Odile PINET (1920-2015)

 

Odile Pinet naît, le 8 novembre 1920, 21, Avenue de Villebois-Mareuil à Saint-Nazaire où son père est Ingénieur aux Chantiers de la Loire. La maison existe toujours.

 

Troisième née, après Marcel, né en 1918, et Colette, née en 1919, tous deux dotés de fortes personnalités, c'est une petite fille extrêmement timide.

La famille revient à Paris en 1921. Elle apprend à lire à la maison avec une demoiselle et ses tables de multiplication pendant les vacances, avant de rejoindre, en 1926, sa soeur au Cours Valton, 64 Rue d'Assas. Elle y passe dix ans, de la 10e (CE1) jusqu'au premier baccalauréat. A cela s'ajoutent cours de pianos, de gymnastique suédoise, de rythmique, danses folkloriques ...

 

Pour les vacances de Pâques, séjours dans le Midi, aux Sables-d'Olonne ou en forêt de Fontainebleau ; les grandes vacances, presque toujours en Normandie, à Saint-Aubin ou dans les propriétés louées par ses grands-parents Pinet  pour y rassembler leurs enfants et petits-enfants : Amfréville, Ranville et Cairon (1931 à 1936). Jeux divers, ping-pong, tennis, fêtes, déguisements, kermesses, plage ... Elle conservera toujours de grands souvenirs de ces vacances avec cousins et amis.

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Elle quitte le cours Valton à la fin de la première et entre, comme sa soeur aînée à la Femme Secrétaire où elle apprend la sténo et la dactylographie. Elle suit en plus des cours d'Anglais à l'Institut catholique. Dès ses 18 ans, elle passe son permis de conduire après dix leçons à Rennes-Auto-Ecole. Elle prend quelques cours de danse et est inscrite, avec ses aînés à un rallye dansant rassemblant les enfants des amis de ses parents. La guerre arrive. La famille s'installe à Guérigny (Nièvre), usine où Jean Pinet est mobilisé. En juin 1940, c'est l'exode qui les mène, tant bien que mal, jusqu'à Riom-ès-Montagne. Retour à Paris, sous l'occupation, avec les problèmes d'alimentation et de chauffage.

 

Elle reprend six mois de perfectionnement à la Femme Secrétaire chez Monsieur Blanchon, ingénieur et représentant en matériels pour les sucreries et distilleries. Elle tape à la machine à la maison pour la famille ou des amis et fait des remplacements. Cela durera jusqu’à son mariage.

 

Elle a écrit ses souvenirs de jeunesse. Ils ont été mis en forme et illustrés dans le document suivant :

 

 

 

 

Après la guerre elle rencontre                  , fils aîné de la famille qu'elle a connu à Guérigny, en 1939. Ils se marient, le 14 octobre 1948, à Paris VIe. Le mariage religieux est célébré à Notre-Dame-des-Champs. Ils font un voyage de noces sur la Côte d'Azur. Après son mariage, à part quelques travaux de secrétariat pour son mari, elle se consacre à sa famille et à son foyer. Elle est morte à Nantes, le 30 novembre 2015.

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BRANCHE PINET (Touraine)

 

Jean PINET (1888-1948)

 

Jean Pinet, fils aîné d'Albert et Jeanne Leredu, est né à Paris, le 21 septembre 1888.

 

Ingénieur civil du Génie Maritime en 1911, il fait son servive militaire dans la Marine puis participe à la guerre de 1914-18. Il est gazé en 1917  et finit la guerre à Rochefort.

 

De 1919 à 1921, il travaille aux Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire. Il rejoint ensuite la société de production et distribution de gaz industriel de son père La Fusion des Gaz. Il est volontaire mobilisé en 1939. Après la défaite, il reprend son travail.

 

Il meurt à Paris, le 20 janvier 1948, âgé de 60 ans. Il avait épousé à Paris, le 15 novembre 1916,

 

Sa biographie détaillée est accessible par la Bibliothèque et le lien suivant :

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Albert PINET (1863-1933)

 

Albert Pinet, deuxième fils de François et Euphrasie Rouget, est né à Paris, le 27 octobre 1863. Il épouse                                 , le 5 octobre 1887, à Paris Xe.

 

Après ses études, il entre dans la société de fabrication de chaussures de son père. Il travaille un an en Allemagne et un an en Angleterre pour y apprendre les langues et le métier. Il fait ensuite son service militaire dans l'Artillerie. Il travaille dans la maison F. Pinet jusqu'à sa vente, en 1905. Il est ensuite Président de la Fusion des Gaz, société de production et de distribution de gaz et d'électricité, et d'autres sociétés. Juge au Tribunal de Commerce de la Seine depuis 1908.

 

Il est officier d'artillerie pendant la guerre de 1914-18 (Croix de Guerre, Légion d'Honneur). Après la guerre, il rassemble une intéressante série de photos dans un album dont une version révisée est accessible par le lien suivant :

 

Il est mort à Paris, le 25 octobre 1933, dans sa 70ème  année.

 

Sa biographie détaillée est accessible par la Bibliothèque et le lien suivant :

Albert Pinet (1923), source X Gille

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François PINET (1817-1897)

 

François Pinet, fils de François et Jeanne Chevergne, est né à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire), le 19 juillet 1817.

 

Orhelin à treize ans, il devient Compagnon Cordonnier du Devoir, sous le nom de Tourangeau la Rose d'Amour, en 1936. A la fin de son Tour de France, il s'établit à Paris. Il travaille un temps comme voyageur de commerce pour une maison de chaussures, participe activement aux évènements de 1848, puis crée sa propre société de fabrication de chaussures pour femmes, en 1855 : la Société des Chaussures F. Pinet. Elle se développe rapidement et devient l'une des maisons les plus en vue de Paris et exporte dans le monde entier.

 

François Pinet se révèle styliste de talent, industriel innovateur, commerçant avisé et patron philanthrope.

 

Il est mort à Paris, le 8 juin 1897, âgé de 80 ans. Il avait épousé à Paris, le 19 mai 1858,                                        .

 

Xavier a écrit la biographie de cet homme étonnant. Elle a été publiée en mai 2011, aux Editions Hugues de Chivré.

 

 

 

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Les premiers PINET

 

La famille Pinet est tourangelle aussi loin qu'il a été possible de remonter. Le premier acte relatif à la famille est le mariage  de François Pinet avec Marie Lerond, le 28 octobre 1678, à la paroisse Saint-Denis de Tours.

"Le vingt et huictiesme jour d'octobre mil six cents soixante et dix huict apres la proclamation d'un ban canoniquement fait en l'eglise de St Denys de Tours sans opposition veu la dispense des deux autres en datte du vingt cinq du present mois signé Michel Archevesque de Tours et plus bas Petit j'ay curé dud. St Denys admis a la benediction nuptiale François aagé de trente et trois ans ou environ fils de Sebastien Pinet et de Marie Ganier et Marie Lerond veuve de deffunct Medard Nau vivant Me boullanger en cette susd. ville le d. mariage celebré en la presence du pere de lad. epouse qui a dit ne scavoir escrire de ce enquis et des proches parens ou amis soubsignes avec moy susd. curé
Signé : Panezé, Paifu- (?), H Riviere."

Ce premier François Pinet, fils de Sébastien et Marie Gasnier est donc né vers 1745. Son acte de baptême n'a pas été trouvé. Il est boulanger, comme le premier mari de Marie Lerond. On peut imaginer qu'il travaillait pour lui. Après sa mort, il aurait pris sa place à la boulangerie et dans le lit de sa veuve. On note que ni l'un ni l'autre ne signe.

François et Marie Lerond  ont un premier fils, François II, à Tours Saint-Denis, à la suite de quoi on perd leur trace. François II est présent au second mariage de son demi-frère, Médard Nau, le 6 décembre 1706. Il demeure toujours paroisse Saint-Denis. On le retrouve ensuite à Sonzay, pour son mariage avec Marie Fouquereau, le 16 février 1711. Son père est présent, ainsi que sa soeur Anne. Sa mère est décédée. François II et sa soeur signent. Il est boulanger, comme son père.

 

François II et Marie Fouquereau ont quatre filles, puis quatre fils, tous baptisés dans l'église de Sonzay (ci-dessous). François meurt à Sonzay, le 30 janvier 1752.

