quatre filles. Il est encore vivant au mariage de César en 1726.

Guillaume Costard (1650-1711)

Fils de Briand et de Louise Blanchard, il est baptisé à Meillac le 12 septembre 1650. Son parrain est Guillaume Cobatz, Sieur du Rocher, au service duquel son père pourrait être. Il épouse à Meillac, le 28 avril 1677, Gillette Lecointe qui lui donne quatre fils et deux filles. Veuf en 1686, il se remarie le 28 juin 1687 avec Perrine Denis, dont il a cinq fils et quatre filles plus un enfant mort-né. Il meurt au Bas Boulhart, hameau juste à l'ouest de Meillac, le 2 octobre 1711.

Briand Costard (~1620-1680)

Fils de Julien et Julienne Delamotte, il naît à Meillac vers 1620. Il y épouse en première noces, vers 1644, Louise Blanchard, dont deux fils et une fille. Veuf en 1653, il se remarie avec Marie Le Provost dont il a deux filles et quatre fils. Il meurt à Meillac, le 3 décembre 1680.

Julien Costard (1588-1662)

Deux Julien Costard naissent à Meillac en 1588. Ils sont tous les deux fils d'un Jean. Le premier, le 20 juillet, est fils de Jean et Gillette Letellier, le second, le 3 novembre, est fils de Jean et Julienne Harens. Aucun élément ne permet de savoir lequel des deux est le nôtre. De son mariage avec Julienne Delamotte, avant 1620, sont issus au moins deux fils et deux filles. Il meurt à Meillac , le 4 mars 1662.

Jean Costard

 

Ce peut être soit le fils de Pierre et Gillette Chevalier (B 6 septembre 1646), soit, plutôt, le fils de Thomas et Marie Perrone (B 27 septembre 1553). Ce Jean est soit celui qui est marié à Gillette Letellier, soit celui qui est marié à Julienne Harné ; ils ont tous les deux un Julien en 1588. Tous les premiers Costard étaient illettrés et probablement paysans.

Signature de Guillaume Costard, source Archives départementales
Ascendance patronymique d'Anna Costard, source X Gille
Carte de Cassini Combourg-Meillac, source X Gille

Cette branche est quasi exclusivement bretonne, à l'exception d'un rameau ardennais. Elle se ramifie dans les quatre départements bretons : Finistère, Côtes d'Armor, Ille-et-Vilaine et Morbihan. La famille Costard est originaire de Meillac (Ille-et-Vilaine) où elle est présente dès 1544. En effet, les registres de baptême de cette paroisse débutent en 1544, ce qui est exceptionnel. La famille s'établit au début du XVIIIe siècle à Combourg, puis à Rennes au milieu du XIXe siècle.

RAMEAU DELAMOTTE (Ille-et-Vilaine)

 

 

Julienne Delamotte (1595- ?)

Fille de Julien et Guyonne Ruel, elle est baptisée à Meillac, le 4 octobre 1595. Elle épouse Julien Costard avant 1620.

Julien Delamotte (~1572 -1607)

La famille Delamotte apparaît dans les registres de Meillac en 1586. Les éléments recueillis ne permettent pas de préciser l'ascendance et la parentèle de Julien. Il naît vers 1572 dans une paroisse qui reste inconnue. Il épouse Guyonne Ruel vers 1594.  Ils ont trois filles et deux fils à Meillac. Il meurt le 1er octobre 1607 à Meillac, âgé de 35 ans.

RAMEAU BLANCHARD (Ille-et-Vilaine)

 

 

Louise Blanchard (~1624-1653)

Les Blanchard sont très nombreux dans les registres de Meillac dès 1544. Les lacunes ne permettent pas d'établir la filiation  de Louise. Née vers 1624, elle épouse Briand Costard vers 1644 et meurt à Meillac, le 29 janvier 1653.

RAMEAU LECOINTE (Ille-et-Vilaine)

 

Gillette Lecointe (1651-1686)

Les Lecointe sont aussi très nombreux dans les registres de Meillac dès 1544. Gillette, fille de Mathurin et Jeanne Horvais est baptisée le 2 avril 1651. Elle épouse Guillaume Costard le 28 avril 1677. Elle meurt à Meillac, le 22 décembre 1686.

