LES ORIGINES ESPAGNOLES

 

 

Les origines de la famille Vidal et des branches collatérales se trouvent dans l'arrière-pays d'Alicante (Alacant en Valencien), plus précisément dans les localités suivantes :

Jijona (Xixona en valencien) 

 

Ville de 25.000 habitants, spécialisée dans la fabrication de nougat (turron) et de massepain (mazapan). Aucune infor-mation intéressante n’a pu être trouvée dans les registres d’état civil. Les registres paroissiaux (le registre de la période 1838-53 manque, mais il y a encore les tables) se trouvent au bureau paroissial (Officinas Parroquiales, 5 Calle Capitan Hernandez Miro ouvert de 12h à 13h30).

Jijona (Alicante, Espagne)
Onil (Alicante, Espagne)

Onil 

 

Village situé au Sud Ouest d’Alcoy et dont est peut-être originaire le premier Vidal connu. Nous y sommes allés mais n’avons pu voir le curé. Le village s’est agrandi et est aujourd’hui une bourgade de plusieurs milliers d’habitants.

Penaguila

 

C’est, semble-t-il, le village d'origine de la famille Domenech avant 1800. Penaguila est un village situé au Nord de Torremanzanas, au-delà d’un col, et au bord du plateau d’Alcoy. Penaguila est une exception en ce sens que c’est le seul village de la région dont les registres paroissiaux ont été microfichés. Ces microfiches peuvent être consultées à la Bibliothèque Gabriel Miro à Alicante, 5 Av. Doctor Ramon y Cajal (Lu-Ve 10h-14h, 16h30-20h). Malheureusement le seul appareil de lecture était occupé le jour où nous y sommes allés.

Penaguila (Alicante, Espagne)
Relleu (Alicante, Espagne)

Relleu

 

La famille Climent est originaire de cette bourgade située sur une butte au débouché d’une vallée encaissée entre la Sierra de la Grana et la Sierra de Aitana, sommet de la région (1558 m) à 25 Km à l’Ouest de Benidorm. Malheureusement, tous les registres paroissiaux ont été détruits pendant la guerre civile.

Torremanzanas (Torre de las Maçanes en valencien)

 

C’est dans ce village qu’ont vécu quatre générations de Vidal entre 1780 et 1860, et trois générations de Domenech entre 1800 et 1850. Nous avons fait nous-mêmes les recherches sur les Vidal dans les registres qui débutent en 1712, le curé s’étant montré très coopératif. A l'époque de notre visite, nous ne savions pas que les Domenech étaient également originaires de Torremanzanas. Nous avons donc écrit au curé qui a répondu de manière détaillée à notre demande de renseignements. Torremanzanas est un gros village, situé à peu près à mi-distance de Relleu et de Jijona. Cette région est consacrée à la culture de l’amandier. On y trouve aussi des oliviers, des agrumes et des néfliers.

Torremanzanas (Alicante, Espagne)

Josiane VIDAL (1922-1996)

Josiane Vidal, troisième et dernière fille de Baptiste et de Marie Santacreu, est née à Koléa le 30 novembre 1922.

 

Elle fait ses études primaires à l'école catholique privée pour filles de Koléa, Sainte-Jeanne d'Arc (créée en 1925), jusqu'à son Certificat. Françaises et arabes suivaient les mêmes cours. Son père et leur voisin, Monsieur Terras, se relayaient pour amener leurs filles à l'école en voiture à cheval. Elles emportaient leur déjeuner. La photo ci-dessous la montre avec toute sa classe, en 1928. Elle est assise au premier rang avec les mains croisées entre les genoux.

Koléa, Ecole des filles
Koléa classe de Josiane Vidal (1928), source archives familiales

En communiante en 1933

Josiane et Odette Vidal déguisées en mauresques, St-Maurice (1938), source archives familiales

Josiane et Odette déguisées à Saint-Maurice, en 1938.