L'aîné des fils, François III, est baptisé à Sonzay, le 15 mai 1717. Il est menuisier, et épouse Geneviève Gousserie, le 16 février 1746, à Château-la-Vallière, village où la famille est désormais établie. François III signe. il meurt à Château-la-Vallière, le 22 avril 1789, à 72 ans.

 

De ce mariage sont nés quatre garçons et trois filles. L'aîné des garçons, François IV, nait à Château-la-Vallière, le 11 mars 1747. Il est d'abord menuisier, comme son père, avant de devenir maître boulanger, comme son grand-père. Il épouse Françoise Galland à Château-la-Vallière, le 3 février 1775. Sa boulangerie est place du marché au Bled (actuellement 4 place d'Armes, ci-joint). Il est élu au conseil municipal de la commune, le 2 février 1790, et décède le 12 juillet 1792.

François IV et Françoise Galland ont eu cinq filles et quatre fils. Les deux premiers fils, prénommés François sont morts en bas âge. C'est le troisième, François V, né le 21 mars 1789, qui poursuit la lignée. Son père étant décédé prématurément, sa mère doit céder la boulangerie et placer ses enfants en apprentissage. François V est placé chez un cordonnier  et il est illettré, contrairement aux trois générations qui l'ont précédé. Il est enrôlé en 1808 ou 1809.

Le 14 janvier 1812, il épouse à Saint-Christophe-sur-le-Nais, Françoise Bruant, fille d'un cordonnier. Elle meurt, le 17 septembre suivant et il repart à l'armée. Le 6 Juillet 1814, il reçoit son congé de réforme du conseil d'administration du 12e Régiment de Tirailleurs. Le 7 juin 1815, il épouse   Jeanne Chevergne à Château-la-

Vallière. Il y est cordonnier jusqu'à début des années 1820. Entre 1824 et 1827, il est garde du château du Viviers des Landes appartenant à un Anglais, Monsieur Holland, situé sur la commune de Cléré-les-Pins. Après le décès de sa seconde épouse, en 1827, il revient à Château-la-Vallière et reprend son métier de cordon-nier. Il épouse en troisièmes noces Françoise Chartier, le 8 février 1830 à Joué-lès-Tours, mais meurt, à peine six semaines plus tard, à Château-la-Vallière, le 31 mars 1830, âgé de 41 ans.

François VI Pinet, fils de François V et Jeanne Chevergne, né le 19 juillet 1817 à Château-la-Vallière, est celui qui deviendra fabricant de chaussures (voir ci-dessus).

Château-la-Vallière

 

Située à 33 km au Nord-Ouest de Tours, tout près de la Sarthe et du Maine-et-Loire. La ville existe déjà sous le nom de Castelli en 978. La ville de Chasteaux, fief des Alluye puis des Bueil, bâtisseurs du château de Vaujours à 3 km au Sud-Est, est terre d’Anjou et relève de l’élection de Baugé (Maine-et-Loire).

 

Ce fief, racheté par Louis XIV avec d’autres terres adjacentes, est érigé en duché-pairie, en 1667. C’est le cadeau de rupture du roi à sa maîtresse, Louise Françoise de la Baume le Blanc, qui devient duchesse de laVallière et de Vaujours. C’est alors que la ville prend son nom actuel.

 

Une forge est installée depuis 1640 à Château-la-Vallière, à proximité de l’étang du Val Joyeux, retenue d’eau du bar­rage sur la Fare. Elle sera en activité deux siècles et fonctionne à partir de minerais de la région. L’affinage est fait dans la bourgade voisine de Villiers-au-Bouin. La production en 1750 est de 150 tonnes.

Au XVIIIe siècle, la population est composée des employés des forges, de ceux du duché, d’artisans et de marchands. Les terres étant constituées essentielle­ment de forêts et de landes, on ne compte qu’une vingtaine de petites fermes. Le nombre de feux était de 98 en 1687, de 115 en 1760. On compte environ 600 habitants au début du XIXe siècle. La région est incorporée au département d’Indre-et-Loire en 1791.

 

Le fief de Château-la-Vallière, laissé à l’abandon, est finalement vendu en 1815 par Amable Emilie de Châtillon, duchesse d’Uzès, née la Baume le Blanc, à Thomas Stanhope-Holland, un anglais. Celui-ci fait reconstruire entièrement le château du Vivier des Landes, sa résidence située à 6 km au Sud de Château-la-Vallière, à partir d’éléments pris au château de Vaujours. Il emploie comme garde François V Pinet dans les années 1820. Après plusieurs ventes, le château et les terres, couvrant 4800 hectares, sont adjugés, en 1837, à un autre anglais, Charles-Barres Baldwin, pour la somme de 1 820 000 francs. Il les revend, en 1841, au comte de Tarde. Le château du Vivier des Landes, connu aujourd’hui sous le nom de château des Sept-Tours, est devenu un hôtel-golf tandis que le château de Vaujours n’est plus que ruines.

 

Dans le cimetière de Château-la-Vallière, il reste une tombe au nom de Pinet, celle d’une lointaine cousine, Honorine Pinet, veuve André.

 

Marie Lerond, fille de Charles, maître cordonnier, et Claude Mallart, est baptisée à Tours, paroisse Saint-Saturnin (ancien église des Carmes), le 17 juin 1655.

 

Elle épouse dans la même paroisse, le 20 javier 1674, Médard Nau, maître boulanger. Elle a une fille, Marie, l'année suivante, puis un fils, Médard, un an plus tard. Elle est a nouveau enceinte quand son mari décède, le 25 juillet 1677. Elle accouche d'un deuxième garçon, Jean, le 18 octobre suivant. Il meurt à l'âge d'un an.

 

Le 28 octobre 1678, Marie épouse en l'église Saint-Denis François I Pinet, compagnon boulanger. C'est vraisemblablement lui qui avait assuré le fonctionnement de la boulangerie après le décès de Médard Nau. Il était temps qu'ils se marient car leur fils, François II Pinet, nait le 24 janvier suivant, moins de trois mois après le mariage de ses parents.  

 

Médard Nau fils, maître boulanger comme son père, se mariera deux fois et aura huit enfants de sa seconde épouse, Marie Françoise Petit, tous baptisés à Notre-Dame de l'Escrignole (vestiges de cette église au 3 Place Châteauneuf).

Marie LEROND (1655- ?)

 

Le père et le grand-père paternel de Marie Lerond étaient cordonniers, tandis que son grand-père maternel était  boulanger comme ses deux maris. Les mariages au sein d'une même profession étaient fréquents à l'époque. Après la naissance de son fils François, on perd sa trace. Elle est morte au mariage de François.

 

 
 

Marie FOUQUEREAU (1680-1768)

 

Marie Fouquereau, fille de François et Madeleine Besnard est baptisée à Luynes, le 16 juin 1680.

 

Le village de Luynes et son château sont situés sur la rive Nord de la Loire, un peu en aval de Tours. C'est le fief de Charles d'Albert, favori de Louis XIII, qui l’érige en duché-pairie, en 1619. Marie de Montbazon, veuve du premier duc et grande comploteuse contre le roi et Richelieu, se remarie avec le duc de Chevreuse, cadet de la famille de Guise. En l’absence de fils de ce second mariage, le deuxième duc de Luynes devient également duc de Chevreuse et de Dampierre. Le château est aujourd’hui la propriété du 12ème duc de Luynes, duc de Chevreuse, marquis d’Albert, prince de Neufchâtel et de Vallengin, comte de Tours et de Dunois.

François Fouquereau, fils d'Antoine et de Jacquette Bourgaud, est baptisé à Luynes, le 5 juin 1643. Il est maître passementier, comme son frère aîné Antoine, et peut-être leur père. L'industrie de la soie s'était développée à Tours sous l'impulsion de Jacques Coeur, grand argentier de Charles VII. Luynes, proche de Tours, s'était spécialisée dans la passementerie, activité complémentaire de la soie.