Mathurin Lecointe (1601-1688)

Fils de Guillaume et Françoise Quercu, il est baptisé à Meillac, le 14 octobre 1601. Il épouse en premières noces, vers 1638, Vincente Godé, dont il a un fils et une fille. Veuf en 1645, il se remarie vers 1647 avec Jeanne Horvais, dont il a trois filles. Il meurt à Bonnemain le 19 janvier 1688.

Guillaume Lecointe

Il semble être le fils de Guillaume et Jeanne Frette. Il épouse d'abord, vers 1589, Andrée Gaulterais, dont un fils. Il se remarie vers 1591 à Meillac avec Françoise Quercu, peut-être fille de Julien et Michelle Leroux. On leur connaît trois fils et trois filles, tous nés à Meillac.

Il s'agit très probablement d'une famille paysanne.

 

RAMEAU DAMOUR (Ille-et-Vilaine)

 

 

Jeanne Damour (1595- ?)

Fille de François et Françoise Thomas, elle est baptisée à Combourg, le 9 juin 1670. Elle épouse Julien Costard, de dix ans son cadet, à Combourg, le 30 août 1703. Elle meurt le 21 août 1708.

François Damour

Probablement paysan. De son mariage, vers 1664 avec Françoise Thomas, sont issus six fils et trois filles. 

RAMEAU PELE (Ille-et-Vilaine)

 

 

Noëlle Pelé (1698-1750)

Fille de Pierre et Guillemette Etasse, elle naît à Combourg, le 19 avril 1698. Elle y épouse César Costard, le 4 mars 1726 et décède le 11 janvier 1750.

Pierre Pelé (~1664-1709)

Fils de Louis et de Noëlle Leclerc, il naît vers 1664. Probablement paysan, il épouse Guillemette Etasse vers 1690. Leurs deux premiers enfants naissent à Lourmais et les deux suivants à Combourg. Il meurt à Combourg, le 8 juillet 1709.

Louis Pelé (~1644-1722)

Fils de Jean et Julienne Belamy, il naît vers 1644, probablement à Lourmais, village juste au nord de Combourg. Il épouse en premières noces Noëlle Leclerc. On leur connait trois fils dont deux Pierre et un Michel. Veuf, il se remarie à Lourmais avec Mathurine Horvais, le 31 juillet 1678. Ils ont trois filles et trois fils. Il meurt à Lourmais, le 18 janvier 1722.

Jean Pelé (1610- ?)

Fils de Julien et Gillette Marias (mariés à Lourmais, le 22 juillet 1603), il est baptisé à Lourmais, le 19 mai 1610. De son mariage avec Julienne Belamy, vers 1629, sont issus trois filles et cinq fils.

Noëlle Leclerc (1667- ?)

Elle semble être la fille Noël de de Mathurine Laîné, dont les ascendances se trouvent à Lourmais. Elle est la première épouse de Louis Pelé et meurt à Lourmais  entre 1676 et 1678.

Ascendance de Noëlle Leclerc, source X Gille

Guillemette Etasse (1667- ?)

Fille de Julien et Guillemette Fauchoux, elle est baptisée à Combourg, le 11 septembre 1667. Elle y épouse Pierre Pelé vers 1690. Elle était encore vivante le 4 mars 1726.

Julien Etasse (1638-1728)

Fils de François et Guillemette Cherbonel, il est baptisé à Combourg, le 1er février 1638. Probablement paysan, il épouse vers 1666 Guillemette Fauchoux, baptisée à Combourg le 12 octobre 1642, fille de François et de Jeanne Odet. Ils ont quatre filles et six fils à Combourg. Il meurt à Combourg, le 29 janvier 1728, à trois jours de son quatre-vingt-dixième anniversaire.

RAMEAU GERARD (Ille-et-Vilaine)

 

 

Renée Gérard (1734-1803)

Fille d'Olivier et Guillemette Buan, elle est baptisée à Combourg, le 19 avril 1734. Elle y épouse Guillaume Costard le 15 novembre 1756 et y meurt le 10 septembre 1803. Elle signait.

Signature de Renée Gérard, source Archives départementales

Olivier Gérard (1705-1774)

Fils de Julien et Guillemette Hochart, il naît à Montreuil-le-Gast, le 11 janvier 1705. Probablement paysan, il épouse Guillemette Buan à Combourg, le 27 juin 1730.  Ils ont trois fils et deux filles. Il meurt à Combourg, le 16 janvier 1774.