Mairie de Doauouda, Algérie
Josinae Vidal communiante (1933), source archives familiales

Pendant la guerre, elle travaille comme secrétaire à la Mairie de Douaouda. Elle rencontre                             , sous-officier en convalescence qui vient, à sa grande confusion, l'attendre à la sortie de la Mairie dans son half-track. Ils se marient à Alger, le 15 juillet 1944.

Josiane Vidal et André Devaux (1946), source archives familiales

1946

 

Elle est décédée à Marseillan, le 5 février 1996.

Baptiste VIDAL (1885-1954)

Baptiste Vidal est né le 4 juin 1885, au domicile de ses parents, Vicente et Antonia Domenech, Boulevard du Nord à Koléa. A l'âge de neuf ans, ses études sont interrompues à cause d'une maladie qui l'empêche de marcher. Ses parents l'amènent dans les vignes assis dans une brouette. Il s'en remet sans intervention des médecins.

 

Le 8 octobre 1906, il est appelé au service militaire au 1er Régiment de Zouaves, comme 2ème classe clairon. Il est mis en disponibilité, le 26 septembre 1908, avec certificat de bonne conduite. Il est probable qu'il ait passé cette période dans la caserne de zouaves de Koléa.

 

Ci-dessous, une page de son livret militaire.

Caserne des Zouaves de Koléa, Algérie

Au mois de septembre 1911, il effectue une période d'exercices de trois semaines.

 

Il avait fait la connaissance de                                     , qui venait prendre des cours de couture chez Madame Sylve. Après trois ans de fiançailles, il l'épouse, le 6 juillet 1912, à Koléa. Pour plaisanter, à la question du maire il ne répond pas immédiatement "oui". Il faut que le maire lui dise : "Baptiste ne fait pas le couillon", pour qu'il finisse par s'exécuter à la troisième requête.

 

Leur fille aînée, Marcelle naît à Koléa, le 7 novembre 1913.

 

Le 11 février 1914, il s'installe à Meurad avec ses frères Marius et Jules.

 

***

Guerre 1914-18

 

A la mobilisation, le 3 août 1914, il est incorporé comme zouave de 2ème classe dans un des deux bataillons de réservistes du 1er Zouaves. Les 5 premiers bataillons d'active et le 11e bataillon de réserve sont engagés en France et y font toute la guerre. Le 6e bataillon d'active (appelé aussi bataillon H) et 14e bataillon de réserve (appelé aussi bataillon G), qui est sûrement celui de Baptiste, et le 6e bataillon du 4e Régiment de Zouaves forment respectivement les 1er, 2ème et 3ème bataillons du 1er Régiment de Marche de Zouaves. Ce Régiment fera toute la guerre au sein de la 91e brigade de la 45e Division d'Infanterie.

 

Le journal de marche du bataillon G du 1er RMZ permet de suivre au jour le jour le parcours de Baptiste. Le bataillon est divisé en 4 compagnies (53 à 56). Il embarque à Alger et débarque à Sète, le 21 août 1914. Le 23 août, il part pour Narbonne en train. Le 25, le commandant Trapet du 1er Régiment Etranger prend le commandement. Le 29 août départ en train pour Montauban via Carcassonne et Toulouse. Le 30, départ pour Massy-Palaiseau via Brive, Limoges et Les Aubrays. Le 2 septembre : manoeuvres à Longjumeau. Le 3, la 45e DI prend position au Bourget pour protéger Paris contre l'avance Allemande.

Bataille de la Marne

 

Le 6, le bataillon bivouaque à Monthyon (77, un peu au nord de Meaux). Le lendemain, il reçoit le baptême du feu dans les environs de Chambry (début de la bataille de la Marne, 7 morts dont 3 officiers, 2 sergents et 2 zouaves). Le 10 septembre, le bataillon s'engage dans la poursuite des Allemands qui battent en retraite. Il cantonne à Montigny-l'Allier (02). Le 11, il atteint Longpont, en passant par La Ferté-Milon. Le 14, il dépasse Soissons et arrive à Crouy où le front se stabilise. Du 22 au 29, cantonnement à Villeneuve-St-Germain.