François Fouquereau épouse en premières noces, Louise Feuillais,  le 3 octobre 1667. Ils ont trois enfants. Après le décès de Louise,, le 7 décembre 1671, il se remarie avec Madeleine Besnard, dont il a quatre enfants, Marie étant la dernière. Le fils de François, René, et son gendre, Sylvain Delanoué, prennent sa suite comme maîtres passementiers. Au mariage de René, en 1702, la famille réside toujours à Luynes, mais Marie Besnard meurt à Sonzay, en 1704. Marie épouse François II Pinet à Sonzay, le 16 février 1711. François Fouquereau  meurt à Sonzay, en 1722. Marie y meurt, en 1768.

Geneviève GOUSSERIE (1724-1799)

 

Geneviève Gousserie naît à Château-la-Vallière, le 24 janvier 1724. Elle y épouse François III Pinet, le 16 février 1746. Elle y meurt, le 15 germinal an VII (4 avril 1799). Son ascendance maternelle se trouve à Château-la-Vallière mais son ascendance paternelle est à Ambillou et Pernay, à une quinzaine de km au Sud-Est.

La paroisse de naissance de Jean Gousserie, le père de Geneviève, n'est pas connue. Ses parents, Jean et Catherine Fournier se sont mariés à Ambillou, le 27 juin 1661. Ils ont deux filles à Ambillou, en 1663 et 1667, avant de s'établir dans une autre localité, où naissent leurs autres enfants.

 

Jean Gousserie, né vers 1678, épouse Anne Fossé à Château-la-Vallière, le 20 octobre 1722. Elle a 23 ans de moins que lui. Il est archer de maréchaussée.

 

L'édit du 9 mars 1720 met en place, le long des grands chemins, de petites brigades de 3 officiers et 5 cavaliers ou archers de maréchaussée. Ils couvraient un rayon de 4 à 5 lieues autour de leur base, soit entre 40 et 60 kilomètres. La gendarmerie actuelle fonctionne toujours sous ce système. L'édit précise aussi la tenue réglementaire des archers :

 

  • un justaucorps (ou habit) de drap bleu doublé de rouge,

  • parements rouges,

  • boutons et galons d'argents,

  • aiguillettes de soie blanche,

  • chapeau à trois cornes bordé d'un galon d'argent (le tricorne appelé «lampion»),

  • cocarde noire en 1756 puis blanche à partir de 1769

  • bandoulière de buffle de quatre pouces et demi de large bordé d'un galon d'argent

  • ceinturon de buffle de deux pouces et demi de large bordé d'un galon d'argent,

  • manteau bleu avec parements rouges,

  • de cheval en drap bleu bordée d'un galon blanc, housse

  • chaperon ou fourreau de pistolet avec un bordé et un galon de soie blanche

  • bottines à boucles en cuivre (en 1756 on y substitua la botte molle avec manchettes)

  • veste et culotte chamois drap de Sedan.

Les familles Fossé, Guillon, Jouin, Duval, Eschard et Morillon dans l'ascendance maternelle de Geneviève Gousserie, sont toutes de Château-la-Vallière. René Fossé, son grand-père était hôtelier et maître cordonnier. La profession de son père, René, n'est pas connue, mais son grand père Jean Fossé était sellier.

 
 

BRANCHE GALLAND (Anjou)

 

Françoise GALLAND (1748-1805)

 

L'ascendance de Françoise Galland, épouse de François IV Pinet au Nord-Est du duché d'Anjou, au Lude et à Sarcé pour le côté paternel, à Aubigné-Racan et Meigné pour le côté maternel. Ces paroisses, comme Château-la-Vallière, relevaient, sous l'Ancien Régime, de la Sénéchaussée angevine de Baugé. 

 

Jean de Daillon (1423-1482) est devenu Seigneur du Lude en 1447. Son descendant, Henri (1622-1685), Duc et Pair de France en 1675, Grand-Maître de l'Artillerie de France, étant décédé sans héritier mâle, la seigneurie passe à son neveu Antoine de Roquelaure. Vendue en 1751, elle appartient aujourd'hui à la famille de Nicolaÿ.

Les membres de la famille de Daillon et certains de leurs alliés sont régulièrement parrains et marraines aux baptêmes de leurs nombreux collaborateurs et fermiers, dont plusieurs membres des familles qui nous intéressent.

 

La ville du Lude avait un bailli et juge ordinaire, office qui a été tenu par une succession de membres des familles qui nous intéressent : Jean Pescherard (1559-1566) puis son gendre, Jacques Gaultier (1568-1569) ; Pierre Dupont (1572-1595) puis son gendre, François Desbois (1601-1605) ; Antoine Villais (autour de 1609), Charles de La Forge (1612-1631) puis son cousin François Desbois (1632-1676). Le bailli était un officier de basse justice placé sous l’autorité du Parlement. Ils supervisaient les prévôts. 

Le Lude avait aussi un grenier à sel, avec tous les offices vénaux qui lui sont liés : président, procureur, receveur, contrôleur, greffier, lieutenant etc., bel exemple de la multiplication des offices afin d’alimenter le trésor royal. Beaucoup de ces offices ont été tenus par des membres des familles de de l'ascendance. Certains ont également acquis des offices anoblissants de « conseiller du roi ». La cure du Lude a été tenue successivement par deux Desbois, Jacques de 1594 à 1649 puis Pierre de 1649 à 1706.

 

Titulaires d’offices, fermiers des comtes du Lude ou autres, la plupart des membres des familles qui nous intéressent, femmes comprises, savent lire et écrire et signent les actes. On voit fréquemment leurs enfants signer les actes dès l’âge de douze ou treize ans.

 

Registres : ils débutent en 1557 pour les baptêmes, en 1596 pour les sépultures et en 1600 pour les mariages, ce qui est relativement exceptionnel. Les registres contiennent de nombreux actes relatifs aux familles Daillon et Roquelaure. Au XVIe siècle, les garçons ont souvent deux parrains et une marraine, tandis que les filles ont un parrain et deux marraines. Le nom des filles est régulièrement féminisé : Guiot en Guiotte, Marchand en Marchande, Prodhomeau Prodhomelle, Le Cocq en La Cocyne etc. Les sépultures d’enfants en bas âge ne sont généralement pas enregistrées.

Ascendance de Marie Pescherard au Lude :

L'ascendance paternelle de Françoise Léger est à Aubigné-Racan, tandis que son ascendance maternelle, Letourneau et alliés, est à Baugé et à Meigné-le-Vicomte.

Ascendance de Marie Léger, source X Gille
 

BRANCHE CHEVERGNE (Maine)

 

Jeanne CHEVERGNE (1795-1827)

 

La branche Chevergne, anciennement Cheverne, est originaire de petits villages du Maine. La famille  Chevergne est originaire d'Averton au nord-est de la Mayenne. Ils s'établissent dans le village voisin de Gesvres à partir de 1691, berceau des familles Ribot, Lechapt et Leroyer. On les retrouve à partir de 1720 dans la Sarthe, à Mézières-sous-Lavardin, puis Saint-Jean-d'Assé un peu au Nord du Mans (cf. carte ci-dessous) et enfin Chouzé-le-Sec (Indre-et-Loire).
 

Ce sont des familles de paysans ou de bûcherons/charbonniers. Au XVIIIe siècle elles ont été attirées à Château-la-Vallière par le travail offert par les forges qui s'y étaient ouvertes au milieu du XVIIe siècle. La chauffe des forges, à l'époque, est faite au charbon de bois. Julien Chevergne et son père Ambroise sont fabricants de charbons de bois.

 

Julien Gougé, époux de Marie Péan et père de Marie, est affineur aux forges. Marie Gougé avait épousé en première noces, Jean Launay, un voiturier de Chouzé-le-Sec, dont elle avait eu deux fils et trois filles.

 

Ascendance de Jeanne Chevergne :

Ascendance de Louise Letessier :

Ascendance de Marie Veau :

Ascendance de Marie Féau :

 

BRANCHE ROUGET (Languedoc)

 

Euphrasie ROUGET (1830-1896)

 

 

Les origines de cette branche sont dans le Lauragais, à Castelnaudary et plusieurs villages au Sud de cette ville, notamment Cazalrenoux, Laurabuc, Mireval, Pexiora et Villasavary.

 

César Rouget, Fils de Raymond et Antoinette Boyer, nait à Castelnaudary, le 13 octobre 1794. Il est certainement touché par la conscription. Une fois démobilisé, il ne rentre pas dans sa province d'origine et s'établit à Paris. Il y est d'abord "employé" sans autre précision.