Guillemette Buan (1701-1772)

Fille de Jean et Perrine Lhiver, elle est baptisée à Dingé, le 24 mars 1701. Elle épouse Olivier Gérard à Combourg, le 27 juin 1730. Elle y décède le 23 juillet 1772

Jean Buan (1660-1716)

Fils de Julien et Françoise Hannier, il est baptisé à Bazouges-sous-Hédé, le 12 novembre 1660. Il épouse Perrine Lhiver à Dingé, le 25 juin 1697. Ils ont deux fils et cinq filles. Il meurt à Dingé, le 23 décembre 1716. Les familles Buan et Hannier étaient sans doutes paysannes. Julien Buan semble s'être établi à Bazouges-sous-Hédé à son mariage. Sa paroisse d'origine reste inconnue. Les Hannier étaient de Bazouges.

Perrine Lhiver (1675- ?)

Fille d'Alain et Etiennette Bertin, elle est baptisée à Dingé, le 1er décembre 1675. Elle y épouse Jean Buan à Dingé, le 25 juin 1697. Elle était encore vivante le 27 juin, 1730.

Alain Lhiver (1643- ?)

Fils naturel de Julienne et de père inconnu, il est baptisé à Dingé, le 23 octobre 1643. Il épouse en premières noces Etiennette Bertin à Dingé, le 28 janvier 1670. Ils ont un fils et une fille. Etiennette est probablement native de Dingé, vers 1650, mais n'a pu être reliée aux familles Bertin de Dingé. Elle meurt le 14 février 1676 à la métairie de la Farulais. Quelques mois plus tard, Alain vit  au Rocher Taupin, à mi chemin vers Québriac. Il se remarie le 7 février 1679 à Dingé avec Thomasse Lanoé, veuve de Briand Bonazard, âgée de 45 ans. Veuf en 1697, il se remarie à nouveau, le 7 avril 1698, avec Julienne Sevin.

Julienne Lhiver (1622- ?)

Fille de Jean et Raoulette Fretté, elle est baptisée à Dingé, le 15 juillet 1622. Outre Alain, elle a un autre fils, Julien, en 1655, et une fille, Julienne, en 1662, toujours hors mariage.

RAMEAU DAVENEL (Ille-et-Vilaine)

 

 

Jeanne Davenel (1753-1789)

Fille de Gilles et Jeanne Legendre, elle naît à Combourg, le 12 juillet 1753. Elle y épouse Jean Costard, le 9 novembre 1779. Elle meurt le 6 avril 1789, âgée de 35 ans.

Signature de Gilles Davenel, source Archives départementales

Gilles Davenel (~1735-1763)

Fils de Pierre et Gillette Carné, il naît à Combourg vers 1735. Il épouse en premières noces Jeanne Legendre à Bonnemain, le 26 janvier 1751. Ils ont deux filles et deux faux jumeaux. Veuf en 1757, il se remarie à Combourg, le 13 février 1759, avec Anne Lizion. Dont il a trois fils. Il meurt à Combourg le 23 mai 1763. Il signait.

Pierre Davenel (1711-1772)

Dernier fils de Jean et Anne Gommeriel, il naît à Combourg, le 10 avril 1711. Il épouse en premières noces Gillette Carné à Combourg, le 17 janvier 1729. Ils ont six fils et deux filles. Gillette meurt en juin 1759 et Pierre se remarie le 21 août suivant avec Guillemette Bougé, veuve d'Alexis Trémaudan. A nouveau veuf en 1766, il convole une troisième fois, le 26 janvier 1768, avec Guillemette Alligot, veuve. Il meurt à Combourg, le 25 juin 1772. Il signait.

Signature de Pierre Davenel, source Archives départementales

Jean Davenel (1665-1719)

Fils de Noël et de sa seconde épouse, Julienne Dupont, il est baptisé à Trémeheuc, le 24 décembre 1665. Il épouse Anne Gommeriel à Combourg, le 19 juillet 1691. Ils ont quatre fils et trois filles. Il meurt à Combourg, le 29 octobre 1719.

Noël Davenel

Probablement natif de Trémeheuc, il y épouse en premières noces, vers 1655, Anne Cohan qui lui donne deux fils, et en secondes, vers 1657, Julienne Dupont, dont il a trois filles et six fils.