 

Première bataille d'Artois

 

Le 3 octobre, il est relevé et part en autobus pour Compiègne. Le lendemain, départ en train  pour Duisans (62) un peu à l'est d'Arras. Le 5, il prend position à Villers-aux-Bois, le 7, à Maroeuil. L'objectif est de barrer l'accès de la Manche aux Allemands. Du 12 à la fin de l'année, la bataillon se trouve entre Neuville Saint-Vaast et Arras, dans le secteur de Maison-Blanche, Ecurie, Anzin-Saint-Martin, Saint-Nicolas, Roclincourt etc. Les combats sont continuels avec des morts et des blessés tous les jours. Le 22 décembre 1914, le régiment prend le nom de 7e RMZ.

Les mois de janvier et février 1915 se passent sans changements notables. Le 23 février, le bataillon part en repos un peu en arrière, vers Barly et Fosseux. Le 27, Baptiste est promu caporal. Le 30 mars, départ pour le Souich (62) ; le 7 avril pour Auxi-le-Château.

 

Belgique, Ypres

 

Le 12 avril départ pour Woesten, près d'Ypres, en Belgique, où le régiment est positionné jusqu'en mai.

 

Carte de la presqu'île de Gallipoli

Les Dardanelles

 

Le 1er juin 1915, Baptiste est affecté au 4ème Zouaves et immédiatement redirigé vers le 1er RMA (Régiment de Marche d'Afrique). Ce régiment, baptisé à l'origine Régiment d'Algérie-Tunisie, avait été formé le 1er février précédent avec le bataillon C de réservistes du 4ème Zouaves, un bataillon du 3ème Zouaves et un bataillon de la Légion Etrangère. Il avait débarqué, le 25 avril, dans la presque-île de Gallipoli à l'ouest du détroit des Dardanelles, en Turquie. Le 14 mai, le bataillon du 3ème Zouaves était remplacé par le bataillon E de réservistes du 4ème Zouaves. C'est vraisemblablement à la suite de ce changement que Baptiste Vidal se retrouve au 1er RMA, sans que l'on sache précisément quand il est arrivé sur place. Pour la suite, on peut se référer à l'Historique du 1er RMA.

 

Il paraît improbable qu'il ait pu participer aux combats du début juin lors de l'attaque vers Krithia. En revanche, il est possible qu'il participe à l'attaque suivante, lancée le 21 juin.

 

"Une sérieuse épidémie de dysenterie se propage ... les fatigues, les privations de toutes sortes, l'absence complète des moindres légumes, l'eau provenant des sources toutes polluées par le voisinage des cadavres en sont les principales cause."

 

En juillet, attaques et contre-attaques se succèdent. Au début d'août, le régiment prend une semaine de repos dans l'île de Tenedos avant une nouvelle offensive dont le succès est limité.

 

"Jusqu'au départ du régiment pour la Serbie, il n'y a plus aux Dardanelles de combats de grande envergure."

 

Le 1er octobre le régiment embarque sur l'"Anatolie" et l'"Atlantico" pour rejoindre l'Armée d'Orient formée pour défendre la Serbie attaquée par les Bulgares, alliés des Austro-Allemands. Après une escale à Moudros, il arrive à Salonique entre le 6 et le 8 octobre.

Campagne de Serbie

 

A son arrivée, le régiment bivouaque au camp de Zeitenlick. Le 17 octobre, il prend le train pour Guevgueli-Strumica, en Serbie (sud de la Macédoine actuellement). Il remonte ensuite et prend position entre Hudova et Strumica. Le 22, devant l'avance Bulgare, il doit se replier sur Hudova-Kalkovo-Vejseli.

 

En décembre, devant l'avancée ennemie, les troupes alliées se replient en bon ordre en direction de Salonique en suivant la vallée du Vardar vers la frontière grecque où la ligne de front se stabilise  pour un an.