 

Il vit avec Reine Antoinette Lachaud dans l'ancien Ve arrondissement. Ils ont une première fille, Pauline, le 10 janvier 1821. Ils demeurent ensuite 4 Rue de la Tour d'Auvergne, dans l'ancien IIe arrondissement. Ils se marient à la mairie de cet arrondissement, le 24 novembre 1829, et reconnaissent en même temps leur fille Pauline. Leur seconde fille, Euphrasie, nait rue de la Tour d'Auvergne, le 1er août 1830. Elle est baptisée à Notre-Dame de Lorette.

 

Le mariage de Pauline avec Jules Verdin est célébré à la mairie du VIe ancien, le 6 novembre 1945. Jules est commis à la Préfecture, puis à la mairie du XIIe arrondissement et enfin employé à la mairie du IXe arrondissement. 

 

Au mariage d'Euphrasie avec François Pinet, le 19 mai 1858, elle réside avec ses parents 368 Rue Saint-Denis, ancien VIe. César est alors "apprêteur de chapeaux de paille". Il meurt à Franconville, chez son gendre Pinet, le 20 novembre 1872. Il est enterré dans la tombe familiale au cimetière de Franconville. Euphrasie meurt à Paris Xe, le 11 juin 1896.

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Ascendance patronymique d'Euphrasie Roug

La famille Rouget, comme les familles Bétheille et Guiraud, sont originaires de Laurabuc. C'est une famille de tailleurs. Raymond,

le quatrième de la lignée, né à Laurabuc, le 3 avril 1755, épouse Marguerite Vessière à Castelnaudary, le 23 novembre 1784. Leur sept enfants naissent à Castelnaudary, où ils habitent un temps Rue du Port de Dins. Raymond meurt à Castelnaudary,

le 18 septembre 1829.

 

Jeanne Bétheille est la fille de Raymond, maréchal-ferrand, et Raymonde Journes, de Laurabuc. Raymond, fils de Jean et Jeanne Poux, et Raymonde, fille de Pierre et Guillemette, ont contracté mariage devant Me Cazalens, notaire à Villepinte, le 25 mai 1687.

Raymond Rouget (1755-1829), le père de César, naît à Laurabuc, le 3 avril 1755, avant de s'établir à Castelnaudary où il épouse Antoinette Boyer, le 23 novembre 1784. Leurs deux fils et leurs cinq filles naissent à Castelnaudary. Raymond y meurt, le 18 septembre 1829.

Marguerite VESSIERE

 

Le patronyme est orthographié Vessière ou Bessière, le V et le B étant identiques en langue d'oc, ou Vaissière/Baissière. L'ascendance paternelle de Marguerite est de Mireval (Mireval-Lauragais aujourd'hui).

 

Son père, Simon, garçon charpentier, épouse en première noces à Olonzac (Hérault) Marie Mons, le 3 mai 1710. Par la suite, il est éclusier à l'écluse du pont d'Ognon de la paroisse d'Argens, sur le canal du Midi. C'est peut-être son métier de charpentier  qui l'avait fait engager pour des travaux d'amélioration sur les écluses du canal qui, bien qu'inauguré depuis 1682, fonctionnait difficilement.  Marie Mons décède à Olonzac, le 13 juillet 1717, et Simon s'y remarie avec Jeanne Arnaud, le 1er septembre suivant. Elle meurt très rapidement, puisqu'il épouse à Mireval Jeanne Palosse, veuve de Jean Cassignol, le 1er mars 1718. Après ce troisième mariage, il ne quitte plus Mireval où il exerce le métier de maçon et où il décède, le 24 avril 1735.

 

Le père de Simon, Antoine, époux de Jeanne Barré, est aussi maçon. Il est le fils Blaise, maître cordonnier, et de Jeanne Bérenguier.  Jean, père de Blaise et époux de Françoise Auriol, est boulanger. Les familles alliées : Auriol, Bérenguier, Barré, Gras sont également de Mireval.

Jeanne Palosse, mère de Marguerite est originaire de Cazalrenoux, petit village au Sud de Mireval. Elle est la fille de Jean, métayer de Monsieur de Barca et de Marie Fagès. Jean est fils d'Arnaud et Marguerite Lagrange.

 

Jeanne épouse en premières noces Jean Cassignol, en 1717, puis Simon Vessière, l'année suivante. Après le décès de Simon, elle épouse Paul Cès à Mireval, le 23 octobre 1742. Jeanne et Simon ont eu trois fils et cinq filles.

 

Antoinette BOYER (1762-1812)

 

Antoinette Boyer nait à Castelnaudary, le 19 septembre 1762. Son père, Pierre, maître serrurier, et sa mère, Paule Ramon/Raymond, sont également originaires de Castenaudary. Jean Boyer, le père de Pierre, fils d'un autre Pierre et de Sylvie Jean, était huissier à Castelnaudary.

 

Antoinette Combes, épouse de Jean Boyer, est  née à Villasavary qui semble être la paroisse de sa famille paternelle. Sa mère, Marie Lacroix, est native de Pexiora, paroisse des familles Poulx et Malpelle, tandis que les Lacroix et Sorèze sont de Laurabuc.

La mère d'Antoinette, Paule Ramon/Raymond, est née à Castenaudary, le 21 octobre 1733, de Pierre et Anne Fontès.  La paroisse d'origine de cette dernière reste inconnue. Pierre Raymond est originaire de Souilhanels, petit village à 4 km au nord de Castelnaudary.

 
 

RAMEAU LACHAUD (Auvergne)

Reine Antoinette LACHAUD (1798-1879)

 

Fille de Guillaume et de Jeanne Antoinette Rouvrol, elle naît à Paris, 1477 Rue Saint-Honoré, le 10 mars 1798. Elle est baptisée le lendemain en l'église Saint-Roch. Elle vit en concubinage avec César Rouget, dont elle a une première fille, Pauline, en 1821. Ils se marient le 24 novembre 1829. Ils habitent alors 4 rue de La Tour d'Auvergne. Elle meurt le 27 octobre 1879, à Franconville, chez sont gendre Pinet.

 

Guillaume Lachaud ( ? - 1806)

 

Fils de Guillaume et Antoinette Roche, il naît à Brioude (Auvergne). Tailleur, il s'établit à Paris. En 1791, un paiement d'un peu plus de 345 £ lui est fait par autorisation royale, ce qui indique qu'il était fournisseur de la Cour. Il épouse en premières noces Marie Anne Tafut le 22 novembre 1794 (2 frimaire an III). Veuf, il se remarie avec Jeanne Antoinette Rouvrol, le 6 août 1798 (19 thermidor an V). Il meurt à Paris, le 8 novembre 1806.

 

On racontait dans la famille que Jeanne Antoinette Rouvrol avait été femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, laquelle lui aurait offert un éventail. Ceci n'a jamais pu être confirmé. Elle meurt à Paris, le 1er mars 1825. Les origines géographiques de la famille Rouvrol, restent encore inconnues.

Guillaume Lachaud (ca 1720- ?)

Fils de Guillaume et Catherine Vigier, il naît vers 1720 à Vialle (Lamothe). Tailleur, établi à Brioude, il épouse le 9 février 1751 en l'église St-Jean (détruite à la fin du XVIIIe siècle) Antoinette Roche, fille de Jean, boucher et Claire Pagès, lesquels s'étaient mariés dans la même église le 28 janvier 1721.

 

BRANCHE LEREDU (Manche)

 

Jeanne LEREDU (1867-1942)

 

 

Les origines de cette branche se trouvent dans la Manche dans de petits villages proches de Villedieu-les-PoëlesChamprepus, Fleury, La Chaise-Baudouin, La Lande d'Airou, Saint-Jean-du-Corail-des-Bois, Saint-Nicolas-des-Bois, Saint-Pierre-du-Tronchet, Sainte-Cécile et Saultchevreuil-du-Tronchet.

 

Le nom Leredu est orthographié de façon variable, en un ou deux mots : Le Redu, Le Redue, Le Redhu, Leredu, Leredue ou Lerdu. Les Leredu sont des paysans illettrés mais se marient généralement avec un contrat.

 

Jean Leredu et Jacqueline Desvaux de Saint-Pierre-du-Tronchet auraient contracté mariage en 1666, chez un notaire de la Lande d'Airou, ce qui reste à vérifier.