*****

La famille Costard et les familles alliées jusqu'à la famille Davenel sont originaires d'une étroite zone géographique d'Ille-et-Vilaine, entre Rennes au sud et Dol-de-Bretagne au nord. Cette zone s'inscrit dans un rectangle de 35 km du Sud au Nord par 15 km d'Est en Ouest.

Avec les familles alliées suivantes, Jamaux et surtout Allain, l'horizon va s'élargir vers la Manche, les autres départements bretons mais aussi, pour un rameau, vers les Ardennes.

Région d'origine de la famille Costard, source X Gille

RAMEAU JAMAUX (Manche)

 

 

Marie Jamaux (1787-1855)

Fille de Jean et Julienne Met, elle naît à Combourg, le 15 mars 1787. Elle y épouse Pierre Costard, le 12 mars 1813 et meurt à Rennes, le 18 janvier 1855.

ASCENDANCE PATERNELLE

Signature de Marie Jamaux, source Archives départementales

Elle se trouve dans la Manche, à Gathemo, où les registres anciens ont été détruits par les bombardements alliés en 1944 ce qui limite rapidement les recherches.

Jean Jamaux (~1750-1823)

Fils de Guillaume et Marie Barbot, il naît à Gathemo vers 1750. Il "émigre" vers Combourg où il épouse Julienne Met, le 26 janvier 1774. Ils ont sept fils et cinq filles. Il meurt à Combourg, le 22 janvier 1823.

Guillaume Jamaux

Nous ne savons rien de lui hors du fait qu'il habite Gathemo et qu'il épouse Marie Barbot, fille de Noël et Jeanne Aubry, née à Gathemo, le 27 novembre 1721, morte dans cette même commune, le 9 juillet 1805 (20 messidor an XIII).

ASCENDANCE MATERNELLE

Située dans la même zone géographique que l'ascendance des familles Costard et alliées décrite ci-dessus, elle est bien mieux connue que l'ascendance paternelle.

​Julienne Met (1751-1832)

Fille de Pierre et Marguerite Morvan, elle naît à Combourg, le 25 août 1751. Elle y meurt, le 24 mars 1832. Elle était lettrée comme son père et son grand-père.

Pierre Met (1725-1770)

Fils aîné de Pierre et de Marie Clolus et le seul à avoir eu une postérité, il naît à Combourg, le 2 décembre 1712. Il y épouse Marguerite Morvan, le 31 mai 1748. Ils ont deux filles et trois fils. Il meurt avant son père, à 45 ans, le 25 août 1770.

Pierre Met ( 1698-1773)

Fils de Richard et Julienne Routier, il naît à Combourg, le 15 août 1698. Il épouse Marie Clolus à Bonnemain, le 26 novembre 1722. Ils ont huit enfants, dont deux paires de jumeaux qui meurent en bas âge. Pierre meurt à Combourg, le 25 mars 1773.

Signature de Julienne Met, source Archives départementales
Signature de Pierre Met, source Archives départementales
Signature de Pierre Met, source Archives départementales

Richard Met (~1657-1708)

Epoux de Julienne Routier, ils sont originaires d'une paroisse inconnue où naissent leurs premiers enfants. Ils s'établissent à Combourg à partir de 1690. On leur connait cinq filles et trois fils. Julienne meurt à Combourg, le 14 février 1708, et Richard la suit le 29 du même mois.

Marie Clolus (1707- ?)

Fille de Noël et Jeanne Marié, elle naît à Bonnemain, le 16 janvier 1707. A quinze ans, elle y épouse Pierre Met, le 26 novembre 1722. Elle était toujours vivante en 1782. Elle était lettrée.

Noël Clolus (1667-1741)

Fils aîné de Julien et Péronnelle Juhel, il est baptisé à Epiniac, le 17 août 1667. Il s'établit à Bonnemain où il épouse en premières noces Marguerite Jourdan, le 26 février 1696, dont il a deux filles. Veuf le 26 février 1702, il se remarie 17 jours plus tard, le 13 juillet, avec Jeanne Marié. Ils ont trois filles et trois fils. Il meurt à Bonnemain, le 22 août 1741.