Camp retranché de Salonique

 

Dès son arrivée à Karaoglu, village proche de Salonique, le 1er RMA commence les travaux du camp retranché. Malgré quelques bombardements sporadiques, il ne se passera rien de notable dans la région jusqu'en 1918.

 

Entre-temps, le caporal Baptiste Vidal de la 5e compagnie, qui se trouvait alors à Florina, un peu au sud de la frontière, contracte le paludisme ce qui entraîne une grave anémie. Il est hospitalisé le 7 octobre. Le 10 novembre, il est transféré à la base navale pour être évacué sur le navire hôpital "La Bretagne". On note qu'il n'a pas perçu de solde pendant son hospitalisation. Il est traité à la quinine.

 

A son retour à Alger, il est très amaigri et ses cheveux sont décolorés, au point que son épouse peine à le reconnaître. Il se remet de ses épreuves dans l'exploitation viticole de ses beaux-parents, au hameau de Saint-Maurice, sur la route de Douaouda au Nord de Koléa en bordure du plateau dominant la vallée du Mazafran, à l'Est.

 

Il ne repart plus au front. Son registre matricule indique qu'il est affecté au 4e Tirailleurs, le 9 octobre 1917.

 

Il est finalement envoyé en congé illimité, le 21 mars 1919, et se retire à Marengo. Le 21 janvier 1921, il est à nouveau chez ses beaux-parents Santacreu à Saint-Maurice.

Baptiste Vidal en zouave (1917), source archives familiales

Le 20 octobre 1923, la Commission de Réserve d'Alger lui accorde une pension de 10% pour séquelles de paludisme. Cette pension s'élève à 243 Francs avec majoration de 60 Francs pour 2 enfants, puis de 90 Francs pour majoration pour 3 enfants à compter du 20 octobre 1925.

Marie Santacreu et ses trois filles (1924), source archives familiales

Sa fille Odette nait à Koléa, le 21 décembre 1919, suivie d'une troisième et dernière fille, Josiane, le 30 novembre 1922. La photo ci-contre est de 1924. Les photos de Marcelle et Odette en communiantes sont respectivement de 1924 et 1930.

Marcelle Vidal communiante (1924), source archives familiales
Odette Vidal communiante (1926), source archives familiales

Entre 1938 et 1941, la famille quitte Saint-Maurice pour habiter le village tout proche de Douaouda, tout en continuant certainement à exploiter le domaine viticole de Saint-Maurice.

En juillet 1943, Baptiste prend la gérance de l'Hôtel des Bains Français, 7 Rue du Soudan à Alger, propriété de son beau-frère Salvador Santacreu. La rue du Soudan est une petite rue très étroite longeant le Palais d'Hiver du Gouverneur sur la droite. La clientèle de l'hôtel est arabe. Baptiste parle arabe. A partir de 1947, Baptiste, dont la santé décline, se fait assister par son gendre André Devaux, époux de sa dernière fille Josiane. Il meurt à Alger, le 2 août 1954.

 

VIDAL & alliés dans la guerre de 1914-18

 

 

Outre Baptiste, trois de ses frères et six cousins germains, dont deux par alliance, ont participé à la guerre.

Marius Vidal (1879-1949), aîné de Baptiste

 

Incorporé, le 15 novembre 1900, à la 11e Compagnie du 18e Escadron du Train ; libéré le 18 octobre 1901 ; mobilisé le 1er août 1914 au 3e Bataillon Territorial de Zouaves ; passé à la 1ère Compagnie, le 4 septembre ; passé au 17e Escadron du Train, le 23 avril 1915 ; passé à la 11e Compagnie, le 21 mai ; renvoyé provisoirement dans ses foyers, le 26 janvier 1918, comme père de six enfants ; envoyé en congé illimité, le 18 décembre 1920. Il a passé toute la guerre en Algérie.