 

Leur fils, Pierre, habite d'abord Saint-Pierre-du-Tronchet, entre 1694, date de son mariage avec Marie Vibert, et 1705, puis Sainte-Cécile, entre 1705 et 1712, avant de s'établir à Saultchevreuil, village d'origine de son épouse, à partir de 1712. Il y meurt, le 24 janvier 1735.

 

Son fils Richard, né à St-Pierre-du-Tronchet, le 11 mai 1704, épouse  Françoise Lemoine, le 24 janvier 1731, à Fleury où il vit après son mariage. Il y meurt, le 12 novembre 1770.

 

Son fils Jean, né à Fleury, le 9 janvier 1748, se déplace fréquemment. Il épouse, le 22 juin 1772 à Champrepus, Jeanne Augrin. Ils vivent à Fleury (1773-75), à St-Pierre-du-Tronchet (1776-80) puis à La Chapelle-Cécelin, au moins jusqu'en 1786. Ce sont peut-être les troubles révolutionnaires qui les poussent à quitter la Manche pour Cany en Seine-Maritime, où il meurt, le 6 janvier 1921. Il est le premier de la lignée Leredu a être capable de signer.

Jean fils nait à Saint-Pierre-du-Tronchet, le 22 août 1778. Il épouse Marie Lecourtois à Villedieu-les-Poêles, le 18 février 1798 (30 Pluviôse an VI). D'abord voiturier-postillon, il s'établit peu après son mariage, comme boulanger à Saint-Brieuc, où naissent tous leurs enfants. Il meurt à Saint-Brieuc, le 16 février 1849.

 

Leur dernier fils, Jean , naît le 27 septembre 1818. Il est d'abord tailleur puis courtier en tissus. Sa carrière n'est pas sans rappeler celle de son contemporain François Pinet, dont il devient sans doute le fournisseur avant de devenir l'ami. Comme lui, il fait fortune, acquiert une propriété proche de Paris, à Margency et séjourne au bord de la mer à Saint-Aubin. Ces liens d'amitié étroits sont à l'origine des deux mariages entre leurs enfants.

 

Il épouse en premières noces Henriette Michaud à Brest, le 17 décembre 1851. Leur fille et leur fils meurent en bas âge. Henriette décède à Brest, le 12 janvier 1855.

Jean se remarie avec Joséphine Boueil à Paris, le 3 juillet 1857. Leurs  trois premiers enfants naissent à Metz. Ils s'installent à Paris vers 1865, d'abord Boulevard Magenta, puis Rue de Belzunce. Deux de leurs enfants meurent en bas âge mais leurs deux fils, Georges et Raymond, et leurs trois filles, Jeanne, Marguerite et Marie sont à l'origine d'une nombreuse descendance.

Jeanne Leredu nait 113 Boulevard Magenta, Paris Xe. Elle épouse Albert Pinet, le 5 octobre 1887 à la mairie du Xe.  Elle s'occupe de son foyer, de sa fille et de ses six fils. Elle dessine bien et prend des cours de pastel avec Madeleine Carpentier. Certaines de ses "oeuvres" sont parvenues jusqu'à nous.

 

Pendant la guerre de 1914-18, elle voit son mari et ses quatre fils aînés partir pour la guerre. Elle a la douleur de perdre son fils Marcel, tandis que son aîné, Jean, est gravement blessé. Elle est infirmière volontaire et s'occupe de convalescents.

 

Après la guerre, elle profite pleinement de ses nombreux petits-enfants qu'elle rassemble autour d'elle dans des propriétés de location dans le Calvados. Après la mort de sa belle-fille Jeanne de Segonzac, épouse de son dernier fils, Albert, elle part pour l'Indochine afin de ramener ses trois petites-filles dont elle s'occupe attentivement. En 1940, elle connait l'exode puis les difficultés de la guerre. Elle meurt dans son appartement du 8 Avenue Bugeaud, Paris XVIe, le 8 mai 1942.

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Un ensemble de pittoresques photos, prises à Ermont, qui semble avoir été la première propriété de famille, à Saint-Aubin-sur-Mer et à Margency, sont parvenues jusqu'à nous.

Les meilleures ont été rassemblées dans l'album consultable par le lien ci-dessous :

 

Marie VIBERT (1670-1737)

 

Marie Vibert nait à Saultchevreuil, le 16 janvier 1670. Ses ascendances paternelle et maternelle (Lislaie) sont dans le même village. Ce sont des familles paysannes. Elle y épouse Pierre Leredu, le 28 août 1694, et y meurt, le 15 février 1737, à 67 ans.

 

Françoise LEMOINE (1703-1775)

 

Françoise Lemoine nait à Fleury, le 13 mars 1703. Ses ascendances paternelle et maternelle (Coutances) sont dans le même village. Ce sont des familles paysannes. Elle y épouse Richard Leredu, le 24 janvier 1731 et y meurt, le 29 mars 1775, à 72 ans.

 

Jeanne AUGRIN (1747-1819)

 

Jeanne Françoise Augrin nait à Champrépus, le 9 novembre 1747. Elle y épouse Jean Baptiste Leredu, le 22 mai 1772. C'est la première des épouses Leredu à savoir écrire et signer.  Elle meurt à Cany (Seine-Maritime), le 14 août 1819, à 72 ans.

 

Son ascendance maternelle (Davignon, Prével, Duval ...) se trouve également à Champrépus.

 

Son père, Jean, est né à Fleury en 1722. Le père de Jean, Julien, est originaire de la Lande-d'Airou, mais les parents de ce dernier, Jacques et Marie Le Timonnier sont nés respectivement au Mesnil-Villeman et à Rouffigny. La mère de Jean, Jeanne Besne, est originaire de Sainte-Marie-des-Monts, comme sa mère Françoise Boudin. La paroisse d'origine des Besne reste inconnue, mais on trouve ce patronyme dans plusieurs villages des environs.

 

Marie LECOURTOIS (1775-1847)

 

Marie Lecourtois nait à La Chaise-Baudouin, le 20 juillet 1775. Elle épouse Jean Baptiste Leredu à Villedieu-les-Poêles, le 18 février 1798. Elle meurt à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), le 5 février 1847, à 71 ans.

Lecourtois Marie sosa 85.JPG

Son père, Jean, laboureur, est né en 1724 à Saint-Jean-du-Corail-des-Bois, de Jeanne Lecourtois et de père inconnu.

 

Sa mère, Jeanne Robine, est la fille de Guillaume, boucher, issu de familles de Saint-Nicolas-des-Bois, et de Julienne Gauchet, née à Saint-Martin-le-Bouillant mais dont les origines se trouvent aux Loges-sur-Brécey.

 

 

BRANCHE BOUEIL (Landes)

 

Joséphine BOUEIL (1835-1919)

 

Les origines de cette branche se trouvent dans les environs d’Hagetmau en Chalosse et en Tursan, au sud-est des Landes de Gascogne, régions d’élevage, de culture et de vignoble. Les communes ont de nombreuses fermes dispersées dans le bocage portant des noms de lieux-dits, appelés localement « quartiers ». Les noms de ces quartiers sont souvent des noms de famille et régulièrement utilisés comme surnoms. Nombre d’entre eux existent toujours. A l’origine, nos ancêtres de cette branche étaient généralement métayers et illettrés. Ils changeaient assez fréquemment de métairie, passant d’une paroisse à une autre, cette mobilité géographique, toute relative car ils restaient dans la même région, rend les recherches dans les registres paroissiaux plus difficiles car on perd parfois leur trace.

Doazit (familles Barroilhet, Boueil, Cazalis, Dangoumau, Debic, Dezest, Ducassou, Dulau, Laborde, Lailheugue, Larrède, Lasserre) : le dernier des seigneurs de Doazit mourut en 1423. La paroisse comptait trois églises : celle du bourg, Saint-Martin, la petite église romane du Mus située sur une butte au Sud du bourg à l’Est du château de Candale, et Saint-Jean d’Aulès située au Nord du bourg dans la plaine, siège de l’archiprêtré. Les cérémonies avaient lieu dans l’une où l’autre de ces églises selon la proximité avec les domiciles des paroissiens. Ces trois églises existent encore actuellement.