Julien Clolus (1634-1716)

Fils de Bernard et Etiennette Courtois, il est baptisé à Epiniac, le 2 juillet 1634. Il épouse en premières noces, avant 1667, Perronnelle Juhel. Ils ont deux fils. Perronnelle meurt des suites de son second accouchement, le 15 mars 1669. Julien se remarie avec Jeanne Potin, le 30 juillet 1672, qui lui donne un fils et cinq filles.

Bertrand Clolus

Il épouse Etiennette Courtois à Epiniac, le 20 septembre 1670. On leur connaît quatre fils et une fille. Etiennette, veuve, meurt à Epiniac, le 8 octobre 1670.

Signature de Marie Clolus, source Archives départementales

ASCENDANCE JUHEL

Elle se trouve  dans la paroisse d'Epiniac. Les Juhel étaient dits Sieurs de la Cour, les Banché Sieurs de la Grivais et les Boully Sieurs de la Morandais. Ces troiss hameaux sont tout proches, entre Epiniac et Bonnemain, non loin de Saint-Léonard où les sépultures ont longtemps été célébrées.

Carte de Cassini Epiniac-Bonnemain, source X Gille

ASCENDANCE MARIE

Les Mariés résidaient au Bois Guihomac, juste au nord du bourg de Lanhélin. Les Pinier étaient Sieurs de la Pierre, hameau de Châteauneuf qui n'a pas été retrouvé. Jean II apparait dans le registre de Bonnemain en 1636. Il réside à Plerguer dès 1638 et jusqu'en 1644 au moins. En 1649, il demeure à Lanhélin avant de revenir plus tard à Bonnemain. Il est dit "Maître" et signe fort bien.

Ascendance de Jeanne Marié, source X Gille

Le titre de "Sieur"  ou de "Maître"ne signifie pas que ces familles appartenaient à la noblesse mais simplement qu'elles étaient propriétaires de leur maison dans les différents hameaux où ils étaient métayers ou fermiers.

Ascendance de Perronelle Juhel, source X Gille

Marguerite Morvan (1730-1788)

Fille de Jean et de Julienne Bernard, elle naît à Combourg, le 8 août 1730. Elle y épouse Pierre Met, le 31 mai 1748, et elle y meurt, le 28 décembre 1788.

Jean Morvan (1694-1743)

Fils de Michel et de Marie Barbot, il est baptisé à Trémeheuc, le 27 octobre 1694. Il épouse à Combourg, le 25 juillet 1725, Julienne Bernard, baptisée à Combourg le 25 juin 1699, fille de Guillaume et de Marie Cousin. Ils ont trois fils et deux filles. Michel meurt à Combourg, le 27 mai 1643.

Michel Morvan (1673-1730)

Fils de Pierre et de Julienne Debas, il est baptisé à Trémeheuc, le 7 mai 1673. Il épouse Marie Barbot à Combourg, le 28 juillet 1693. Ils ont cinq fils et quatre filles. Les deux aînés naissent à Tréméheuc avant qu'ils ne s'installent à Combourg vers 1700. Michel y meurt, le 16 mars 1730.

Signature de Marguerite Morvan, source Archives départementales
Signature de Jean Morvan, source Archives départementales
Signature de Michel Morvan, source Archives départementales

Pierre Morvan (~1631-1703)

Sa paroisse d'origine est inconnue. Les huit enfants de son mariage avec Julienne Debas, probablement fille d'un Guillaume, naissent à Trémeheuc à partir de 1659. Il meurt toutefois à Combourg, le 1er août 1703.

ASCENDANCE BARBOT

 

La famille paternelle de Marie Barbot originaire de Pleine-Fougères (Ille-et-Vilaine). Guillaume est dit Sr de la Claye, située un peu à l'ouest du Bourg. Son fils aîné Jean reprend cette terre tandis que le cadet, François, s'établit à la Grêlotière, à Epiniac, à partir de son mariage en 1627. L'aîné de François, avocat, est Sr de la Grêlotière et de la Morandais, tandis que son cadet, François est simplement Sr de la Morandais (Epiniac). François vit d'abord à Tréméheuc, paroisse de son épouse avant de s'établir à Combourg à partir de 1673.

L'ascendance de la mère de Marie Barbot, Claudine Cohan se trouve à Trémeheuc.