Jules Vidal (1888-1981), cadet de Baptiste

 

Entré au 2e Zouaves, le 6 octobre 1919 ; caporal, le 1er octobre 1910 ; réserviste le 1er octobre 1911 ; mobilisé comme caporal au 1er Zouaves ; blessé à Crouy (Aisne, près de Soissons) lors de la bataille de la Marne et évacué, le 12 septembre 1914 ; passé au 1er Tirailleurs le 12 octobre 1915 ; sergent, le 9 septembre 1916 ; parti dans le Sud Tunisien, le 16 novembre 1916 ; passé au 5e Tirailleurs le 24 février 1918 ; en congé illimité, le 25 juillet 1919 ; pension d'invalidité de 10% pour séquelles de dysenterie.

Jules Vidal en zouave, source archives familiales

Louis Vidal (1893-1973), benjamin de Baptiste

 

Incorporé le 28 novembre 1913 au 27e Escadron du Train ; Passé à la 13e Compagnie et détaché au Maroc Occidental, le 1er juin 1914 ; conducteur de 2ème classe, le 8 juin ; entré à l'Infirmerie le 13 juillet, sorti le 31 juillet ; en subsitance à l'hôpital Aubert du 15 décembre 1914 au 20 janvier 1915 ; entré à l'hôpital, le 28 août 1916, sorti le 6 septembre ; en subsistance à la 13/18 du Train du 15 septembre au 13 octobre 1916 ; parti en permission libérable de 47 jours, le 4 juillet 1919. Médaille coloniale avec agrafe "Maroc", le 30 juillet 1915. Pension d'invalidité de 10% pour séquelles de paludisme.

Vincent Antoine Garcia (1872- ?), cousin germain de Baptiste

 

Incorporé, le 16 novembre 1884 au 2e Zouaves ; en congé, le 13 octobre 1895 ; rappelé à l'activité, le 6 septembre 1915 ; passé au 4ème Bataillon (Territorial ?) de Zouaves, le 11 octobre ; passé au 1er Bataillon, le 16 août 1918 ; en congé illimité, le 11 janvier 1919.

Pascal dit Louis Garcia (1876- ?), cousin germain de Baptiste

 

Incorporé, le 13 novembre 1897, au 21e Commis. ; en disponibilité, le 25 octobre 1898. Mobilisé, le 2 août 1914, comme Zouave de 2ème classe au 1er Régiment de Zouaves ; passé à la 2ème Compagnie du 4e Bataillon Territorial de Zouaves, le 2 septembre 1915 ; passé à la 19e Section du C.O.A., le 16 février 1916 ; reconnu inapte aux armes combattantes et maintenu dans son corps, le 30 mars 1917 : en sursis d'appel, le 27 juillet 1918 ; en congé illimité, le 10 janvier 1919. Il a passé toute la guerre en Algérie.

Antoine Vidal (1889-1968), cousin germain de Baptiste

 

Incorporé au 11e Hussards, le 5 octobre 1911 ; nommé Brigadier, le 6 octobre 1912 ; passé comme cavalier de 2e classe au 5e Régiment de Chasseurs d'Afrique, le 23 juillet 1913 ; passé dans la réserve, le 8 novembre 1913 ; mobilisé comme Brigadier au 5e Chasseurs d'Afrique, le 2 août 1914 ; dirigé sur l'Intérieur, le 21 juin 1916 ; passé au 6e Régiment de Dragons comme Maréchal des Logis, le 29 août 1917 ; passé au 21e Colonial comme adjoint au Chef de Bataillon, le 30 août 1917 ; en congé illimité, le 19 juillet 1919 ; rappelé à l'activité, le 30 août 1939, au CMCA, affecté à l'Escadron d'Etapes B ; dégégé de toutes obligations militaires, le 1er octobre 1939.