Doazit église du Mus
Doazit église du Mus
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Doazit église du bourg
Doazit église du bourg
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Doazit église d'Aulès
Doazit église d'Aulès
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La plupart de nos ancêtres de Doazit étaient métayers des Foix Candale, descendants de Gaston de Foix, captal de Buch, qui acquit la caverie du Mus en 1429. En 1458, Jean de Foix épousa Marguerite de la Pole de Suffolk, comtesse de Kandall, dont le nom fut francisé en Candale. Le château a été bâti à la fin du XVIe siècle par Jeanne de Belsier épouse de Jacques de Foix Candale, fille d’un président du Parlement de Bordeaux et leur fils Sarran de Foix Candale, Baron de Doazit. Henri de Foix Candale émigra à la Révolution et laissa le château à sa sœur Euphrosine qui le racheta à la Nation en 1796 pour 11 232 francs or. Elle le revendit en 1838 à l’architecte Jean Jacques Brocas-Peras. Il se transmit par alliance à la famille montoise des Lacaze. Il fut rénové au début du XXe siècle par Gaston Lacaze, avocat et maire de Doazit. On trouve régulièrement des naissances d’enfants naturels de messieurs de Candale avec de jeunes paysannes des environs dans les registres paroissiaux de Doazit.

Hagetmau (Familles Boueil, Lailheugue, Lasserre, Peyros) : c’est à l’emplacement du martyre de Saint-Girons, qui eut lieu vers 409, que l’on aurait édifié, sous Charlemagne, l’abbaye bénédictine détruite pendant les guerres de religion. De l’église abbatiale du XIIe il ne reste que la crypte. Le château de Gramont, qui se situait près de l’église actuelle, fut l’un des plus prestigieux de la région. Il fut la résidence de Corisande d’Andouins, comtesse de Guiche, dite «  la belle Corisande », l’une des maîtresses d’Henri IV.

Samadet (famille Tauziet) : on a retrouvé les vestiges d’un camp préhistorique et ceux d’une villa romaine au sud du bourg. A l’emplacement de cette dernière, fut construite la chapelle Saint-Jean, actuellement transformée en grange, qui fut l’église paroissiale jusqu’en 1826. L’histoire du bourg, édifié au sommet d’un coteau, est liée à la faïencerie fondée en 1732 par l’abbé Roquépine et qui fonctionna jusqu’en 1838. Le premier directeur et maître d’œuvre est Daniel Le Pâtissier, qui mourut assassiné en 1758. En 1785, la baronnie de Samadet, qui comprenait en outre la Manufacture royale de Fayance, fut achetée par Jean Dyzez, qui devint député des Landes sous la Convention. Son frère prit la direction de la faïencerie en 1795. Sous la Terreur, trois membres de la commune furent envoyés à l’échafaud de Saint-Sever pour avoir participé à un soi-disant complot.

Urgons (Familles Boueil et Tauziet) : la paroisse fut le siège de l’archiprêtré du Tursan. Il y a toujours une tombe Boueil actuellement dans le cimetière.

 

Les villages de Samadet et d’Urgons sont situés sur des hauteurs respectivement à l’Ouest et à l’Est de la vallée du Gabas qui sépare les communes actuelles. Toutefois, avant la Révolution, la paroisse de Samadet englobait des quartiers situés sur la rive droite, aujourd’hui rattachés à la commune de Bats. A cause des crues de la rivière, certains baptêmes qui auraient dû être célébrés à Samadet l’ont été à Urgons.

Les premiers BOUEIL

Jean Boueil, né vers 1645, mort le 17 juin 1705 à Nauton, quartier d'Hagetmau/Saint-Girons, semble être le premier Boueil  de la lignée. Le nom de son épouse n'est pas connu.

 

Son fils  Raymond, né vers 1676, est marié à Marie Lailheugue. Leurs enfants naissent à Nauton. Il meurt le 9 mars 1738 et Marie, le 5 septembre 1739.

 

Pierre nait à Nauton, le 6 mars 1699. C'est le premier acte connu au nom de Boueil. Il épouse Jeanne Lasserre, le 15 février 1724. Leurs cinq fils et quatre filles naissent tous à Nauton (Naoutoun sur le cadastre napoléonien), mais Pierre meurt au quartier du Haydet à Doazit, le 11 février 1752, chez son fils Jean.

Joséphine Boueil, fille aînée de Jean et Antoinette Bonneau, nait 4 Cour des Fontaines dans le IIe arrondissement ancien de Paris, le 21 juillet 1835. Elle est baptisée le 25 en l'église Saint-Roch. Elle épouse Jean Leredu , le 3 juillet 1856, à la mairie de l'ancien Ve arrondissement. Elle hérite de sa tante Rosalie, épouse  de, Cléophas Caroujat, d'un bel immeuble 2 rue Rossini, Paris IXe. Elle meurt 26 Rue de Saint-Quentin, Xe, le 10 décembre 1919.

Joséphine Boueil, source X Gille

Jean nait à Nauton, le 11 décembre 1725. Il épouse à Sainte-Colombe, Anne Poysegur, le 27 décembre 1747. Elle a alors à peine plus de treize ans. Leur fils aîné nait à Nauton, en 1751. Ils s'installent au Haydet à Doazit peu après. Leur fille Marguerite y nait, en 1753. Anne y meurt, le 3 juin 1756. Jean se remarie à Doazit avec Suzanne Laborde, le 21 février 1756. Leurs cinq filles et trois fils naissent au Haydet ou Jean est métayer. Une partie des bâtiments du Haydet tels qu'on les voit aujourd'hui datent de cette époque.

Raymond Boueil, deuxième du nom, nait au Haydet, le 11 juillet 1764. Il épouse Anne Tauziet à Urgons, le 26 floréal an IV (11 mai 1796).

Métayers, ils vivent après leur mariage au quartier de Galabet à Urgons, où nait leur premier fils, en 1801. Ils s'installent ensuite au quartier  Lapinasse. Raymond meurt à Urgons, le 31 janvier 1845.

Jean Baptiste nait à Urgons Lapinasse, le 17 avril 1807. A la suite de circonstances qui restent inexpliquées, il "monte" à Paris, où il épouse Antoinette Bonneau, le 4 octobre 1834. A son mariage, il est tailleur et demeure 14 Rue Mandar, dans l'ancien IIe arrondissement, à la même adresse que sa fiancée. Il était probablement employé de son beau-père, lui aussi tailleur. A la naissance de Joséphine en 1835, il demeure au 4 Cour des Fontaines. En 1836, il habite boulevard de Strasbourg. Il s'installe ensuite à Metz comme marchand tailleur confectionneur au Palais Français. Ses deux fils naissent à Metz. A la fin 1860, il est toujours tailleur et demeure 48 Boulevard de Strasbourg, puis au 12 du même boulevard, en 1868. En 1870, il habite 8 Rue Martel et il est rentier. A la fin de sa vie, il habite 130 Rue Lafayette, Paris Xe, où il meurt, le 23 mars 1890.

Jean Boueil et Antoinette Bonneau (~1889), source X Gille

Hortense Boueil (1837-1879) soeur de Joséphine, meurt célibataire à 41 ans.

 

Son frère Raymond (1842-1907) est officier de Marine. Il sert notamment en Indochine. Il finit au grade de Capitaine de Frégate. De son mariage avec Blanche Tessier sont nés une fille et un fils.

 

Le dernier, Frédéric Boueil (1846-1900), ingénieur (ECP) et négociant en bois, eut de son épouse, Marie Henriette Ligué, quatre fils et six filles.

Hortense Boueil, source X Gille
Hortense Boueil, source X Gille

Hortense Boueil, source X Gille

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Raymond Boueil, source X Gille
Raymond Boueil, source X Gille
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Frédéric Boueil, source X Gille
Frédéric Boueil, source X Gille
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Jeanne LASSERRE (~1705-1772)

 

Fille de Raymond et Jeanne Peyros, elle nait vers 1705 dans une paroisse qui n'a pas été identifiée. Sa famille s'établit à Hagetmau vers 1720. Ils sont métayers à Chardine. Raymond et son épouse meurent à deux jours d'intervalle, le 30 mars et le 1er avril 1740.

Jeanne, épouse Pierre Boueil, le 15 février 1724, à Hagetmau.