Ascendance de Marie Barbot, source X Gille

ASCENDANCE BERNARD

 

L'ascendance de Julienne Bernard (1699- ?) se trouve à Combourg.

Ascendance de Julienne Bernard, source X Gille

RAMEAU ALLAIN (Bretagne)

 

 

Anastasie Allain (1820-1902)

Fille de René et Euphroisine Fiquémont, elle naît à Rennes, le 9 février 1826. Elle y épouse Anthime Costard, le 30 juin 1849 et y meurt le 27 avril 1902.

René Allain (1792-1852)

Fils de Maudé et Renée Harnay, il naît à Gourin, le 9 octobre 1792. Cavalier dans les armées Napoléoniennes, il aurait fait la guerre d''Espagne. On raconte dans la famille qu'il était estafette et qu'ayant eu à apporter un pli à l'Empereur, il fut tellement intimidé lorsque celui-ci demanda des renseignements qu'il en bafouilla et que l'Empereur excédé demanda : « Pourquoi m'envoie-t-on un imbécile pareil ? ».

Anastasie Allain, source archives familiales

Il est menuisier-ébéniste et vit à Carhaix lors de son mariage avec Euphroisine Fiquémont, le 19 août 1820 à Rennes. Ils vivent ensuite à Rennes où ils ont six fils et cinq filles. Ils changent de nombreuses fois d'adresse : Porte St-Georges (juin 1822), rue St-Germain (mai 1823), rue Neuve des Cordeliers (juillet 1823 à début 1829), 10 rue Martenot (déc. 1829), rue Charles X (fin déc. 1829, mai 1830), rue St-Georges (1831), place St-Georges (jan. 1839), place Ste-Anne (juillet 1839), rue de Paris (juin 1844) et à nouveau place St-Georges (juillet 1844 à son décès en 1852). Il meurt à Rennes, le 22 juin 1752.

Maudé Allain (1752-1820)

Fils de Guillaume et Catherine le Bellour, il naît à Gourin (Morbihan), le 9 août 1752. Sa profession n'est pas connue. Sa signature laisse penser qu'il était franc-maçon. Il est élu officier municipal en 1792. Il épouse en premières noces le 3 août 1774 Mathurine Guichebars, dont il a  cinq fils et une fille. Veuf à la fin de 1786, il se remarie à Gourin, le 11 juillet 1787, avec Renée Harnay. Ils ont également cinq fils et une fille. Il meurt à Carhaix, le 10 avril 1820.

Guillaume Allain (1715-1767)

Fils de François et Françoise Louis, il naît à Gourin, le 7 novembre 1715. Il y épouse Catherine le Bellour, le 8 juillet 1744, dont il a six fils et trois filles. Il meurt à Gourin, en juillet 1767.

 

François Allain (1691-1762)

Fils d'Olivier et Yvonne Thomas, il naît à Motreff (Finistère), le 2 août 1691. Il épouse à Gourin Françoise Louis, le 23 novembre 1712. De cette union sont issus deux filles et quatre fils. François Meurt à Gourin en 1762.

Olivier Allain (~1652-1715)

Il naît à Motreff vers 1652. Il épouse Yvonne Thomas à Carhaix, le 5 février 1685. Leurs quatre fils aînés naissent à Motreff. Ils s'établissent à Gourin à partir de 1695. C'est là que naissent une fille et trois autres fils. Olivier meurt à Gourin, le 7 février 1715.

Ascendance patronymique d'Anastasie Allain, source X Gille

Françoise Louis (1692-1762)

Fille d'Yves et Louise Hamon, elle naît à Gourin, le 19 janvier 1692. Elle y épouse François Allain, le 23 novembre 1712, et y meurt, en 1762.

Yves Louis (1663-1730)

Fils de Louis et Marie Abaléa, il est baptisé à Gourin, le 24 août 1663. Il y épouse Louise Hamon, fille de Pierre et Marie Le Duigou, le 1er février 1691. On ne leur connaît que deux filles. Il meurt à Gourin, le 17 janvier 1730.

Louis Louis ( ? -1667)

Sans doute paysan, il épouse Marie Abaléa à Gourin vers 1649. Benjamine de François et Louise Cadiou, Marie est baptisée à Gourin, le 24 janvier 1627. Ils ont trois filles et sept fils. Louis meurt à Gourin, le 4 mars 1667.