Croix de Guerre :

Citation à l'ordre du Régiment, le 12 novembre 1914 : "Brigadier des éclaireurs montés du 11e Bataillon, donne depuis le commencement de la campagne le plus bel exemple d'énergie en exécutant avec énergie et gaîté les missions les plus périlleuses soit comme éclaireur de terrain soit comme agent de liaison monté."
Citation à l'ordre du Régiment, le 30 mai 1917 : "Agent de liaison brave et d'un dévouement certain. A donné la preuve du plus grand zèle et d'intelligente initiative pendant la préparation et au cours des combats d'avril et mai 1917 en assurant sans à coup et sans perte le ravitaillement difficile de son bataillon sous les violents bombardements de l'artillerie ennemie."
Cité à l'ordre du Corps d'Armée, le 16 mars 1918 : "Maréchal des Logis agent de liaison du chef de Bataillon, a fait preuve d'un courage et d'une énéergie remarquable le 01.03.1918 en défendant à outrance l'entrée d'une sape donnant aux grenadiers dont il avit pris le commandement l'exemple du devoir."

 

Médaille Militaire :

"Sous-officier très brave et d'un grand sang-froid, a conduit habilement une patrouille de volontaires chargée de contenir un parti ennemi qui tentait un mouvement de débordement dont la réussite devait avoir de graves conséquences. malgré les difficultés, a tenu avec acharnement jusqu'à l'arrivée de la contre-attaque qui a permis de repousser l'ennemi dans ses lignes et de lui faire faire 5 prisonniers - Croix de Guerre avec 2 étoiles de Bronze, 1 étoile de vermeil et 1 palme."

 

Médaille Commémorative de la Guerre de 1914-18.

Médaille Interalliée, dite de la Victoire.

Louis Edmond Vian (1884-1927), cousin germain par alliance de Baptiste, époux de Marie Vidal

 

Incorporé au 2e Régiment de Zouaves, le 8 octobre 1905 ; soldat de 1ère classe, le 27 septembre 1906 ; en disponibilité, le 29 septembre ; caporal, le 29 mai 1912 ; mobilisé au 112e Régiment d'Infanterie, le 2 août 1914 : blessé (perte de l'oeil droit) évacué, le 16 novembre 1914 ; pension de retraite de 5e classe.

 

Croix de Guerre :

Citation à l'ordre du Régiment : "Belle conduite au feu. Blessé le 16 novembre 1914, a subi l'énucléation de l'oeil droit."

 

Médaille Militaire, le 25 juin 1915.

André Laurent Ferrero (1888-1926), cousin germain par alliance de Baptiste, époux d'Henriette Vidal

 

Incorporé au 11e Régiment d'Artillerie à pied à Oran, le 7 octobre 1909 ; classé dans le service auxiliaire, le 27 octobre 1909 ; passé au 6e Groupe d'Artillerie à pied d'Afrique, le 1er mars 1910 ; classé dans le service armé, le 24 mars 1910 ; rayé des contrôles, le 1er octobre 1911 ; passé dans le service auxiliaire, le 16 septembre 1914, pour 4 varices ; parti pour Marseille, le 9 décembre 1914 ; arrivé au 8e Train à Dijon, Convois Automobiles aux Armées, le 13 décembre 1914 ; affecté au 8e Escadron du Train, le 26 janvier 1915 ; maintenu au service auxiliaire le 20 novembre 1915 ; versé à la 79e section T.P. (Groupe S), le 27 décembre ; affecté au 3e Escadron du Train T.M. 204, le 10 novembre 1916 ; passé au 17e Escardon du Train, le 24 février 1919 ; en congé illimité, le 9 juillet 1919.

Basile Vidal (1888-1939), cousin germain de Baptiste

 

Exempté en 1909 ; reconnu bon pour le service, le 29 octobre 1914 ; incorporé au 1er Zouaves, le 11 novembre 1914, comme zouave de 2ème classe ; le 3 mars 1915, dans l'Armée d'Orient aux Dardanelles ; blessé par balle à l'avant-bras gauche et perte de vision de l'oeil gauche, le 8 mai 1915, près de Béthia ; passé au 3e Zouaves, le 26 juin 1915 ; classé au service auxiliaire, le 20 août 1915, pour atrophie blanche de la pupille gauche ; réaffecté au 1er Zouaves en Algérie, le 2 septembre 1915 ; passé au 5e Régiment de Tirailleurs ; rayé des contrôles, le 29 mars 1916 ; passé au 7e Groupe d'Artillerie à pied à Bizerte (Tunisie), le 23 mai 1916 ; passé au 8e Tirailleurs, le 24 mars 1917 ; déclaré apte à servir, le 6 octobre 1917 ; nommé caporal, le 27 avril 1917 ; "Intérieur", le 31 juillet 1917 ; en congé illimité, le 16 décembre 1919 ; pension d'invalidité de 40% pour perte de la vision de l'oeil gauche et raideur articulaire au poignet gauche.