 

Leurs cinq fils et quatre filles naissent à Nauton (Naoutoun sur le cadastre napoléonien). Elle meurt, le 19 juillet 1772, au Haydet à Doazit, chez son fils Jean.

La métairie de Nauton était située à l'ouest du bourg, à la limite de Serreslous-et-Arribans, juste au dessus de Pémas qui figure toujours sur la carte IGN.

Cadastre napoléonien, Nauton, Hagetmau
 

Suzanne LABORDE (1730-1793)

 

Fille de Sever et Jeanne Dulau, elle naît au Baylion, à Serreslous-et-Arribans, le 27 avril 1730. Elle épouse Jean Boueil, veuf d'Anne Poysegur, à Doazit, le 21 février 1756. Elle meurt au Haydet de Doazit, le 25 juillet 1793.

Ses parents vivent à Serreslous-et-Arribans entre 1728 et 1737, aant de revenir à Doazit, à La Bourdette du Mus puis à Dezest. Ses ascendances paternelle (Castagnos, Cazaubon, Dengoumau, Ducassou et Lailheugue) et maternelle (Barrouilhet, Debic, Dezest) se trouvent à Doazit.

 
 

Anne TAUZIET (1766-1835)

 

Fille de Jean et Marie Brethes, elle nait le 4 décembre  1766 au Gras de Samadet. Elle épouse en premières noces Bernard Theus à Urgons, le 17 février 1787. Ils ont deux enfants. Veuve en février 1796, elle se remarie avec  Raymond Boueil à Urgons, le 15 mai suivant. Ell meurt à Urgons, le 2 mai 1835.

Jean Tauziet est né vers 1726. Il épouse Marie Brethes à Bats, le 6 décembre 1759. Il est métayer du Sieur Dupoy au Gras, métairie du quartier Saint-Antoine (ou Villenave), sur la rive droite du Gabas, qui se trouve actuellement sur la commune de Bats. Il meurt au Gras, le 30 juin 1792.  Il est probablement apparenté aux Tauziet de Bats mais le lien précis n'a pu être établi.

Marie Brethes est probablement la fille de Raymond et Marie Laborde qui naît à Bats, le 17 octobre 1736. Elle meurt le 20 mai 1790 à Samadet.

Bats plan cadastral napoléonien

BRANCHE BONNEAU (Vienne)

 

Antoinette BONNEAU (1814-1895)

L'ascendance paternelle d'Antoinette Bonneau se trouve dans les environs de Châtellerault (Vienne). Ce sont, pour la plupart, des familles paysannes.

Carte de Cassini des environs de Châtellerault

Antoigné (familles Bonnereau, Boutet, Ducellier, Pain, Rabineau) : commune rattachée à Châtellerault en 1801.

Archigny (famille Pain/Pin) : un peu au sud d'Availles.

Availles (famille Serreau) : actuellement Availles-en-Châtellerault.

Buxeuil (famille Rabineau) : commune de l'Indre-et-Loire, à 20 Km au nord-est de Châtellerault.

Châtellerault (familles Barbotin, Boutet, Gauvin et Lambert) : la ville comptait plusieurs paroisses, les familles qui nous intéressent relevant de St-Jean-Baptiste, St-Jacques, Notre-Dame et St-Jean-l'Evangéliste au faubourg de Châteauneuf sur la rive gauche de la Vienne.

Ingrandes (familles Godard, Lambert et Rivault).

Pouthumé (familles Bergeron, Boutet, Martin, Pinson, Serreau et Ropion) : rattachée à Châtellerault en 1801.

Remeneuil (familles Amassard et Bruneau).

Senillé (famille Boineau/Bonneau).

Sossais (familles Chauvin et Ragot).

Targé (familles Boineau/Bonneau, Dabin, Girard, Rivière, Ropion, Serreau et Tranchant).

Thuré (familles Amassard, Caillaud, Chauvin, Grivot, Joubert et Ragot).

La famille Boineau, orthographe du patronyme à l'origine, est de Targé. C'est une famille paysanne.

 

Jean, épouse vers 1673, Louise Tranchant, fille de Jean et Renée Dabin, née vers 1647. Ils ont cinq fils et une fille. Jean meurt à Targé, le 19 janvier 1694, et Louise, le 5 mai 1699.

Simon nait à Targé, le 24 juin 1681. Il y épouse Marguerite Serreau , le 30 juin 1705. Ils ont cinq fils et deux filles. Simon meurt à Targé, le 5 février 1740.

Hilaire nait à Targé, le 17 août 1712, il épouse Jeanne Boutet à Antoigné, le 15 janvier 1742. Leurs deux fils et quatre filles naissent à Senillé. Hilaire y meurt, le 21 août 1769.

Louis nait à Senillé, le 24 février 1745. Il épouse en premières noces à Senillé, Françoise Pin, le 16 juin 1778. Ils ont un fils. Après le décès de Françoise, la 22 mars 1781, il se remarie à Châtellerault, paroisse Notre-Dame, avec Marie Caillaud (ou Caillault), le 29 octobre 1781. Ils ont quatre fils et une fille à Senillé. C'est vers cette époque que l'orthographe du nom devient Bonneau.

Jean nait à Senillé, le 13 décembre 1789. Touché par la conscription, il est incorporé au 2e Régiment de Tirailleurs-Chasseurs de la Jeune Garde, formé en avril 1809 et renommé 2e Régiment de Voltigeurs le 30/12/1810. Ce régiment est envoyé en Espagne et participe au siège d'Astorga (Leon), en 1811. Jean est blessé et admis à l'Hôtel des Invalides. Il obtient une pension, le 29 septembre 1814. Il réside toujours aux Invalides à son mariage avec Claude Loison, le 5 décembre 1813. 

Jean est tailleur et le couple s'installent 8 Enclos du Temple. En 1820, ils habitent 64 Marché du Temple. Le 03/01/1831, sa faillite entraîne la pose de scellés, le temps de faire l'inventaire du magasin et du logement qu'ils occupent dans le même immeuble, 14 rue Mandar. Il est autorisé à rouvrir son magasin pour écouler son stock de fourrures, pelisses et manteaux. Un nouvel inventaire a lieu fin avril avant la fermeture définitive du magasin. Ils continuent néanmoins à habiter le 14 rue Mandar jusqu'en 1834, avant de s'installer 4 Cour des Fontaines, en 1835. Jean meurt 48 Boulevard de Strasbourg, Paris Xe, le 2 décembre 1860.

Antoinette nait à Paris, le 9 septembre 1814. Elle épouse Jean Boueil à Paris, le 4 octobre 1834. Elle meurt 26 Rue de Saint-Quentin, Paris Xe, le 25 janvier 1891. Nous avons la chance d'avoir un pastel d'elle, peint par sa petite-fille par alliance, Jeanne Leredu.

Pastel d'Antoinette Bonneau par Jeanne Leredu (1894), source X Gille

Marguerite SERREAU (1685-1741)

 

Fille de Jacques et Marguerite Martin, elle naît le 22 septembre 1685 à Targé.

Jacques, fils de Hilaire et Perrine Girard, naît à Availles, le 20 mars 1651. Il épouse Marguerite Martin à Pouthumé, le 5 juillet 1676. Ils ont quatre fils et rois filles à Targé. Après le décès de Marguerite à Targé, le 19 mars 1697, Jean se remarie avec Perrine Grandin, dont il a un fils. Il meurt à Targé, le 19 février 1705.

Hilaire, fils de Laurent et Jeanne Blondeau, épouse Perrine Girard, fille de Guyon et Mathurine Bardin vers 1640-45. On leur connait trois fils.

La mère de Marguerite, Marguerite Martin, naît à Pouthumé, le 31 mai 1654.

Elle est la fille de René, fils de Vincent et Lucasse Pinson, né à Pouthumé, le 12 septembre 1610, et de Fulgente Ropion, de Targé, fille de Louis et Fulgente Rivière.

 

Jeanne BOUTET (1719-1777)

 

Fille de Michel, laboureur, et de Jeanne Pain, elle nait à Pouthumé, le 1er mai 1719. Elle épouse Hilaire Bonneau à Antoigné, le 15 janvier 1742. Elle meurt à Senillé, le 27 novembre 1777.