Renée Harnay (1755-1826)

Fille de Jean et Catherine Robin, elle naît à Bannalec, le 2 septembre 1755. Elle épouse en premières noces à Gourin, le 9 février 1774, François Le Cosquer, natif de Gourin, dont elle a trois fils et une fille. Veuve le 4 juillet 1784, elle se remarie, le 11 juillet 1787, avec Maudé Allain. Elle meurt à Carhaix, le 10 avril 1820.

La famille Harnay est une famille de travailleurs du bois qui s'est déplacée à maintes reprises entre l'intérieur des Côtes d'Armor et du Finistère, dans l'ancienne Cornouaille bretonne. La carte ci-contre permet de visualiser leurs pérégrinations.

Jean Harnay (1714-1759)

Fils de Julien et Louise Merlau, il naît à Gurunhuel (Côtes d'Armor), le 30 novembre 1714. Il épouse Catherine Robin à Huelgoat (Finistère), le 21 juin 1734. Leur fille aîné y naît en 1736 ; les quatre suivants, deux fils et deux filles, naissent à Lohuec (Côtes d'Armor) entre 1739 et 1745 ; les trois fils qui suivent naissent à St-Goazec (Finistère) entre 1747 et 1753 ; un enfant mort à la naissance et une fille naissent ensuite à Bannalec (Finistère) en 1755 ; une dernière fille et un dernier fils naissent à Scaër (Finistère) en 1758-59. Jean, d'abord sabotier, est ensuite Adjudicataire des Fermes du Roi, donc chargé de la perception de certains impôts. Il meurt à Scaër, le 18 septembre 1759, trois mois avant la naissance de son dernier fils.

Julien Harnay (1689-1757)

Fils de Guillaume et Marie Le Normand, il naît à Lescoët-Gouarec (Côtes-d'Armor), le 14 août 1689. Il est boisier, c'est à dire scieur de long. Il épouse Louise Merlau à Gurunhuel (Côtes d'Armor), le 20 novembre 1713. C'est là, au hameau de Coat an Hay, que naissent qutre fils et deux filles entre 1714 et 1728 ; les deux fils suivants naissent à Scaër (Finistère) en 1731 et 1733 ; un dernier fils naît à Berrien (Finistère) en 1736. Ils ont aussi une autre fille dont la date et le lieu de naissance n'ont pas été trouvés. Julien meurt à Duault (Côtes d'Armor), le 13 août 1757.

Guillaume Harnay

On ne sait rien de ses origines. Il est charbonnier, fabricant de charbon de bois. Il apparaît, avec son épouse Marie Le Normand, à Lescoët-Goarec en 1689. Leurs quatre aînés, trois fils et une fille y naissent entre 1689 et 1695 ; le fils suivant naît à Locmaria-Berrien (Finistère) en 1697 ; le suivant à Poullaouen (Finistère) en 1701 ; la dernière fille à Gurunhuel en 1703. Il est mort avant son épouse qui décède à Plounevez-du-Faou (Finistère), le 5 septembre 1735.

Famille Harnay.JPG

FAMILLE MERLAU

Famille paysanne des Côtes-d'Armor.

 

Louise Merlau (1699-1777)

 

Fille de Pierre et Louise Le Fol, elle naît à La Harmoye, le 23 janvier 1699. Elle meurt à Belle-Isle-en-Terre, le 10 janvier 1777.

Pierre Merlau

 

D'origine inconnue, il épouse en premières noces Françoise Le Gouelec avec laquelle il semble avoir eu au moins quatre filles et un fils. Il se remarie vers 1688 avec Louise Le Fol. Leurs trois premiers enfants, deux fils et une filles naissent à Canihuel  entre 1689 et 1692 ; Louise naît à La Harmoye en 1699 ; une fille et un fils naissent à Bourbriac entre 1702 et 1705. Il meurt à St-Gilles-Pligeaux, le 1er novembre 1711.

FAMILLE ROBIN

Famille paysanne du Finistère.

Catherine Robin (1717-1784)

 

Fille de Pierre et Marie Le Roux, elle naît à Huelgoat, le 5 février 1717. Elle meurt à Gourin, le 14 novembre 1784.