Les premiers VIDAL

Vicente

 

Les traces des premiers Vidal de la famille sont peut-être à chercher à Onil, dans l'arrière pays d'Alicante en Espagne. En effet, Vincente Vidal et son épouse Maria Berenguer sont cités comme grands-parents, d'Onil, dans l'acte de baptême de Josef Vidal, le 17 octobre 1786. Ce sont donc les premiers ancêtres connus de la famille. 

 

Vicente fils (~1755-60 - 1824)

 

Vicente fils naît à Jijona et épouse Francesca Climent à Relleu, où elle est née de Josef et Rosa Soler. Les registres de Relleu ont été détruits pendant la guerre civile. Au baptême de leur petit-fils, Josef Climent est toujours vivant tandis que Rosa Soler, originaire de Jijona, est dite décédée à Jijona.

 

Vicente et Francesca Climent ont sept filles et deux fils entre 1780 et 1802, tous nés à Torremanzanas, ce qui permet d'estimer que Francesca est née autour de 1760. Vicente est berger. Il meurt à Torremanzanas, le 18 janvier 1824, et son épouse le 15 juin 1835.

 

Josef  (1786 - 1867)

 

Leur fils Josef, baptisé à Torremanzanas le 17 octobre 1786, s'est également marié à Relleu avec Maria Gines, née à Relleu, fille d'Antonio et Antonia Polo.

 

Josef, qui est berger comme son père, et Maria Gines ont eu trois fils et six filles entre 1806 et 1824, tous nés à Torremanzanas.

 

Vicente (1821 - 1904)

 

Vicente, baptisé le 9 mars 1821, est l'avant dernier né. Il est journalier et illettré comme tous ses prédécesseurs. Il épouse à Torremanzanas, le 7 septembre 1843, Pascuala Aznar, née à Jijona vers 1821 d'Antonio et Rita Garrigos, tous deux de Penaguila et décédés au mariage de leur fille. Ils ont six fils et deux filles.

 

Les trois aînés sont nés à Torremanzanas. La troisième, Pascuala, nait le 11 février 1850. Le quatrième, Josef, nait à Koléa le 23 mars 1853, ce qui permet d'établir que la famille est arrivée en Algérie vers 1851-52. Elle fait cependant un aller-retour vers l'Espagne puisqu'après la naissance d'Antonio, en 1856 à Koléa, un second Josef nait à Torremanzanas en 1858. Les deux derniers, Mariano et Grégoire naissent à Koléa en 1860 et 1862.

 

Jose Vicente dit Santo (1844 - 1916 ?)

 

L'aîné, Jose Vicente, connu sous le surnom de Santo, est né le 12 juillet 1844 à Torremanzanas.  Il épouse à Koléa, le 22 avril 1871, Antonia Domenech, native de Torremanzanas. Ils résident tous deux à Koléa. Il est chevrier. Les époux et leurs parents sont illettrés.

 

Leurs trois premiers enfants naissent à la ferme Portes, au hameau de Chaïba. La quatrième, Maria Dolores, nait  à Koléa, rue du Camp, en 1883. Santo fait ensuite construire une maison Boulevard du Nord où naissent leurs quatre derniers enfants à partir de 1885. Cette maison du Boulevard du Nord aurait été la première de Koléa à avoir un balcon.