Son ascendance paternelle se trouve à Antoigné, Châtellerault et Buxeuil. Son ascendance maternelle se trouve à Antoigné et Archigny.

Ascendance paternelle de Jeanne Boutet, source X Gille
 

Marie CAILLAUD (1753-1810)

 

Fille de François, filtoupier (le filtoupier carde, peigne et met les étoupes en état d’être filées), et Marie Lambert, elle naît à Thuré, le 12 septembre 1753. 

Son ascendance paternelle se trouve à Thuré et Remeneuil. Son ascendance maternelle se trouve à Ingrandes, Châtellerault, Targé et Senillé.

Ascendance maternelle de Marie Caillaud, source X Gille
 

RAMEAU LOISON (Artois)

 

Claud(in)e LOISON (1795-1849)

 

Fille de François et d'Anne Perret, elle naît, hors mariage, à Paris, Rue de l'Arbre Sec, le 22 février 1795. Elle épouse Jean Bonneau à Paris, le 5 décembre 1813. Elle meurt à Paris, le 7 juin 1849.

François Loison (1758-1827)

Fils de Michel François et Marie Anne Lefort, il naît à Nanterre, le 12 août 1758. Tailleur, illettré, il épouse en premières noces, avant 1786, Marie Anne Cardon dont il divorce le 3 avril 1793. Plus tard, avec sa compagne, Anne Perret, il a au moins quatre enfants à Paris à partir de 1795. Ils se marient finalement, le 1er septembre 1813, trois mois avant le mariage de leur fille ! François meurt à Paris, le 1er novembre 1827. Anne Perret, née de parents inconnus selon son acte de mariage, est née vers 1770. Elle meurt à Paris, le 6 mars 1825.

ASCENDANCE PATERNELLE

François Loison (1723- ?)

Fils de François et de Marguerite Duval, il naît à Ham-en-Artois, le 7 avril 1723. Tailleur, établi à Nanterre en 1754, il y  épouse Anne Lefort, le 17 juillet 1755, après une levée d'opposition. On leur connait quatre filles et cinq fils, l'aînée étant née cinq mois après le mariage. Il semblent avoir quitté Nanterre après 1766.

 

François Loison (~1692-1724)

Fils de François et Jeanne Delattre, il naît à Burbure vers 1692. Il épouse Marguerite Duval à Ham-en-Artois, le 17 octobre 1720. Ils ont deux fils. François meurt à Ham le 13 décembre 1724.

Famille DUVAL

Marguerite Duval (~1697-1734)

Fille de Louis et Anne Macquerel, elle naît à Aire-sur-la-Lys vers 1697. Veuve de François Loison, elle se remarie à Ham avec Louis Robiquet, tailleur natif d'Arras, le 3 juillet 1725. Ils ont deux filles et deux fils. Marguerite meurt à Ham, le 31 mai 1734.

Louis Duval (1657- ?)

Fils de Guislain et de Françoise Descreton, il naît à Aire-sur-la-Lys, le 11 octobre 1657. Maître tailleur, il y épouse Anne Macquerel, fille de Nicolas et Martine Tétard, le 7 mai 1680. Ils ont trois fils et trois filles. Il est encore vivant en 1741.

Guislain Duval (? -1677)

Il épouse Françoise Descreton (ou Descarton) à Aire-sur-la-Lys, le 28 mai 1648. Il meurt à Aire, le 11 mai 1677. Son épouse y meurt le 30 avril 1705.

Aire-sur-la-Lys, ville fortifiée, a fait successivement partie du comté de Flandre (900-1237), du comté d'Artois (1237-1384), du duché de Bourgogne (1384-1499), et des Pays-Bas espagnols (1499-1676). La ville est ruinée en 1641 lors de la guerre de Trente Ans. Prise par les Français en 1676, elle est reprise par les espagnols en 1710 avant d'être définitivement rattachée à la France par le traité d'Utrecht (1713) qui mis fin à la Guerre de Succession d'Espagne.

Carte de Cassini des environs d'Aire-sur-la-Lys
Plan XVIIe d'Aire-sur-la-Lys plan XVIIe, sorce internet

RAMEAU LEFORT (Ile de France)

Anne LEFORT (1732- ?)

 

​​Fille de Léonard et Catherine Paris, elle naît à Nanterre, le 9 août 1732. Elle y épouse en premières noces Jean Pierre Josset, le 31 août 1751, dont elle a une fille. Veuve en décembre 1753, elle se remarie à Nanterre avec François Loison, le 17 juillet 1755. Elle est la mère  de François Loison (voir ci-dessus).

Ce rameau est originaire de l'ouest-parisien, plus précisément d'Asnières-sur-Seine, Montesson, Nanterre, Rueil et Suresnes. Au XVIIe siècle cette région faisait partie des terres de la Princesse Palatine, seconde épouse de Monsieur, frère de Louis XIV, dont le palais était à Saint-Cloud. Les officiers et serviteurs de la Princesse apparaissent souvent dans les actes. A l'époque, ces terres étaient largement couvertes de vignes. Ce vignoble, qui couvrait 300 paroisses, était alors l'un des plus étendu de France. Il fournissait la ville de Paris et la cour de Versailles.

ASCENDANCE PATERNELLE

 

Léonard Lefort (1703-1753)

Fils de Damien et Elisabeth Hanet, il naît à Asnières-sur-Seine vers 1703. Maçon/tailleur de pierre comme son père, il épouse Catherine Paris à Nanterre, le 12 février 1729. Ils ont cinq fils et quatre filles. Il meurt à Nanterre le 13 novembre 1753.

Damien Lefort

Sa paroisse d'origine reste inconnue. Marié en premières noces à Antoinette Pariné, il est établi a Asnières-sur-Seine à partir de son mariage avec Elisabeth Hanet, le 9 mai 1701.

Elisabeth Hanet (1672- ?)

Issue d'une famille de vignerons, fille de Jacques et Françoise Derigny, elle naît à Nanterre, le 14 août 1672. 

Jacques (~1642-1709)

 

Fils de Denis et Marguerite Dubois, né à Asnières, y épouse Françoise Derigny, le 26 novembre 1663. Ils ont quatre fils et trois filles. Après le décès de son épouse, il se remarie avec Anne Chastenet, dont il a cinq filles et un fils. Il meurt à Asnières, le 25 novembre 1709.

Denis Hanet (~1576-1672)

Né à Montesson, il s'établit à Asnières où il se marie quatre fois : avec Barbe Pilleux, le 4 janvier 1617, dont il a deux fils ; avec Marie Thomas, le 18 juin 1624, sans postérité ; avec Cardine Prévôt, le 27 mai 1630, sans postérité ; enfin avec Marguerite Dubois, vers 1632, dont trois filles et trois fils. Il meurt à Asnières, le 14 novembre 1672. Sa femme le suit le 5 mai 1682.

Françoise Derigny (1645-1681)

Fille d'Etienne, laboureur, et de Nicole Guichard (~1605-1657) elle naît à Asnières, le 12 mars 1663. Elle y meurt le 2 septembre 1681.

ASCENDANCE MATERNELLE

 

Catherine Paris (1704-1753)

 

Fille de Jacques et Isabelle Rondeau, elle naît à Nanterre, le 15 janvier 1704. Elle y meurt le 3 novembre 1753.

Jacques Paris (~1655 - ?)

 

Fils de Philippe et Claude Julienne, il naît vers 1655 et épouse Isabelle Rondeau à Nanterre, le 17 mai 1695. Ils ont trois filles et trois fils.

Isabelle/Elisabeth Rondeau (1678- ?)

Fille de Jean et d'Isabelle Laurent, elle naît à Nanterre, le 28 janvier 1678.

Jean Rondeau (1656-1682)

 

Fils de Jean et Michelle Royer, il nait à Nanterre, le 7 mai 1656. Il y épouse Isabelle Laurent, fille de Christophe, boulanger puis voiturier, et Isabelle Beausang, le 20 août 1676. Ils ont deux fils et trois filles. Il meurt à Nanterre, le 29 décembre 1692. Isabelle Laurent, née vers 1646 est décédée à Nanterre, le 29 décembre 1729.

Carte de Cassini de l'ouest parisien, source X Gille
Princesse Palatine, source internet
Ascendance de Léonard Lefort, source X Gille
Ascendance de Catherine Paris, source X Gille