Pierre Robin ( ~1677-1742)

Fils de Louis et Louise Le Goff, il naît à Berrine vers 1677. Il épouse Marie Le Roux à St-Méen, le 12 février 1703. Leurs trois fils aînés naissent à Plouguin : leurs quatre filles et leur dernier fils naissent à Huelgoat entre 1715 et 1728. Pierre meurt à Huelgoat, le 19 octobre 1742.

Louis Robin (1652-1726)

Fils de Jacques et Isabelle Bernard, il est baptisé à Melgven, le 6 octobre 1652. Sabotier, il épouse Louise Le Goff à Huelgoat, le 23 juillet 1674. Leurs premiers enfants naissent apparemment à Berrien ; les suivants naissent à Huelgoat entre 1678 et 1690. Louis meurt à Berrien, le 27 février 1726.

Jacques Robin (~1608-1674)

Il naît à Melgven vers 1608. Il épouse Isabelle Bernard vers 1635. On leur connait quatre fils et trois filles tous nés à Cadol, hameau de Melgven. Il y meurt, le 10 juin 1674.

L'ascendance de Louise Le Goff se trouve à Landéda, sur la côte nord du Finistère, entre l'Aber Wrac'h et l'Aber Benoît. Celle de Marie Le Roux se trouve à Ploudaniel dans le Léon du côté paternel, et à Plouyé et Spézet du côté maternel.

Ascendance de Louise Le Goff, Source X Gille
Ascendance de Marie Le Roux, source X Gille

Catherine Le Bellour (1722-1773)

 

Fille d'Henri et Marie Le Staër, elle naît à Gourin, le 10 janvier 1722. Elle y épouse Guillaume Allain, le 8 juillet 1743, et y meurt, le 17 mai 1773. Toute son ascendance se trouve à Gourin.

Henri Le Bellour (1681-1726)

Fils d'Yves et Jeanne Le Floch, il naît à Gourin, le 27 février 1681. Il est métayer à Kergoën, hameau proche de Gourin. Il épouse Marie Le Staër, le 14 janvier 1705. Ils ont sept filles et trois fils. Il meurt à Gourin, le 20 avril 1726.

Yves Le Bellour (~1630-1699)

Métayer à Kergoën, il naît vers 1630 et épouse vers 1659 Jeanne Le Floch. De ce mariage sont issus cinq filles et trois fils. Il meurt à Gourin, le 30 mars 1699.

FAMILLE LE FLOCH

Jeanne Le Floch (~1636-1706)

 

Jeanne, fille d'Yves et Marguerite Caourant, naît à Gourin vers 1636. Elle y meurt le 1er octobre 1710.

 

Yves Le Floch

On ne sait quasiment rien de lui sinon qu'il épouse vers 1635 Marguerite Caourant, fille de Pierre et Brigitte Riou,  baptisée à Gourin, le 7 février 1614, et décédée le 4 juin 1692.

 

FAMILLE LE STAËR

C'est également une famille terrienne mais d'un niveau un peu plus élevé.

Marie Le Staër (1683- ?)

Fille de François et Marie Le Guern, elle est baptisée à Gourin, le 11 mars 1683. Veuve d'Henri Le Bellour, elle se remarie à St-Hernin (Finistère), le 20 décembre 1741, avec Alain Jaffré. Elle est troujours vivante à la mort de son second mari, le 27 mars 1753.

François Le Staër (~1644-1714)

 

Fils d'Auffret et Madeleine Le Gall, il naît à Gourin vers 1644. Il y épouse Marie Le Guern, fille de Pierre, le 8 février 1678. On leur connait quatre fille et deux fils. Il meurt à Gourin, le 27 février 1714.

Auffret Le Staër (1610- ?)

Fils de Bizian et de Louise  Sparlec (?), il est baptisé à Gourin, le 13 mars 1610. Son parrain est son grand-père paternel, également prénommé Auffret. Il épouse Madeleine Le Gall vers 1632. On leur connait trois fils et vraisemblablement trois filles. Son cousin germain, Yves Liscoët, Sr de Kergoën, était procureur et greffier civil et criminel.

Euphroisine Fiquémont (1797-1844)

Fille de Louis et de Catherine Bono, elle naît à Rennes, le 17 nivôse an V (4 janvier 1797). Si son ascendance maternelle est bretonne, celle de son père est ardennaise.

A COMPLETER