 

Le hameau de Chaïba se trouve au Sud-Ouest de Koléa. C'est aujourd'hui une commune indépendante. La Rue du Camp, rebaptisée par la suite Rue du Colonel Baril, est une rue orientée Nord-Sud qui longe l'arrière de la Mairie (en vert sur le plan). Le Boulevard du Nord est le début de la route menant à Douadouda. La maison Vidal est la première au Nord après le croisement avec la Rue de la République (en orange sur le plan). La ferme Vidal en bas à droite du plan appartenait à une branche cousine.

 

Il se disait dans la famille qu'il avait acheté et revendu plusieurs terres après les avoir mises en valeur. La dernière en date aurait été une propriété de 180 hectares de vignes et de forêts à Meurad. Ceci expliquerait pourquoi trois de ses fils, Marius, Baptiste et Jules se sont installés à Meurad en février 1912.

 

Il serait mort en septembre 1916 mais aucune trace de son acte de décès n'a été trouvée.

Famille DOMENECH

 

 

Blas

 

Originaire de Penaguila, époux de Teresa Mas.

 

Blas fils

 

Né à Penaguila, marié avant 1800, peut-être à Torremanzanas, avec Francesca Verdu. Deux fils et deux filles naissent à Torremanzanas.

 

Jose (1800 - ?)

 

Fils aîné, il naît à Torremanzanas, le 18 septembre 1800. Il épouse Teresa Company vers 1823. Ils ont quatre fils et deux filles, entre 1824 et 1842 à Torremanzanas.

 

Joaquin (1824 - 1898)

 

Fils aîné, il naît le 16 novembre 1824 à Torremanzanas, il y épouse Vicenta Maria Santamaria, le 29 juin 1844. Il est cultivateur.

 

Leurs trois premiers enfants naissent à Torremanzanas entre 1845 et 1849. La quatrième, dont l'acte de naissance n'a pas été trouvé, meurt en décembre 1853 à Koléa. Ils semblent donc avoir fait partie de la vague d'immigration de 1851. Leur fils Henri nait en 1854 chez Monsieur Boyer. Deux filles et un fils naissent encore à Koléa entre 1859 et 1866 (lacune du registre).

 

Il meurt à Koléa, Rue de l'Hôpital, le 24 mars 1898.

 

Antonia (1849 - 1938)

 

Troisième enfant, elle naît le 13 décembre 1849 à Torremanzanas et épouse Jose Vicente Vidal, le 22 avril 1871 à Koléa. Elle meurt à Koléa, le 21 mars 1938.

 

Famille SANTAMARIA

 

 

Esteban

 

Marié avec Gabriela Garcia avant 1760.

 

Blas (~1760 - 1838)

 

Né vers 1760, il épouse Cecilia Llinares. Il meurt veuf, à Torremanzanas, le 19 mars 1838.

 

Jose

 

Né probablement vers 1800-1804, il épouse vers 1822 Mariana Girones, née à Torremanzanas, le 12 avril 1804, de Miguel et Francisca Llorens. Ils ont quatre fils et une fille à Torremanzanas entre 1823 et 1830.

 

Vicenta Maria (1825 - 1891)

 

Seconde née, le 11 avril 1825 à Torremanzanas, elle épouse Joaquin Domenech à Torremanzanas, le 29 juin 1844. Elle meurt à Koléa, Rue de la Fontaine, le 6 septembre 1891.

Pour plus de détails sur l'ascendance Vidal en Espagne et en Algérie, consulter le document suivant :

CITATIONS

 

"L'homme sera juge de l'avenir par le passé." : Sophocle

"Comment peux-tu savoir où tu vas si tu ne sais pas d'où tu viens ?" : Confucius

"Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants." : Tacite

"La meilleure façon d'envisager l'avenir, c'est de se souvenir du passé." : George Halifax

"Après la mort, nous continuons d’exister. Le paradis se trouve dans le cœur de ceux qui nous ont aimé." : F. Wojciechowski

 

AVERTISSEMENT : Les photos qui figurent dans cette page proviennent d'archives familiales ou de sources internet éventuellement protégées. Toute reproduction à des fins commerciales est strictement interdite.

Carte de la presqu'île de Gallipoli